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CHAPITRE XIX

ÉPIIÉSE.

Wn DI SUTBNE A MÀSÀLOtJK

la mute qui conduit de Smyrna à bme fcphèse traverse le vieux dfatqui occupe le versant occidental m\ Pagus; c'est une route qu'on lÊire plusieurs fois sans jamais se d'admirer la perspective magniqui se développe à l'horizon. Du du nord, les sommets découpés du 1 Spylus encaissent le rivage du ; sur la gauche, les ruines du châdouunent le chemin, tandis que la k centrale de la presqu'île de Teos fruhrée se perd dans 1rs vapeurs Ifeen formant des ondulations de Dès qu'on a quitté les portes fille, on entre dans une campagne ' presque inculte. Quelques petits oien arrosés sont occupés par de s habitations ; le pays n'est pas sûr pour que l'on ait pris l'habille se construire des maisons de isolées. Toute la montagne u est de formation trachytii» productions volcaniques s'éten- >fet au loin dans la plaine.

Ws kilomètres de Smyrne on franbliRne de douanes. Toutes les todises qui sortent doivent payer toat qui entre dans la caisse du Wrneur, et est affecté à l'entretien (ille. Ensuite on passe un pont ur un torrent qui est à sec dans M'c'?stun des affluents du Mêles, qui Mer dans le golfe de Smyrne.

«rçe vallée, qui a peu de longueur, 'la plaine au milieu de laquelle est k joli village de Boudja , où les ^ anglaises résident de préfé- Les habitants de Smyrne appelât Sainte Anne celte dépression fcrain qui sépare du côté de Test le tt Paçus de la plaine de Boudja.

tyueduc du moyen âge, dont les 2«s sont en ogive, traverse cette J^î^g eaux qu'il porte à Smyrne jyrès-chargées de sels calcaires, qui «fermé, de part et d'autre de l'aque- Mf grosses masses de stalactites.

JytMroii est très-pittoresque et sou- « mité par les étrangers.

A 13 kilomètres de Smyrne on tra»

verse une petite rivière qui'va également se jeter dans le tiolfe de Smyrne : ce sont les eaux du versant septentrional de la chaîne centrale; elles sont peu abondantes, par suite des ondulations du terrain, qui ne forment pas un bassin trèsétendu. La route remonte pendant six kilomètres celte rivière, qui coule dans une terre sablonneuse et calcaire.

Le terrain volcanique finit à la premiète rivière.

Tout ce pays est inculte, la présence de l'homme ne s'y reconnaît qu aux traces d'incendies allumés dans les buissons. On arrive bientôt au col qui forme la lipnc de partage entre les eaux du golfe de Smyrne et celles du golfe d'Éphèse; tmit <e terrain appartient au système calcaire. Il faut parcourir ainsi U kilomètres sans trouver une linrttntion ; on arrive ensuite dans un défilé fort resserré, que les habitants appellent le Chemin du Sang, à cause des nombreux assassinats qui y sont commis chaque année. Ce sont généralement des S «miens qui s'associent avec des paysans du lieu ; on emporte le butin à Sa m os, et il est partagé, quelques mois après, quaud l'affaire est assoupie.

Après avoir passé le défilé, nous nous trouvons dans une vaste plaine. Toutes les eaux des différents vallons prennent leur cours vers le sud. Il n'y a lias un village dans tout ce district. A"dix heures nous traversons un gué ; à dix heures trente minutes nous passons une autre petite rivière; enfin, à onze heures, nous arrivons à Trianta, station où se trouvent un corps de garde et quelques khans.

Un grand platane ombrage la cabane de feuillée où nous passons la nuit. La rivière de Trianta ne se jette point dans le Caystre; elle a un cours particulier, et va se perdre dans la mer, ^ntre Claroset Éphèse. L'ondulation de terrain qui sépare le bassin du Caystre de celui de la rivière de Trianta est presque insensible. Le lendemain, nous quittons te campement à six heures trente minutes.

L'horizon est borné au nord p:ir la chaîne du Tmolus, au pied de laquel e sont si* tuées les villes de Baîndir et de Démieh. ISous suivons pendant quelque temps le cours de la rivière, faisant route à 1 20#dit compas , au milieu de^uissons touffus,

L'UNIVERS

Toute cette plaine est très-marécageuse; ou a établi uue chaussée au milieu (Je$ marais. Nous avons, au N.-N.-E. un grand village eutouré d'arbres, nommé Fortouna ; un peu plus au sud , quelques habitations forment le village de GourgouL

Nous prîmes un sentier qui mène droit au sud vers un mamelon que uous apercevions depuis le matin. On trouve dans sou voisinage quelques débris d'arch.tecture et un grand aqucduoen ruine, qui indique qu'une ville antique a existé dans cet endroit. Sur le revers S.-R. du mamelon, on voit un grand tumulus.

Mous fîmes halte dans un café au bord d'une petite .rivière nommée Bounar- Sou (l'Eau de la Source). p«>rce qu'elle son tout entière d'un rocher situé à deux milles au nord. Cent celte source qui alimentait l'aqueduc. Nous n'avons pas suivi la ligne directe <|ui mène de Triania à Ëphèse, parce que les marais formés pir le Bounar-Sou et les eaux de la plaine la rendent impraticable.

On coiuoorne la chaîne de montagnes qui borne la plaine du côté de l'ouest. A neuf heures cinq minutes nous nous trouvons encore au bord du Bounar-Sou, que nous passons à gué dans cet endroit Non loiu de là se trouve un ancien cimetière, dans lequel on remarque des tronc »ns de colonnes, des corniches et d'autres fragments d'ar hitecture, le tout en marbre blanc. On voit clairement tous, les débris d'un éditice dori* que.

. A partir de ce point, nous marchons sur la pente du coteau, pour, éviter les marais. Nous faisons uue halte de quelquels instants au bord d'un ruisseau; et en continuant h su^re la ch due des collines, nous finissons pur arriver au bord du (.aystre, qui coule dans une vallée d'un mille de largeur; les t rres en sont assez bien cultivées. Nous apercevons de tempsà ;i utre de beaux champs de dotira. Le côté gauche de (a vallée est également forme par uue chaîne de culiiiies enleai es. Nous marchons droit au sud pendant une heure, jusqu'à un château ruiné, bâti sur un des sommets les plus escarpés de la montagne ; les habitants rappellent Riz kalé si (le Château de la Fille). Ici , les rochers prennent un aspect grandiose: leurs

flancs perpendiculaires paraissent loiu avoir été taillés par la main hommes.

Après avoir dépassé le château découvre au loin les montagnes qui tourent la plaine d^Éphèse. La rout pratiquée le long du (aystre ; on rei tre dans une aufractuoMté de roc une construction appliquée à la me gne, dont une partie a été travailla main d'homme. Ou voit les traces d salle taillée dans le roc. et uue uîcliei grande; les ruines d'un aqueduc eti ques murailles revêtues de marbre* (.lètent cet ensemble. Ces débris pc|i avoir appartenu à un nymphee (j 9*~ov), qui fournissait ensuite de H l'jque lue; maintenant la source M t

Suivant toujours le cours duCay on arrive a un pont formé de deur monuments romains. Les arcades en ogive. Un aqueduc était appj contre le pont. Ici le Caystre cornai à deveuir plus large. Apres avoir J le fleuve, nous nous trou\ons d plaine même d fcphe.se. Le courant toujours à se porter au nord,< vant la chaîne des montagnes ; nu suite il traverse obliquement la pM et, après s'être divise en deux bra»( il va se jeter dans la mer. près d montagne du sud. La bi anche non de peu d'importance; ou la passe lemeut à gué près de sou einboud

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