CHAPITRE PREMIER
MIG1ATIOH8 IONIENNES.
w les historiens grecs nousmontribtts ioniennes se rassemblant h conduite de Nélée et quittant p pour aller coloniser les côtes tàe Mineure, cette contrée leur d$ connue par les navigateurs de fttioaqui, des les temps les plus s, trafiquaient isolément avec les a de ces parages et avaient déjà te établissements d'outre- mer.
igntion des Ioniens s'est établie kolle de tous les peuples mariti- «échelonnant d'île en tle jusqu'à baient atteint le continent op- ) > Grèce. Les plus anciennes nous montrent les Ioniens tiquants et guerriers, se créant Kreedes établissements au milieu ft* tribus qui ne peuvent leur M se mettant à la solde des tuants pour avoir la faculté de *des comptoirs.
riteg de L'occident de l'Asie sont ■lie point de mire, le centre de ■loin attractions; c'est là qu'ils W leurs principaux établissements, ^Boea» et leur langue se répanpmi les indigènes, et tout ce *e finit par être considéré comme fcattique. L'Ionie asiatique de- * lien naturel entre la Grèce confie et les peuples de l'extrême Us historiens grecs font à peine il de ces migrations partielles annaux traditions historiques. Dans ^Jfe où ils sont de dramatiser k événements de leur nation , ils ftjt plu à grouper dans un même paierie d'événements qui se rattattacet important mouvement de la "aton hellénique. Pour eux d'ailw m populations qu'ils regardaient
,v Un-oison. (Asie Mineuhb.)
comme barbares méritent à peine d'être mentionnées, et les héros grecs n'apparaissent dans leur contrée que pour les soumettre ou les détruire.
L'Asie occidentale n'était pas la seule contrée vers laquelle les Ioniens dirigèrent leurs expéditions ; émules des Phéniciens, ils entreprennent de faire concurrence à ce peuple maritime jusque dans son propre pays, les Hébreux connaissaient les Ioniens sous le nom de Javan, les Perses sous celui de Iuna, les Égyptiens sous celui de Uinim, les monuments des Ptolémées mentionnent les Uinim sous les Toutmosis III et IV au seizième et au quinzième siècle avant notre ère.
Le commerce entre la Grèce et l'Egypte avait pris une extension considérable; les monarques égyptiens accueillaient avec faveur une population qui leur fournissait en même temps des mercenaires pour leurs armées et les denrées de l'Asie pour leurs peuples; aussi les Ioniens obtinrent-ils des terres à eultiver et la permission de fonder des établissements dans le Delta à côté de ceux des Phéniciens. Les antiques rapports entre les Ioniens et l'Egypte sont prouvés par Hérodote ; les faits qu'il mentionne ne sont pas relatifs à des personnages isolés, c'est une sorte de synthèse ethnique qui résume en un seul tableau ce qui concerne les Grecs asiatiques dans les parages de l'Egypte. Ces relations entre les deux peuples ont une influence extrême sur le génie actif des Grecs ; la religion comme les arts de la Grèce encore à l'état rudimentaire empruntent à l'Egypte et des dieux et des formes architectoniques. Les Phéniciens subissent la même influence; mais le développement de leur génie artistique s'arrête dans une imitation très-peu éloignée du style égyptien , tandis que les arts de l'Egypte, transportés sur le sol de la Grèce continentale et asiatique, y
LUMVfeKS*
puisent une sève nouvelle et une régénération que les Grecs cherchent ien vain à faire passer pour un essor suprftand de leur génie. Les dieux de la Grèce ne sont eux-mêmes qu'une transformation des dieux de l'Egypte et de la Phénicie transportés sur le sol de la Grèce.
Aphrodite apportée en Grèce n'est plus Mylitta ou Astarté, c'est une figure régénérée qui a dépouillé tout ce qu'elle avait de sauvage dam son ouHe oriental.
Ces combats incessants entre les nations nouvelles qui tendaient à se former firent naître entre les Phéniciens et les Grecs une haine implacable; aussi les Phéniciens se montraient-Us toujours les alliés des monarques qui faisaient .la guerre aux Grecs. Cet antagonisme s'éleva à son apogée sons le règne de Darius, au point qu'Hysttée put lui prêter la pensée de donner l'Iome aux Phéniciens et de transporter les débris de la nation ionienne en Phénicie (1).
Pendant toutes oee luttes entre les peuples navigateurs, les paisibles habitants descôtes se retiraient dans l'intérieur. Les aventuriers grecs arrivaient dans le pays sans femmes ni enfants, il* liaient avec les indigènes des relations, fondaient de petites vilfes qui devaient recevoir plus tard un contingent de population nouvelle. Les premiers colons épousaient de gré ou de forée les femmes indigènes et il s'ensuivait des combats dans lesquels les Asiatiques avaient presque tou- Srs le dessous; les Carions et les Lé» es opposèrent une vive résistance aux Ioniens quand ces derniers voulurent s'établir sur cette côte ; mais le mélange des raoes s'effectuait peu à peu, et les enfants des femmes cariennes enlevées aux indigènes formaient un nouveau germe de population dans lequel dominaient le génie et les instincts grecs.
Les Ioniens arrivant eu Asie n'y appor» taient aucune croyance religieuse nos* tile aux indigènes; bien plus, ils consentaient à seconnattre pour dieux grecs les divinités indigènes. Celle oonfomûté de culte qui permettait aux Ioniens* de s'incorporer les' populations asiatiques n'empêchait pas les haines des vaincus de se manifester quand l'occasion se présentait : les Cariens et les Ioniens
(x) Hwdole, liv. VI, 3.
devaient rester ennemis jusqu'à ce q pouvoir étranger leseût soumis au n
D'ailleurs cette antipathie contn races étrangères n'avait pasencon chez les Grecs ce développement qi acquit au temps des luttes avec les ses. Les poésies d'Homère mentioi toutes les peuplades asiatiques eo rallèle avec les Grecs, et ne les dé jamais sous le nom de barbares, il i plique ce nom qu'à la fraction des riens qui parlent un langage tain gible.