‹ Asie mineureChapitre 146 sur 428 · VILLES DR LYDIE AU SUD DU CÀYSTHR · texte numérisé non relu

VILLES DR LYDIE AU SUD DU CÀYSTHR

La ville de Tripolis, située sur la frontière orientale de la Lydie, était sans doute une fondation des rois grecs qui réunirent en un centre de population les habitants de quelques bourgs voisins (l). Pline est te premier auteur qui fasse mention de Tripolis : il la place dans le bassin supérieur du Méandre.

Cette ville subsista jusqu'au déclin de l'empire, elle devint éptscopale et eut une certaine célébrité dès les premiers temps du christianisme; elle eut la visite de l'apôtre saint Barthélémy et de saint Philippe qui prêcha dans la Lycornie.

Tripolis dut sa fondation aux mêmes motifs stratégiques qui firent créer Philadelphie et fut comme cette dernière l'objet des attaques réitérées des hordes musulmanes; la ville tomba lorsque le pays fut conquis, et la population survivante se répandit dans des lieux plus favorablement situés comme centres de commerce. Les villes de ees contrées ont toutes dû leur fondation à l'une de ces deux conditions, leur avantage commercial ou leur position militaire. Toutes celles qui durent leur création à cette dernière cause sont aujourd'hui détruites et abandonnées, les premières jouissent encore après tant de catastrophes

(i) Ny» fut créée dans les mêmes coadK tiooi; Slnb., XIV, 620.

L'UNlVEfcS.

des avantages qu'elles avaient au moment 4e leur création.

La contrée étant soumise sans retour au pouvoir musulman, les habitants de Tripolis allèrent s'établir dans des centres plus en rapport avec leur existence nouvelle ; la petite ville de Bullada au centre d'un territoire bien arrosé succéda à Tripolis, et le village de Yenidjé s'établit dans le voisinage des ruines dont les habitants ne savaient que faire. Yenidjé, le nouveau village, est situé à dix minutes, des ruines de Tripolis. La topographie de ce canton est bien accentuée, c'est le point où le Méandre, franchissant un étroit défilé, entre dans la grande vallée qui s'étend jusqu'à la mer. :

Les ruines de la ville s'étendent au pied d'une colline qui domine la plaine, et étant situées sur la grande route de Sardes à Laodicée, elles ont été visitées par presque tous les voyageurs qui ont pareouru l'Asie. On en a plusieurs descriptions sommaires; mais aucun plan, aucun dessin de ses monuments n'ont encore été publiés. La vUle occupait un terrain en pente qui, aujourd'hui encore,est couvert deruines,demurailles et d'édifices publics. Le théâtre était orienté à l'ouest , les sièges de la cavea ont été enlevés, mais on pourrait parfaitement reconnaître les dispositions du proscenium. Le diamètre de l'édifice est d'environ soixante mètres, les murs de soutènement de la cavéa sont parallèles à la scène; deux vomitoires conduisaient à la première précinction. On ne reconnaît aucune trace du portique supérieur; mais si l'on en juge par les décris amoncelés, on peut supposer qu'il en existait un. Les chapiteaux et les fats de colonnes, les fragments d'architraves et de frises que l'on rencontre ça et là portent le caractère de l'architecture du second siècle. Le stade est voisin du théâtre ; il n'en reste pour ainsi dire que le moule : tous les sièges ont été enlevés:

Dans le quartier sud-ouest s'élève un grand bâtiment qui peut avoir été le gymnase nu la gérousie ; il est bâti en grands blocs de pierre. Aucun temple •rfest resté debout. Les murs de la ville sont en grande partie conservés ; ils datent de plusieurs époques différentes :

.les plus anciens sont en pierres de h appareil.

A l'est de la ville s'éteud une éui vallée qui servait de nécropole ; les ti beaux étaient de deux sortes, des chi bres sépulcrales taillées dans le roç des sarcophages de pierre avec des c vercles à oreillettes, le tout porta»

caractère romain le plus accentué.

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