‹ Asie mineureChapitre 153 sur 428 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

l'ionib sous lis pbbsis.

Il n'en fut pas de même lorsque les Perses eurent renversé le royaume de Lydie. Les peuples ariens avaient contre les Grecs une haine et un mépris fondés sur l'extrême différence de mœurs et de religion. Le monde lydien et grec s'écroula quand Cyrus l'Àchéménide établit son pouvoir sur l'Iran , aussi bien que sur l'Asie occidentale. Use regardait comme l'héritier de tous les rois ses prédécesseurs. Les propositions <juc Cyrus avait faites aux Ioniens de se joindre à lui pour faire la guerre à Crésus avaient été repoussées ; à son tour Cyrus refusa de les recevoir daus son alliance lorsqu'ils vinrent la solliciter. Les Ioniens comprirent qu'ils n'avaient plus qu'à songer à la défense; mais Milet manquait à la nouvelle alliance : les Milésiens avaient traité avec Cyrus comme ils l'avaient fait avec les Mermnades.

Le parti national avait Phocée pour centre de ralliement, ce fut un citoyen de cette ville qui porta la parole dans le sénat de Sparte pour demander l'alliance des Lacédémoniens. Ces derniers envoyèrent à Phocée des ambassadeurs chargés de déclarer à Cyrus que Lac£«

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L'UNIVERS

détnone se regarderait comme offensée de toute attaque dirigée contre les villes grecques de r Asie. Cyrus ne parut pas effrayé de ces menaces; d'autres intérêts l'appelaient en Orient. 11 laissa à Tabalus, un de ses généraux, la conduite de l'expédition contre les Ioniens; on n'avait pas encore vu sur la côte un seul soldat de Cyrus : sa grande armée s'était portée sur Bactres. Toute l'Asie Mineure était en fermentation; la population des côtes était en révolte ; c'est en cet état de choses que Pactyas crut pouvoir se rendre maître de la Lydie et de l'ionie, à peine soumises. La première résistance ébranla sa résolution, et il s'enfuit dans ltle de Cymé.

Le seul résultat de cette révolte fut de donner naissance à des hostilités entre les Perses et les populations de la côte.

Poursuivi d'île en île, Pactyas fut livré par les habitants de Chio , en échange d'un territoire situé enMysie. Les Perses tirèrent un autre avantage de cet événement : ce fut d'entrer en relation avec les habitants des îles, auxquels ils étaient jusqu'alors tout à fait étrangers.

Mazarès ayant rempli son but de punir ceux qui avaient pris part aux siège de Sardes, se tourna contre les complices de cette révolution. Les habitants de Priène furent réduits en esclavage et vendus à l'encan. Il fit une excursion dans la vallée du Méandre, qu'il ravagea ; la ville de Magnésie, qui se relevait à peine de ses ruines, fut livrée au pillage de l'armée Mazarès mourut à la suite de ces expéditions; Harpagus, allié du roi , fut investi du commandement en chef de l'armée de la côte. En faisant choix d'un tel homme, Cyrus indiquait qu'il attachait une grande importance à la guerre d'Ionie.

lies Ioniens montraient en effet au roi qu'ils étaient autre chose qu'un peuple de marchands, et qu'ils savaient retrouver de l'énergie quand la liberté était au bout de la lutte. Tant que l'intérêt seul de leur commerce fut en question, la résistance fut médiocre; mais en face du fanatisme des Perses , iJ n'y avait aucune transaction possible, chaque ville devint une forteresse qu'Harpagus fut obligé d'assiéger et de prendre : les Ioniens voyaient bien qu'ils

avaient affaire à un peuple autw les Lydiens.

Harpagus surveillait avec soin F* nisation de son armée; il avait réai corps d'habiles archers et fait consl toutes les machines nécessaires les sièges. Il cernait les villes par et par mer et montrait dans la pri des mines une intelligence cônsoo Les bas-reliefs de Ninive nous mi à même de juger aujourd'hui à point de science militaire l'art de are les places était poussé chez les pies de l'Asie antérieure ; plusleur chines, telles que le bélier, que croyait d'invention grecque, leur ë connues , et la réputation de Dém Poliorcète perd bien de son éclat, c on voit avec quel art les Assyrien Mèdes et les Perses savaient pr les villes.

Au milieu de ce cataclysme de.

lonies ioniennes , les citoyens des villes Téos et Phocée aimèrent l aller chercher d'autres terres à se soumettre à la tyrannie des H En effet, tout ce qui était grec était avec un mépris sans égal ; les bol éminents étaient déportés, les I attachés à la glèbe, ou forcés dei dans les armées des Perses. Au siéj Téos, Harpagus fit élever desten à In hauteur des murs de la ville habitants voyant que tout moyc résister était impossible, monterai leurs vaisseaux, et abandonnera ville. Phocée, qui avait été le cent Ja résistance ionienne et aeolienne,!

de la part d'Harpagus des propos de capitulation, qui furent rejetai les Phocéens préférèrent quitter!

foyers (l). Ces deux peuples forai seuls qui abandonnèrent leur f pour se soustraire à la servitude autres villes résistèrent, et tombi l'une après l'autre sous le joug Perses.

Les révolutions dont l'ionie et le théâtre avaient presque entière ruiné le commerce avec Tintérieu Jes Ioniens se voyaient dans FoMip de reprendre avec plus d'activit commerce d'outre-mer. Amasis, d'Egypte, avait épousé une femme i

(r) Voy. plus bas Phocée,

^ÔLV

ée Ladfiee; it accueillit avec

les colons ioniens qui ve-

s 800 royanvm soit pour s'cV

Usait pour trafiquer. It leureoncéd*

"r de Naucratis pour y fonder des

et des terrains pour élever

au religieux. Les villas

s d'fooîe et de Dévide contre

t chacune pour sa part à l'érec-

n temple magnifique qui porta

édHeflehimn.

i d'Ionie, Chio, Téos, Phocér

avaient contribué à la

; Milet, qui avait fait alliance

i Perses, et Priène, qui avait été

n'y participèrent pas. Amas»

6569 à 526. La prise de Sarde»

i en 545 et la mort de Cyrus en

' -probablement l'érection de

i eut lien dans la période de

Kl).

avait en outre accordé aux

f ioniennes un privilège qui a quel»

! avec celui qui fut accordé

oies françaises du Levant;

ot seules le droit de fournir

des comptoirs de commerce

le. La nation phénicienne voyait

eorrenee avec d'autant plus

î que, sous le règne d' Amasis,

ne de Chypre fut soumise

: et rendue tributaire.

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