‹ Asie mineureChapitre 147 sur 428 · CHAPITRE XXXVH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVH

NOZLI. — SULTAN U1SSÀB, HYS^ MÀSTÀURA.

, Dans la vallée supérieure du Méan les pentes du mont Messogis sont p niées de nombreux villages dont les nitants sont entièrement livrés à Ta culture. Le coton, les céréales, le mai le sésame sont successivement réco dans les plaines et les pentes de la m tagne, et toutes les vallées aboutis à la plaine sont couvertes d'inima plantations de figuiers ; aussi ce cao est-il désigué sous le nom de Injirta le marché aux figues. Trois grands ii ges très-voisins l'un de l'autre réu sent la population rurale; ils port tous trois le nom de Nozli, on les tingue par lesépithètes de : fiozlibo} le grand Nozli, habité par les faim musulmanes, et Nozli bazar, habité les Grecs. Les nombreux cours I

aui descendent du Messogis permet!

'arroser les jardins et les vergi aussi est-il peu de contrées aui prés tent un aussi riche et aussi brillant pect.

A la un du mois d'août, des ci vanes composées chacune de plusàe centaines de chameaux apportent Smynie la récolte des figues, qui s déposées en grands tas dans les kha dans les bazars et jusque dans rues* A ce, moment, des femmes toute race et de toute couleur sont crutées dans la ville et les environs p parer les figues et les meure en w pour l'exportation. Toute l'opération tait en pleine rue : on arrose légère© les figues, on les détire, on les étale* le pouce dans le creux de la main^ on les^ase dans des boîtes. Pendant ;|e*»p*rtlà, le» petits négrillons teUJ leurs mères, se roulent sur la denri

ASIE M1JNKURK.

Àthyrahrus comme leur fondateur ()).

Itysa était ornée de nombreux monuments publics, elle avait uu théâtre . adossé a Tune des collines, un gymnase pour la jeunesse, un agora et une çérousia, salle d'assemblée pour les vieillards.

. L'amphithéâtre était bâti à cheval sur les deux cotés du ravin, de manière mie les eaux du torrent passaient sous rarêne< Cette position de L'édifice est identique a*eo celle des amphithéâtres de Cynique et de Pergame, qui existent en- ■core (2>.

JNysa se distinguait surtout par ses écoles et par les littérateurs illustres qu'elle a produits. Strabon dans sa jeunesse y suivit les cours du professeur Aristodème, dont le cousin, nommé de même Aristodème, fut instituteur du grand Pompée.

Chandler reconnut à Sultan hissar les mines du théâtre ou de l'amphithéâtre et celles, de quelques autres édifices; mais ces monuments, construits en petits moellons, n'offrent aucun intérêt sous le rapport de l'architecture, peutêtre dans l'origine étaient-ils revêtus de plaques de marbre comme à Cyzique :

la description sommaire qui en a été faite par l'auteur anglais ne peut être complétée que par un levé topographique.

Mastaura, citée par Strabon comme une place voisine de Nysa, se retrouve encore sous son même nom au village de Mastauro à quatre kilomètres environ à l'est de NozlL Cette ville était arrosée par un cours d'eau nommé Chrysorrhoas. Ses ruines ont été visitées par Pococke et Hamilton, ce dernier auteur en fait la description suivante : « Kn viron un mille au-dessus du village de Mastauro, on rencontre d'anciennes murailconsidérables, qui indiques*^4esetdessubstructions voûtées, à moitié tyfacement d'une ville importante, ensevelies sous un abondant feuillage

de chênes verts et d'oliviers. Plus loin est une enceinte circulaire d'environ cent pieds de diamètre : c'était sans doute un théâtre ou un amphithéâtre ; à Test du ravin se trouve une voûte bâtie de grands blocs de pierre dans le style grec à moitié enterrée au milieu des

<d* forme on tableau aussi pittosas peu attrayant

ces campagnes d'une irrigation «roteultivées avecune intelligence Uréeotte du coton ne le cède pas en à celle des figues et les produMéandreetduCaystre à Smyrne pour être d'une quaà ceux de Rirk agâtch s. Les cultivateurs des la mettent un plus grand soin à et à la récolte; le coton est à la main au moyen d'une petite - fort simple qui ressemble à un ; c'est l'occupation de toute isolation féminine de la contrée i Tarière-saison. Les produits en itauls. Les habitants savent bien if au courant des. besoins de ■pc, et dans un temps où les huiles «eut en Occident ils se sont li- Ua culture du sésame : l'année les ports de Smyrne et de Hova en emportaient de nombreux , aujourd'hui au'un ehefer de Smyrne à Aïuin traverse tréss, ce sera un nouvel essor

i l'agriculture , dont tout le pays

i était située sur le penchant du Mosogis, à l'est de Tralles, et «i sud la plaine du Méandre. La s'étendait sur les deux penchants luflée arrosée par un torrent , elle divisée en deux quartiers qui lui «ut l'aspect de deux villes difféb : ces caractères topogrephii donnés par Strabon permettaient «trouver remplacement de cette

i village de Sultan hissar, situé à (kilomètres à l'ouest de Nozli, rélà toutes ces conditions. Chandler, h visité le premier, a retrouvé des

[^codhu les vestiges des principaux

Jjj» frères lacédémoniens nommés ■Jtobrus, Athymbradus et Hydrelus, JJ jenus s'établir en ces lieux, y Ftont trois villes auxquelles ils don- F^t leurs noms : la population de Rtuta ayant été diminuée, elles se Jurent en une seule, celle de Nysa ; 1181 w Nyséens reconnaissaient-ils

(i) Strab., XIYf 65o.

(a) Voyei page 169, 9; «19, a.

LUN1VERS

décombres; au sommet de la colline, dont F accès est des plus difficiles, sont les vestiges d'édifices du même style, qui marquent sans doute l'emplacement de la citadelle; le reste des monuments est bâti en petits moellons. Enfin du flanc du ravin sort une belle et abondante source, qui est celle du Chrysorrhoas.» Mastaura subsista sous l'empire byzantin, elleétaitépiscopale. Au sixième concile de Constantinople il est fait mention de Mastauri, dans la province d'Asie; cet évêché est également mentionné au troisième concile d'Ephèse.

La ruine de toutes ces petites villes qui n'étaient point places de guerre doit dater des incursions de Timour et des guerres entre les émirs. Les tremblements de terre et la peste auront achevé l'œuvre de destruction.

Entre Tralles et Nysa , non loin de cette dernière ville, se trouve le bourg d'Acharaca où était le Plutonium, bosquet magnifique au-dessus duquel on voyait l'antre Charonium, sorte de grotte méphitique o était établie une confrérie de prêtres médecins; tous ces lieux ont été tellement bouleversés par les tremblements de terre que la grotte a pu se trouvor obstruée. Jusqu'ici cet emplacement est resté inconnu, et dans le pays nulle mention n'en est faite par les habitants.

Les villes de Lydie dont nous avons donné la description et déterminé l'emplacement ne sont pas les seules qui peuplaient cette province, une des plus riches de Pempirc romain. Les tables géographiques contiennent encore un

certain nombre de

villes dont le

reste inconnu.

La liste de Ptolémée contient les vi

suivantes :

Pepere,

Juliogordus,

Mosteni,

yEgara,

Hiero-Caesarea,

Hypoepa,

Nacrasa,

Sardis,

Thyatira,

Philadelphia,

Magnesfa ad se-

Jovis Fanum.

pylum,

Metropolis , qui

appartient à llonie,

La table de l'empereur Léon le Saj

Sardensium,

Mœoniae,

Philadelphie,

ApollinisFaoo

Tripoleos,

Arcanidis,

Thyatirorum,

Muslines,

Settorum,

Acrasi,

Aureliopoleos,

Apolioniadis,

Gordorum,

Attaltae,

Troallorum,

Bages,

Salorum,

Balandi,

Silandi,

Mesotimoli. ^

La table de Hiéroclès.

Sardis,

Hermoeapelia,

Philadelphia,

Ocrasus,

Tri polis,

ApollinisFaniM

Thiatera,

Talaza,

Sitse,

• Bagis,

Mœonia,

Cerase Meso,

Julianopolis,

Tymellus,

Tralles,

Apollones,

Aurelianopolis,

Uierocastelliit

Attalia,

Mysterie.

Page 1