CHAPITRE VIF
• Dl CAMBYSE BT DE DAB1US,
de Gambyse ne pesa sur * que par une demande incessante es pour ses expéditions centre ''Assyrie et d'Egypte. Les eon* tirés de Samos étaient surtout nd avantage pour Cambyse ; il dans cette population autant slott habiles que de vaillants Samos était en effet, comme wt le continent, le centre dugou* Jjfcnt des lies Grecques. La plu* Me ces Grecs furent emmenés dans Jwrôon contre l'Ethiopie. De re* ** Thèbes, Cambyse les congédia, ««vinrent chez eux par mer (2).
w fia du règne de Cambyse, agité*
^^wdote, liv. n, ï78.
PJ Htrodofc, ljv. III, ch. a6.
rdes dissensions intérieures fat pour nation ionienne un temps, de repos pendant lequel elle put réparer les pertes qu'elle avait faites, fortifier de nouveau ses villes, et relever les monuments détruits. Mais l'arrivée de Darius, fils d'Hystaspe, au trône des Acbéménides.
ressuscita tous les dangers que courait la liberté, ou plutôt l'autonomie des villes grecques.
Darius commença par établir une nouvelle division de son empire en satrapies, dans lesquelles le territoire de llonie fut incorporé; les tributs qui, auparavant, étaient payés sous forme du présents, furent dès lors exigés en argent , aussi les Perses, qui souffraient de cet état de choses aussi bien que les Grecs, avaient-ils coutume de dire que Cyrus avait gouverné son empire comme un père, Cambyse comme un maître, et Darius comme un usurier.
Il était de l'intérêt de Darius de laisser les villes grecques se remettre des maux qu'elles avaient soufferts ; il en tirait des soldats et des matelots.
C'est à ce moment aue la révolte d'Aristagoras attira sur l'ionie la fureur du roi. Cet événement capital dans l'histoire de l'ïonie est soigneusement raconté par Hérodote.
A la sollicitation d'Aristagoras, les Athéniens envoyèrent vingt vaisseaux au secours des Ioniens : la prise de Sardes fut un succès éphémère, bientôt suivi des plus cruels revers. Abandonnés par les Athéniens , les Ioniens se trouvent sans alliés en présence de toute l'armée des Perses. Les généraux Daurisès et Hymées dispersèrent les derniers contingents ioniens, et ravagèrent les villes grecques. Dès qu'une ville était prise, les enfants mâles étaient enlevés pour en faire des eunuques, les plus belles filles étaient envoyées an roi (1).
L'ionie eut un moment de paix après la mort de Miltiade. Artapherne, fils d'Hystaspe et frère de Darius, convoqua près de lui les députés de toutes les villes, et les obligea de signer une convention par laquelle ils s'engageaient à faire juger par les tribunaux les procès qui pourraient s'élever entre les différentes
Ci) Hérodote, Vf, cb. 3a.
L'UNIVERS
villes, et à cesser de recourir à la forée. Un cadastre des terres d'Ionie fut ensuite établi , d'après lequel on régla les contributions à payer au trésor du roi. Cette division du territoire, telle qu'elle fut établie par Artapherne, subsistait encore du temps d'Hérodote; le montant de l'impôt était le même qu'avant* la rébellion (1).
L'Ionie faisait partie de la première satrapie, qui s'étendait jusqu'à la Cilirie au sud, et jusqu'à la Troade au nord ; elle payait quatre cents talents d'argent. Le danger commun avait fait taire les ressentiments des Ioniens et des Cariens ; l'un et l'autre peuple s'étaient réunis pour combattre l'ennemi des villes libres de r Asie, et dans plusieurs rencontres les Perses avaient éprouvé des défaites sérieuses de la part des troupes ioniennes et cariennes. Un événement mémorable, la bataille de M y cale, aurait mis fin a la puissance des Herses , si la jalousie des villes grecques n'eût fait naître des dissensions qui rappelèrent encore une fois les barbares sur les terres ioniennes.