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CHAPITRE XIX

ttQMPLB DE CYBÈLE.

*■ déesse indigène de la Ly »mh dans la ville de Sardes m » Jb fat incendié au moment de « la fille par les Ioniens. C'est *°ger de cet attentat que les ■fièrent par la suite les tem- '* Grèce; on est donc assuré nomunent d'ordre ionique qui 1 aujourd'hui est postérieur au «siècle avant notre ère; on P* admettre , d'après le carac- J?J»ïtecture, qu'il date du règne

un

^s. Ce prince ayant ordonné **ûon de plusieurs temples, toU** Woène (4) et celui de ^Tfipien, il est probable que la Jjjjjon do temple de Cybèle date ■y ,époque; mais il ne fut ja-

|**n», et les cannelures des cotai?11* tebevées yt** Partie- *"•« est construit en marbre £&• *.«»■ Q*«.Curt.

blanc; mais sa contexture est cristalline et sa teinte légèrement grisâtre. Le mont Tmolus ne contient aucun gisement de marbre , et les montagnes au delà de l'Hermus sont toutes volcani-

aues ; il faudrait rechercher les carrières u temple de Cybèle dans le groupe montagneux calcaire situé entre Sardes et Smyrne, mais on ignore aujourd'hui le véritable emplacement de ces carrières.

Le monument est orienté de l'est à l'ouest, la face orientale tournée vers l'acropole, l'autre est parallèle au cours du Pactole.

Aujourd'hui deux colonnes seulement restent debout; nous avons pour ainsi dire assisté à la destruction d'une partie de l'édifice, qui depuis des siècles est la seule carrière où les Turcs viennent prendre du marbre pour faire des tombeaux. Nous avons vu à Smyrne un dessin de ce temple fait à la fin du siècle dernier : il restait encore six colonnes debout avec des fragments d'architrave. Thomas Smith (1) a encore vu ces colonnes; M. Cockerell en a vu trois; lorsque nous avons visité Sardes» il n'en restait plus que deux , plusieurs chapiteaux , d'énormes morceaux d'architrave gisent sur le sol , mais ne paraissent pas destinés à y rester longtemps.

Les deux colonnes encore debout appartiennent à l'ordre extérieur de la façade orientale, elles sont reliées parleur architrave. Les dimensions de l'édifice ne le cèdent point à celles du temple desBranchydes; mais les colonnes sont enterrées de plus du tiers de leur hauteur. Elles n'avaient pas moins de vingt mètres de haut , il faudrait donc pour retrouver les dispositions principales de l'édifice faire des fouilles très- profondes. Néanmoins plusieurs portions de fût s'élèvent encore au-dessus du sol et permettent de se rendre compte du style de l'édifice. On voit aussi une ligne de blocs qui ont dû appartenir au mur de la Celfa. Les chapiteaux sont d'ordre ionique ; ils ont cela de remarquable que les coussinets sont ornés de rinceaux, de feuillages d'une grande délicatesse.

Tous ceux qui ont vu ces fragments ont

(x) Septcm Aftiv eccletiarum notitia,p.a7.

srt

UUNIVERS.

exprimé leur admiration pour la beauté du style et la perfection du travail , ces chapiteaux nous semblent trop décorés pour être d'une haute antiquité.

En se rendant bien compte de la disposition des fûts de colonne qui sont encore en place, on acquiert la certitude

Sue ce temple était octostyle et diptère : avait donc huit colonnes de front et sur les côtés deux rangs parallèles, chacun de seize colonnes, formant deux portiques. Le modèle de ce temple ne différait sans doute pas beaucoup de celui d'Éphèse.

De l'autre côté de l'acropole, dans la partie nord-est, sont les ruines du théâtre , qui ne présentent qu'un très-médiocre intérêt. La scène est entièrement détruite ; la forme de la cavea reste avec quelques gradins et les murs de soutènement, qui sont en pierre de taille. Le diamètre extérieur du théâtre, pris à la hâte, dépasse cent dix mètres ; l'intérieur de la cavea était de cinquante mètres.

En jugeant d'après d'autres théâtres, mieux conservés , celui de Sardes pouvait contenir plus de dix mille spectateurs. Ce qui reste parait être de construction romaine ; mais comme il est fait mention de cet édifice dans la guerre d'Antiochus , il est certain que déjà à cette époque un théâtre grec existait à Sardes.

Le stade s'étend parallèlement à la montagne; la branche nord est soutenue par un rang d'arcades de pierre, les stades d'Éphèse et de Smyrue sont disposés de la même manière. Le genre de construction est tout à fait romain.

Entre le théâtre et le temple , mais

Ïilus près de la rive de l'Hermus, s'éève le seul édifice qui présente une sorte d'ensemble. 11 est de forme (marrée à l'extérieur et construit en bnques et en fragments de marbre ; il n'en a

rs fallu davantage pour faire supposer quelques antiquaires que c'était un reste du palais de Crésos (1), converti par les Romains en salle du sénat, appe- Jée chez les Grecs qérousia. On y remarque plusieurs salles, avec des débris de voûte, et d'autres chambres plus petites; la plus grande des salles est terminée à chaque extrémité par un hé-

(r) Vitruve, u,S.

lé

mieyde ; elle a environ cinquante met de tour sur quinze de large. L'oura de brique est bien exécuté, mais les h ments de marbre introduits dans construction indiquent une époque?

sine du quatrième siècle. U n en est] moins positif que ces ruines ippart nent à un édifice public, peut-être à gymnase.

Près d'un petit cours d'eau qui co le long du théâtre, on voit d'autres i nés, toutes de brique, mais qui ne p sentent que peu d'intérêt au point vue architectural. La domination zantine écrasée sous l'invasion mm mané, n'a laissé que de faibles vesti des monuments religieux qui devai s'élever au centre de cette rivale i phèse. Près du moulin construit su Pactole on voit les restes d'une gri église aujourd'hui abandonnée, 4 qui au commencement du siècleé encore desservie par quelques prfl Elle est construite selon le mode m tin, avec des fragments d'édifices?

anciens. Loin d'être un monumest ej temporain de rétablissement dochj tiamsme dans la ville, on peut êtrej sure qu'elle n'est pas antérieure dixième siècle.

Cest sans doute cet édifice qui mentionné parThomas Smith (l)coj l'église cathédrale. Une autre H église, remarquée par le même écn contenait d'anciennes colonnes et j alors convertie en mosquée.

La disparition complète des mura du côté de la plaine ne permet pas < précier l'étendue de Fancienne * mais elle devait, selon les habit»»

peuples d'Orient, être plus étendw la ville romaine. La citadelle ne « fendait qu'imparfaitement, voila p quoi l'histoire de Sardes nous mo si souvent la ville prise et pjjl^

3ue les ennemis paraissent s infl e la forteresse.

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