CHAPITRE XXI
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TOMBBAUX DBS ROIS DB LTDIB.
La plaine de Sardes est bornée au nord par le cours de l'Hermus, qui coule de l'est à l'ouest, dans un lit peu encaisse, composé de terrains sablonneux et friables. Au moment de la fonte des neiges dans les montagnes de la Phry-
Sie épictète , le fleuve est sujet à des ébordements qui inondent toute la plaine : aussi les Lydiens avaient-ils creusé un canal qui conduisait les hautes eaux dans le lac Gygée. C'était pour Sardes une imitation du lac Maris de l'Egypte. La vaste nécropole des rois de Lydie apparaît au loin, sur la rive droite du fleuve, comme un groupe de monticules.
Kn quittant les ruines de Sardes, on fait route vers le nord-ouest jusqu'à l'Hermus, qui n'est éloigné que de six kilomètres. Là se trouve un gué d'un passage assez difficile. Autrefois il existait un bac triangulaire, mais à mesure que les années s'écoulent , Jes routes de Turquie, loin de s'améliorer, se détériorent. Sardes est pourtant située sur la grande route qui de Césarée conduit à Pergame; c'était la grande voie militaire qui traversait obliquement toute J'Asie Mineure pour aller aux passages du Taurus. Les derniers musulmans
3ui ont habité Sardes reposent dans le ernier cimetière qui borde la rive de l'Hermus.
Quand les eaux sont hautes, les caravanes sont obligées de remonter le cours du fleuve pendant plusieurs milles pour trouver un passage guéable.
Après avoir passe l'Hermus, on fait environ six kilomètres dans la direction du nord-est, au milieu d'une plaine légèrement ondulée et couverte au printemps de verdure où les Turcomans viennent planter leurs tentes.
Le groupe des tombeaux est placé au milieu d'un plateau qui domine les plaines environnantes; cette situation ressemble beaucoup au célèbre tumulus de la plaine d'Alger, connu sous le nom du Tombeau de la Chrétienne.
L'attention se porte d'abord sur le plus grand de ces tombeaux, qui au premier
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LUMVËRS.