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CHAPITRE XVI

SMGBNB BTBAVnUB.

Les empereurs grées, menacés par les Musulmans, firent réparer les fortifications de la ville et celles du château. Une. inscription byzantine, qui se voyait encore sur la porte en 1700, a disparu depuis ce temps. Elle a été conservée par Ch.indler, et nous apprend nue les restaurations du château ont été faites par l'empereur Jean Coinnène : c'était la fin de IVmpre de Byzance. L'empereur Alexis, son successeur, se retira à Trébizonde, où il établit un empire. On a douté qu'il eût pris le titre de roi (I) ; mais une inscription placée au-dessus de son portrait, peint a Troque, lui donne le titre de roi et empereur de toute l'A* natolie; c'est a-direqu'il conserva toujours des prétentions sur Smyrne. Mais alors cette plaie était entre les mains des Turcs depuis Tan 1084.

La facilite qu'avaient les Grecs de recevoir des secours du dehors donnait à Smyrne une importance particulière ; aussi cette ville fut-elle le théâtre des luttes acharnées entre tous les pouvoirs oui tentaient de s'établir en Asie. Smyrne était au pouvoir d'un bey nommé Tz-ichas, qui était maître de toutes les places du golfe. Lorsque Jean Ducns vint l'assiéger, elle se rendit , mais fut bientôt t éprise par les Turcs, et les habitants furent massacrés.

Al'lin émir qui donna son nom è la ville de Tralles , reconstruite par lui , laissa sonffh, Amir(Omar), possesseur de Smyrne, en 1332. Andronic le vieux régnait à Constantinople; mais déjà les Grecs laissaient aux autres nations le soin de défendre cette terre contre l'invasion musulmane. Les chevaliers de Rhodes s'étaient emparés du château et l'avaient mis en bon état de défense. Amir, de retour à Smyrne, se mit en devoir de chasser les chevaliers ; mais il fut tué pendant les premiers travaux du siège.

Les Latins étant détenus maîtres de Smyrne y envoyèrent, au nom du pai e, le patriarche nouvellement élu de Constantinople, pour y rétablir les affaires

(i) Histoire universelle, Trébiionde.

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de l'Église; mais pendant qu'il disait nue messe dans la principale église, les troupes d'Amir, i]ui n'a aient pas été anéanties, revinrent attaquer la ville, et tous les chrétiens furent massacrés.

Cependant les Génois , que rmtfréfc.

du commerce attirait vers le Levant, faisaieut des trait es tan tôt avec les Turcs, tantôt avec les Latins et avec les Grecs, et moyennant de légers tributs on leur

Sermetiait de s'établir trausitoirement»

uns d anciennes Échelles.* où ils ne tardaient pas à se rendre respectables.

Les Vénttitms suivaient la même ppli?

ligue ; mais . plus ipitvsaiiU et p|us «r«* gueiileux , ils voulaient souvent devoir à des victoires ce que les Génois, obtenaient par leurs ducats.; aussi ces der* nie s, moins redoutés des Turc*, purent; constriit.e dans tous Tes États dessul* taus des comptoirs fort» tics qui étaient de véritables citadelles. Ces établisse»ments furent si nombreux, qu'après cinq ou six siècles, la tradition en a conservé le souvenir parmi les Turcs , et toutes les ruinas importantes, à quelque âge qu'elles appartiennent, sont désignées par eux sous le. nom de* Djinéetie halma , Minévtie kalésiy ruines géiinî es, château génois. Les Génois sont leurs Lélégi s et leurs Pelasges; au delà de cette époque, 1 histoire est pour eux Je ehaos des ternes.

. Les Génois obtinrent ainsi par traité Sinvrne, Chio et l'bocé*. Ils g irdereut cette dernière place; mais1 J'aoarehie qui régnait dans le resi« de l'l« nie ne. leur permit nas dp rester longtemps à $mvrne. Orkiian, qui possédait Magnésie du Sipylu*, sempar.t de Smyrue et y construisit une forteresse. Les chevaliers de Rhodes lui reprirent la ville, et s'y fortiiîèrent d'une manière redoutable, sans néanmoins pouvoir expulser complètement les Musulmans. Il est probable qu'un -armistice ava.it été couclu; nibis d'autres désastres menaçaient encore la malheureuse ville. Timour, vainqueur à Angora, apprenant ^ue^la capitale de. ri/mie^Êtatf, .possédée j»ar deux pouvoirs rivaux et ennemis, quitte, la Galatie le l" décembre 1402, traverse Ja ville de Kutayuh, s'avance à marches forcées, et fait sommer les chevaliers de Rhodes, qui depni- cinquante-sept ans étaient établis a Smyrne,

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de lui céder la forteresse. Sur le des chfva.iers , le siège cominetiçs médiatemeiit, et fut poussé avec vigueur peu commune. La ville fi vestie de trois côtés; le port forai quatrième. L'attaque par le feu gré et les machines ordinaires n'ayan réussi, Timour fit dresser un un circonvallation pour arrêter toa cours. Mille mineurs, protégés n hautes tours roulantes, sapaieij murailles qu'on soutenait par fies tis, et I'qii mettait "le feu aux.

quand on jugeait la brèche assez I Ce moyen lui avait déjà meneill ment réussi au siège de Siwas baste). Le port ayant offert aux aai quelques moyens de commuai»

avec le dehors, Timour ordoai chacun de ses soldats d'y jeter pierre, et le port fut comble en ud Sans secours, sans moyens de s vltailler, les chevaliers ne puretil poser une plus longue ré*istaacj ville fut prise, et tous 1rs furent massacrés Timour eut la idée de faire maçonner leurs têl< une tour (iv*.

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