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CHAPITRE XX

BésDMÉ DE Ii'HISTOIBB M ^

Hérodote nous a laissé ignorer gine du nom de la ville de Sardes;

(i) Loc cit.

l'influence orientale a j châles premiers rois de Lydie M 7 retrouver quelque analogie ikmns de certains rois assyriens, TiifdafrApal. Ceux qui s'attatèpÉfcrenee au traditions grecwat se rapporter au mythe ,doat la fille Sardinie donna i i nie de Sardaigne.

|jt rime d'Ardys, les Gimmé- "inatres d'une partie de l'Asie, mt de la ville de Sardes; la irnle leur résista : ils restèrent du pays jusqu'au règne Kl}* GygŒ augmenta le systèikm, mais depuis Candauke "enfer des Mermnades, la des Lydiens put jouir des i de la paix.

lia bataille de Thymbrée Crésus, If» Cytus, se retira dans sa ca- ' iiprts une résistance héroïque Ravoir des Perses. La cital défendait encore après quande riége, lorsqu'une circons- '' la fit tomber au pouvoir

de l'acropole avait paru

cêté du Tmolus, et l'on

d'étendre les fortifications

Il existait cependant un sen-

impraticable, par lequel un

i avait pu descendre et re-

PwraHer cnercher son casque

^ hasard.

t n'avait pas échappé à «deCyrus, nommé Hérèade, "les pas du lydien, et remoné d'une troupe de Perses citadelle. La ville fut finée au pillage et à l'incendie, ■s ce moment la ville de Sardes » théâtre de révolutions sans tyrus fit réparer une partie des 4e l'incendie. En quittant la

Pff se rendre àEcbatane, il gouvernement de la ville au JTibâltts, et chargea le lydien Pac- * porter en Perse les trésors de *• Paetyas, loin de s'acquitter de Jon, souleva les Lydiens contre •i ^enlpara de la ville de Sar- « assiégea la citadelle, où Tabalus «retiré. Cest à la suite de cette

i*wdole,I, iS, i6.

révolte que sur un ordre de Cyrus tous les Lydiens furent désarmés. 11 leur ft.it ordonné de porter des tuniques et des cothurnes; on n'enseigna aux enfants d'autre art que celui de la musique, et tout fut mis en œuvre pour anéantir l'esprit guerrier de la nation. Les Lydiens qui avaient suivi le parti de Pactyas furent vendus comme esclaves et Pactyas lui-même fut livré aux Perses.

Cette insurrection eut de funestes conséquences pour les villes d'ionie : Priène fut prise et les habitants vendus à l'enchère.

Sardes n'en resta pas moins le principal siège de la puissance perse en Asie et la résidence du premier satrape.

Sous le règne de Darius, Artapherne, frère du roi, fut nommé gouverneur de Sardes (1). Pendant la révolte suscitée par Aristagoras, les Ioniens, aidés des forces athéniennes, partirent d'Êphèse , franchirent le Tmolus et s'emparèrent de Sardes, qui était toujours sous le gouvernement d' Artapherne. La ville, située en plaine , fut prise et incendiée ; les maisons, qui n'étaient autre chose que des cabanes, de roseaux, communiquèrent le feu aux édifices publics, qui n'avaient que des couvertures de bois léger; le temple de Cybèle, situé sur la rive du Pactole , fut aussi la proie des flammes. De ce moment date la destruction complète des monuments de la Sarde lydienne. Les habitudes des Perses de demeurer dans des maisons faites en

1>isé ne durent pas changer beaucoup a physionomie de la ville pendant le règne des Achéménides. Il faut ajouter que la religion des Perses n'admettait la construction d'aucun temple et d'aucune statue : quelques Pyrées bâtis dans le voisinage des ruisseaux étaient tous leurs édifices religieux ; il faut donc se représenter la Sardes de cette époque comme un vaste camp avec des bazars pour entreposer les marchandises , une ville en un mot comme celles qui existent de nos jours dans le bas Euphrate, dans lesquelles les gourbis arabes revêtus d'argile forment la plus belle partie des habitations (2).

Xerxès avant d'entreprendre son ex-

(i) Hérodote. Vf a5.

(a) Hérodote, ▼, xoo.

L'UNIVERS

pédition contre la Grèce, rassembla ses contingents dans la ville de Sardes; en partant de cette ville il traversa la Mysie et la Troade pour gagner l'Hellespont.

Le goût particulier des princes d'Orient pour les grands parcs et les chasses monstrueuses pouvait trouver toute satisfaction dans les vastes plaines de la Lydie; le jeune Cyrus possédait à Sardes un paradis avec de somptueux jardins, qui faisaient l'admiration de Lysandre(l).

La ville et la citadelle de Sardes se rendirent sans résistance à Alexandre après la bataille du Granique; ce prince vint camper au bord de 1 Hermus , qui coulait à vingt stades (S kilom.) de la ville; il visita la citadelle , défendue par une triple muraille, et ordonna de bâtir un temple à Jupiter Olympien. Comme il cherchait la place qu'il assignerait au monument, le tonnerre vint a gronder par un ciel serein, et une pluie abondante tomba sur l'emplacement même de l'ancien palais des rois de Lydie. Alexandre crut que le dieu lui-même désignait sa place , et il fit bâtir le temple sur le terrain, du palais ; il fit également élever un temple à Diane Coloène. En quittant la ville, qu'il laissa sous la garde de Pausanias (2), un de ses plus fidèles généraux , il rendit aux Lydiens leur autonomie et leur permit de se gouverner par leurs propres lois.

A la mort d'Alexandre la Lydie échut à Antigone, et après la défaite de ce prince à Tpsus elle devint le partage des Séleucides.

Séleucus Géraunus , ayant péri par la main d'un assassin, Actisus, beau-père d'Attale I", qui gouvernait alors la Lydie, maintint cette possession au nom d'Antiochus; mais bientôt, se sentant soutenu par les rois de Pergame, il se crut assez fort pour se faire proclamer roi , en 219 avant notre ère.

A la nouvelle de cette rébellion. Antiochus passa le Taurus, entra en Lydie ayec son armée, et marcha contre Sardes, où Achaeus s'était renfermé; n'osant

Sas entrer en campagne contre le roi e Lydie, il sut pendant une année entière

(i) Xéuoph. QRconom., oh. IV, p. ai.

(a) Arrieo, Bxp. Alex., I, il.

se maintenircontre l'armée du n

Cependant an officier crétois m Lagoras, ayant remarqué les van et les oiseaux de proie planant au-d d'un lieu désert et voisin du tht reconnut que cet endroit, où l'oa les corps des animaux et les de la ville , dominait un précipt que la muraille n'était point gi tant on redoutait peu une attaf ce côté, prit avec lui une pi d'hommes résolus, et tandis q tiocbus faisait une fausse attaf l'autre côté, comme pour s'en d'une des portes, Lagoras entra la ville par le quartier nommé 1 voisin du théâtre, et la place ton pouvoir d'Antiochus. Sardes fut t une fois incendiée et pillée; À< fut mis à mort.

Antiochus put jouir pendant ans du fruit de ses victoires ; mais i à la bataille de Magnésie, il dut donner les conquêtes qu'il avait en Asie Mineure; la capitale de lai se rendit sans coup férir au Sci pions , et devint le chef-lieu * des préfectures d'Asie.

Après tant de catastrophes ci par la guerre, Sardes eut à su encore d'un fléau qui ravagea trof vent l'Asie. Sous le règne de Tibèi terrible tremblement de terre ren la majeure partie des édifices pu Sardes dut à la générosité de l'emf une reconstruction partielle; mi secousses du sol furent si violenta la plupart des voyageurs croiei reconnaître encore de nos joui traces dans les larges fissures C remarquent dans la montagne a cropole.

La ville se releva cependant d échec; c'est à la beauté de son ten que Sardes dut son rétablissemeo point que dans les premières anné premier siècle de notre ère elle cédait à aucune des villes voisine

Au moment de rétablissemeo christianisme en Asie, Sardes jj tingua par l'ardeur avec laqoell adopta la foi nouvelle; aussi ffl t-elle le titre d'une des sept tj

(i) Polybe, VH, 4, 7- (a) Strabon, Xm, 6*7.

là Sm rite toutefois ne se soutint s; Jet nouveaux chrétiens une sévère réprimande de de fange de V Apocalypse. « Je m œuvres, et je sais que tous fiions êtes vivaut , mais vous Ml).*

tireur Julien, dans ses tentatives ■ration de l'ancien culte des somma pontife de Lydie Chryi,ritoyen de Sardes et d'une rapnrienne. Des ordres furent îd'éleverdes autels et de réparer ins temples ; mais ou sait quelle conséquence de ces velléités ephé-

arons vu les Goths porter leurs

sot les cotes dé la Bithynfe et

Troade ; ils pénétrèrent jusqu'en

,et en Tan 400, sous la conduite

tôàlgîd et de Caïanas , officier au

de l'empire, qui s'était révolté

(empereur Arcadius, les hordes

te prirent et pillèrent Sardes.

ncursioos des tribus musulma-

* Bissaient aucun repos aux ha-

Kipri commencèrent à quitter la

JU« retirer dans la montagne.

jBjozième siècle les Seljoukides

■M leurs expéditions jusqu'en

*■* tf y séjournèrent point. En

«Turcs eurent la permission

pune partie de la citadelle;

■«s la seconde année du quin-

•aècle, Timour s'empara de cette

■jase ville, et la détruisit de fond

"N* : jamais elle ne s'est relevée

pareille catastrophe.

•pwd'hui remplacement de l'an-

* capitale conserve encore le nom

JJ Us distances de cette ville à

Tws points de la côte sont estimées

«auteurs anciens de la manière

««• de Sardes à Êphèse. 540 sta-

g* 99 kilomètres; à Périme,

«es ou ni kilomètres (3); à Tri-

W milles ou 93 kilom. (4j; et de

paMo de kilomètres.

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