CHAPITRE XVII
SMYfcNB MUSULMAN!.
Après la retraite desTartares, Sai resta au pouvoir de Djounéu! ; ci même qui est appelé Cirtéis dan relations modernes : il était dtfild reconnaître son identité. Les Od lis revinrent pour conquérir une j qui leur échappait constamment . M son alliance avec les sultans in** Djouuéid n'eut que oVs succès f gers, et il finit par être assassinée sa tente. C'est ainsi que le pouvoir s'établit dans Smyrne.
Mais les chrétiens de Rhodes vaient pas abandonné leurs prêtent!
une flotte , commandée par Pietro l cenigo. revint, en 1375, pour repre cette place. La ville fut envaro brûlée; mais l'amiral abandamw conquête pour allejr sur les cote Caramanie.
Les Vénitiens vinrent à leur toflï
(i)Ducas, Mut., eh. VIL
siéger Smyme; la ville fut prie, pillée foliée, le* muspiées détruites; la fuwir et le carnage n'épargnèrent personne : femmes et G lies , hommes et entas, subirent leur part d'outrages.
Ottjwait trois ducats pour chajue pçmlier. La population , décimée , iMStie, se retira d;ms les masures qui feint au pied du château , et Ici ville v tonte dans le plus piofoud degré de ■ûère, resta ce pend a <t la proie des Turcs. dont le pouvoir grandissait in- «sainui-nt.
D>ui* cet te époque le Grand-Seigneur «t maître de Smyrne , mais non sans* (Miesiation , car a plusieurs époques la Hiuon « t la révolte, fomentées par les (■m, appelèrent dans ettte ville les s de I empire. A part quelques infos et quelques têtes coupées , cela letengeait ri*u à ta physionomie de iule,
port, qui n'était qu'une petite r pour les g itères, avait été eoinhlé Tiinour ; ce ne tut cependant qu'un jent de peu d'un port? iicc pour ne: son vrai port. cN*t te vaste !(, qui offrirait une retraite o toutes i lt>ties du monde. Une si heureuse pàtiàtï ne pouvait rester abandonnée :
!» à peu le cotiu'nei ce app*» la de nou- *fw habitants ; ou descendit dans ta ">; iiiatit. par malheur, aucune pré- ~ f de l'autorité ne reliait lesalrgncl et les dispositions des quartiers.
tjf montagne on se précipita sur le gjib mer, sans avoir la sagesse d'y rm (|iiai, dont le développement t de Smyrne la plus belle ville de
Jfcwfort, qui visitait la ville de Hfltoeily a plus d'un sied»*, mentionne Ki uu édifices qui nVxistcnt plus de Pi jours. Il signale un grand mur qu il ftprtait If pontœ font, et le temple de gtle ou selon lui IHomerium, ntonup>t carré qu'il compare au temple viamis à Rome: cet édifice était près • *lees. Celait un petit bâtiment •ffé, d'environ cinq métrés de côté, {** deux portes et au milieu une ■cl* « où pouvait être l'effigie d'Ho- **« •. Il y a tout lieu de croire d'après Çje description que c'était un tom- J^; c'est peu de temps avant l'arrivée fcTooniefort,eii 1702, qu'on a démoli
lé théâîre |iour Mtir un khan ou bezestétn (marché aux étoiles), long de quatre cents pas et tout voûté en pierres de taille; on trouva dans les fondements du théâtre un pot de médai les de l'empereur Galtien et dé sa famlle; d'autre, part on découvrit aussi une inscription qui fait mention de l'empereur Claude. Le. cïr<jirélét;iit aus>i bien conservé qde le théAtre i il avait deux cent cinquante pas de long et qttnrnnte-cinq de tar^e; un autre c<i ni priserai non moins somptueux que le beftestéin a été b.tti dans le voisinage ; il est destiné aux marchands du Levant: on l'appelle Ma^ dama khau.
CHAPITIIR XVUI:
' SMYBNE irODHBNE.
La Smyrne d'»ujnnrd'hni, étant la première ville d Orient où almrdent d'ordinaire les voyageurs qui arrivent d'Kurope, présente aux yeux des nouveaux arrivés le spectacle le plus aminé' et h plus inattendu, tant est erntuJe la variété des tableaux qui s offi-ent aux regards ; mais le premier moment d'enchanteinent passé, on est étonné de ne trouver aucun site oui mérite une seneuse attention : la ban. dite de farchi* lecture moderne de* Orientaux se révèle tout d>bord. I^es* mosquées et les outres édifices publics soi»t d'une construction des plus médiocres*: il n'y a pas une petite ville de l'intérieur, qui i*e renferme des monuments plus intéressa us.
Dan- un autre ordre «te recherches, les bazars sont: des établissements qui méritent d'être visites; le quartier franc, qui est construit le long de la mer. renf» rme toute la population européenne de Smyrne; les Turcs demeurent dan< le quartier qui occupe la base de la montagne . Ie*> Grecs dans Test de la ville; une petite rivière qui prend sa source dans les bains de Diane, et qu'on appelle rivière des Teintariere(6iwa{//7 ), Sépare le quartier tVanjc de* «/lui des consuls. Les maisons sont dans une situation agréable, ayant vue sur. la mer. Ce sont de légères constructions de bois, que l'incendie forée dé temps en temps à renouveler. lits habitants ont pria te parti 4e *otistraftn 4e lai éokU
L'UNIVERS
pour se mettre à l'abri des tremblements d ' terre : de manière que pour se garantir d'un flàiu ils se sont jetés volontairement dans uo autre. La population de Smyrne s'est fort accrue depuis un siècle : Touraefort l'estimait à cent mi Ile âmes, aujourd'hui elle dépasse cent cinquante mille, dont le moitié est de race turque,quaraote mille Grecs,quinze mille Juifs et dix mille Arméniens ; la population européenne est variable, et tend totijouisà s'augmenter: sous un gouvernement stable, et qui autoriserait les étrangers à acquérir des biens-fonds, Smyrne serait une ville de trois cent mille habitants.
Du temps de Tournefort, en 1702, les habitants de Smyrne conservaient le souvenir de six tremblements de terre qui avaient causé de grands ravages ; le nom lue d incendies est bien plus considérables : il n'ot pas d'année où l'on n'ait à déplorer quel jue malheur de ce genre. Le déplorable incendie de 1 84 1 a ravagé la majeure partie des quartiers turcs et des Iwzars. Le quartier franc a été épargné, il est vrai ; mais en 1834 il avait rté consumé en grande partie, de sorte qu'on peut dire qu'en l'espace de six ans toute la ville a été détruite par l'iiicendi»'. On ne peut concevoir comment les habitants ne prennent pas plus de précautions pour se garantir d'un fléau qui les menace sans cesse et qu'on semble perpétuera plaisir par les constructions les plus vicieuses. Ainsi, dans un pays où le terrain est presque pour rien , ou s'obstine à construire des rues tellement étroites, qu'un chameau chargé peut à peine y passer, et de plus l'usage des chak-nichùty espèce de balcons ou fenéires en surplomb, rétrécir tellement la rue par le haut que bien souvent le jour y pénètre à peine, et les toitures se touchent d'un travers de la rue a l'autre. L autorité turque te se mé;e en rien de lu police d s constructions, qui sont abandonnées aux caprices des kalfats, espèees d'architectes grecs et arméniens qui vivent dans la plus affreuse routine, et oui au fond ne sont pas fâchés de voir de temps en temps le feu leur donner occasion d'ex» rcer leur industrie.
Tous les bazars que l'on était occupé à rebâtir au moment de notre arrivée ,
sont construits en planches teltemt minces, qu'il suffit aune étincelle pc allumer un incendie.
Les alignements sont la chose d< on a le moins de souci , et chacun a droit, selon son caprice, d'interceptet voie publique par des baraques, des an de bois et des bâtisses de tous gent Une des choses les plus nécessaire la ville de Smyrne serait un beau qu qui donueraît des facilités pour le dés quement des marchandises et qui i saillirait ce quartier, appelé à juste ti TaU CopriuU ( les ordures), où s construites cependant les plus bel maisons des négociants et des cons européens.
Ce quai est déjà construit dans t partie parallèle à la rue Franque, avec ueu de dépenses, en achetaut qf ques baraques de cafés, on aurait pi continuer dans toute l'étendue de rade. Mais un habitant a imaginé bâtir une maison assise au bord M mer, et qui intercepte à tout jamaj prolongation du quai; car ni le g vernement ni les particuliers ne ^ drout faire les frais d'acquisition] cette maison pour la démolir. Le I rain dans cette localité coûtait en ti S piastres (1 fr. 25e) le pick, c*< à-dire quatre pieds carrés; il eo aujoiird hui 20 piastres (4 fr. M C'était un excellent calcul pour les né ciants établis à Smyrne ; c'en était également pour le'gou vernement, le bord de la mer étant ainsi orfl par des maisons et des baraques, las?
veillnnce de la contrebande devient i possible Les constructions qu'on ij commencées il y a quelques annèfti nord de la ville se sout multipliée! pMenxnt. Le quartier qu'où appj Gul-MahaUé (la rue des Itoses) s plus le plus beau quartier de Sniyr et la population européenne se tra porte |ieu à peu vers le quartier l'hôpital français, qui était autrefois il au milieu des jardins, et qui est aujc d hui entouré de maisons.