PASSAGE BU MONT TMOLUS
Nous nous dirigions au nord, en suivant le cours du torrent qui traverse Birghé. Outre le grand pont de pierre, on a établi plusieurs petits ponts ae bois
Î[ui s'enlèvent lorsque les eaux sont trop ortes. Les montagnes qui dominent la ville sont plantées de noyers et de châtaigniers. Les cailloux du torrent sont des blocs de gneiss détachés de la première montagne, qui n'est composée que de terrains a'atterrissements , de sable rougeâtre et de cailloux de gneiss. Nous tournons à droite dans un vallon qui sépare cette première montagne du mont Tmolus , et nous commençons à monter rapidement. Des fontaines abondantes et nombreuses coulent de tous côtés. Après une heure et demie de marche , nous faisons notre première halte sous un énorme platane, dont le pied a douze mètres de circonférence à hau-
teur d'homme. Cet arbre est, il est i beaucoup plus jeune que celui de ( mais il est infiniment plus beau ; le corps du bois est sain , et ses ta cires s'élèvent à une hauteur prodigle
Le gneiss se présente en rocs * mineux'; le quartz est très-abondi on en rencontre de nombreux more épars sur la montagne. Après i monté encore une heure, nous non rétons près d'un café abandonné chaleur est très-forte, malgré la al avancée.
Le paysage que nous avons de les yeux est des plus magnifiques; le Caystre se déploie à nos rega Les nombreux villages de la plaine i cachés 60us des bois d'oliviers, 01 l'autre côté la chaîne du Messoç», commence à prendre une teinte vioti termine l'horizon.
Les beaux arbres du mont W forment un premier plan d'une f couleur. Nous restons longtemps à 4 templer ce magnifique tableau ; ma crainte de nous trouver de nuit i la montagne nous fait presser \é\ Nous sommes dominés par un son conique et dépouillé de verdure j l'autre côté, la crête de la mental également aride, se prolonge jusi perte de vue. Je promène eu vain lunette sur tous ces sommets; c pourtant en ces lieux que devait se U ver cette vedette de marbre blanc b par les Perses. Strabon indique É bien sa position , en disant que <k point on jouit du coup d'oeil de la ph de Sardes, et principalement de t du Caystre. a
Après avoir monté pendant une m nous arrivons sur un plateau forffl un col de deux lieues de tour N.-S., lequel est situé le village deTéké; a sommes arrivés au point de part des eaux du Caystre et de PHerrn Le faible ruisseau qui arrose cette M vallée roule ses eaux sur un sable ■ de mica, qui ressemble k des p«ll* métalliques. Des [sources coulent tous côtés, portant leur tribut à ce n seau ignoré aujourd'hui , et dont les chesses ont été bien souvent convoi" Nous sommes aux sources du PacW qui avant d'aller arroser la capitale la Lydie donne la fertilité à toutes
tft
i environnantes et anime un jséfère et majestueux. Noua i fait peo.de chemin, que déjà le mwmt abondant, et peut fourita à des moulins dans un parlèfcnx lieues. Jusqu'au bout du Me, j'ai compté douze sources "nmqui arnvent dans le lit è; tous ont de l'eau, même aidant l'hiver et le printemps, t fleuve doit former un torrent
ut la plaine de Téké, il com-
i tomber en cascade sur des blocs
■t, et s'enfonce rapidement au
*"i ravin étroit et profond. La
'e ici le lit du fleuve , et monte
lot sur le flanc de la monta-
s deux pentes de la vallée portent
lin dernières traces des forêts qui
t jadis la montagne ; ce sont
s antiques, presque dépouillés
eetelair-semés au milieu des
sent les seuls indices de
qui subsistent dans ces
ries rochers sont dépouillés de
■et de broussailles. Derrière la
Tt bous avons au nord se trouve
ibc qu'on appelle Gazocleu,
■•»; il donne naissance à un
"Jfâ va se joindre au Pactole.
■ la structure de la montagne lavons parcourue est de gneiss rit* mais la formation de gneiss
■ oh» grande partie du versant
«waîtution géologique du Tmolus •asen désaccord avec la tradition 2*5"* des mines d'or dans ces En effet, tout le versant sep- <Je la montagne est composé fl'aUerrissements formés d'éprimitifs, le quartz et le gneiss f«[t de gangue à l'or. En suivant s.de la rivière, j'ai examiné s'il W pas quelques traces de ces &wœents, et j'ai consulté les poor savoir s'ils n'avaient ja- ]^u?ert quelque pépite métafli- J™8 J ai descendu la montagne, ■J*0 Que «es mines du Tmolus ^opleteroent épuisées, et qu'un ^ matteudu pourrait seul mettre ,airace d'un nouveau dépôt auri-
U tétait tout à fait arrivée, nous
ne pouvions songer à nous rendre à.
Sardes ce jour-là; nous avions encore à traverser une vallée E.4)., formée par une suite d'acrotères parallèles à la chaîne du Tmolus et ton» tonnés de terrains d'atterrissements. La lumière de la lune ne pouvait pénétrer l'épaisseur du feuillage; nous marchions dans une obscurité complète. Enfin nous nous trouvons au bas du Tmolus; nous traversons un petit ruisseau qui va se jeter dans le Pactole, dont les eaux bruissant au loin troublent seules le silence de ces solitudes.
Nous arrivons à Àlectianc, hameau de quinze maisons. Les poutres qui servent de plafond à notre chaumière sont noires comme de l'ébène. Mous allumons un cierge de cire jaune, seul luminaire dont nous nous soyons pourvus à l'église grecque de Baindir. Les habitants sont meuniers et bâcherons ; ils vont travailler à Smvrne et à Magnésie. Cet endroit a toute la fraîcheur des hameaux de la Suisse. Nous étions encore à mille mètres environ au-dessus de la plaine , qui était séparée de nous par une chaîne inférieure parallèle au Tmolus, et toute composée de terrains d'atterrissements formés de sable rouge et de cailloux de quartz. Cette montagne secondaire est complètement dépouillée de verdure. Nous la franchissons avec une certaine difficulté, et nous nous trouvons enfin sur le versant qui domine la plaine de Sardes. Une partie détachée de cette montagne forme un cône isolé sur lequel sont encore des constructions antiques. Les Turcs donnent à cet endroit le nom de Kiz-koulé-si ( la tour de la fille). On sait qu'il ne faut attacher aucune importance à cette dénomination, qui se trouve appliquée à un nombre infini.de vieux édifices. Ces ruines appartiennent à Ja citadelle de Sardes, qui pouvait en effet paraître imprenable à une époque où l'art de la balistique était encore si peu avancé. En tournant le mamelon du côté de l'Est, nous rejoignons le cours du Pactole, quj a repris sa tranquillité première et coule lentement jusqu'à l'Hermus. Il faut que le cours de ce dernier Deuve se soit considérablement rapproché de la ville de Sardes, car Strabon estime qu'il en était séparé par une distance de
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TÎD^t stades, tandis qu'aujourd'hui il n'y a pas trois kilomètres.