LB TEMPLE
ï d'Apollon et celui de Diane, nkes de l'Asie, était pratiqué t depuis les temps les plus reculées divinités avaient déjà des Relevés en leur honneur longtôt l'arrivée des colonies ioniens côtes, c'est-à-dire dans le douai ant notre ère. Déjà les Tinrent des rives du Ther- «r sacrifier a Diane d Kphèse i temple peu de temps après Etaincues par Hercule, ce qui [cet événement aux premiers \ Héraclides de Lydie (?). Le t bûli par Crésus et Éphésus :
* donna son nom à la ville, ! peuplée par un mélange de > de Cariens et d'Amazones.
de la déesse remontait à la «antiquité. Le consul Muciauus, pt écrit un traité sur rette stat qu'elle était de bois de vigne ; ur qui Pavait faite se nomdémius ; il vivait avant que les chus et Minerve ne fussent (»0n avait soin d'entretenir lïiubois en l'arrosant d'huile de \ au moyen de trous creusés à cet I'-od voulait empêcher que les joints ^«unissent. La forme de Va statue wplusrudimentaires; elle passait
* le vulgaire pour être tombée du
• «s pieds n'étaient pas séparés l'un *&*, le corps formait une sorte de
♦▼■mite, li*. X,ch. 7.
* S, IW. VII, vh. a.
gaine couverte par de nombreuses mamelles, la tête était couronnée d'un roodius, les bras seuls étaient détachés do corps ; à droite et à gauche de la statue étaient deux figures de cerf : ce symbole est représenté tant de fois sur les médailles antiques que l'on ne peut avoir aucun doute sur sa forme. Chacune de ses mains était soutenue par une barre de métal pour empêcher la statue de vaciller. La déesse était couverte do vêtements somptueux, et devant elle était suspendu un voile qui tombait du haut en bas de l'enceinte sacrée pour dérober la statue aux regards du public, excepté pendant la durée des cérémonies.
; Le premier temple de Diane fut un tronc d'arbre , dans la cavité duquel la statue fut déposée : ce sanctuaire date d'une époque inconnue; il fut reconstruit jusqu'à sept fois (I).
Le service religieux était fait par des prêtres tirés de divers pays, et qu'on ap- . pelait mégfttobtzes, noin perse dont on ignore l'origine. Ces prêtres étaient eunuques; ils étaient assistés dans le service du temple par un collège de prétresses, jeunes filles appartenant aux plus hautes familles et qui faisaient vœu de célibat; elles passaient par trois degrés d'initiation avant d'arriver au titre de iéréia , prêtresse en titre. A leur retraite, on leur assurait une pension et elles jouissaient de certains privilèges, si l'on en croit Strabon (2).
Le collège de pré tresses survécut à celui des mégalobizes : en effet, une inscription de la fin Ju premier siècle prouve qu'à cette époque le collège des prétresses existait encore; elle est ainsi conçue : « En l'honneur d'Ulpia Evodra Mundiané, prêtresse ri'Artémis, fille de Mundianus et d'Rvodia, petite-fille de Straton et de Dyonisius, famille de laquelle sont issues des prétresses et des cosmétères, sœur d'Ulpia . Straton, cosmétère, a fonctionné en exécutant 1rs mystères et en faisant tous les frais à l'aide de ses parents. •
La cosmétère était tans doute la prêtresse chargée de disposer les vêtements et les ornements de la statue. Le cosmé-
(1) Hi*t. Aug. 78; Jornaodès,eh. Mb </) Strabon. XIV, 640.
LTJMVERS,
tère Stratoa était chargé de la garde de eftsornemeiiU. Une autre inscription, qui M trouve comprise dans les iiiateriaui de l'a jueduo (I)* fuit mention d'un donataire, parent de Lucius Phœnia* Faustus, qui a institué pour. tout le mois qui porte le nom de ia déesse (2) , une fête v immunité et repos, uni a établi un concours eu l'honneur d A r ternis, qui a augmenté tes- prix daus les jeux publie*, qui a toujours consacré des statues eu 1 honneur oes vainqueurs, liais tous ces Iftaueura sont rendus a Diane par des citoyens «tomjins*
M faut revenir à la construction du temple. Le pre.uier édifice consacré à Diaue par les Êphésieus était un monumentsptenditle. Ij& rois de l'Asie et notamment Crésus s'étaient empressés d'y envoyer de^ a; fraudes; mais nous avons p*-u de renseignements *ur ce premi< r temple * qui fut incendié par Érostrete le jour de la naissance d* Alexandre le Grand ; nous savons seulement que son premier architecte se nommait Cliersiphron (S) et qu'il fut agrandi par un autre architecte. Tous les détails que nous trouvons dans les écrivains romains sont relatifs à la coostructiou de ce nouveau temple, qui fut, comme Ton sait, classé parmi les merveille* du monde.
• Après / 1 incendie 4u premier édifice les Èphésieos se mirent sur-le-champ à l'outre pour eu bâtir un autre, plus maxnifijue, à la construction duquel ils consacrèrent les ornements de leurs feini» s, leur propre bieu et le prix qui leur revint de la vente des colonnes de l'ancien temple. Alexandre étant tenu à Éphèse proposa aux habit auts de se charger. de la dépense, à la condition d'être déclaré fondateur du temple; les Éphéstens refusèrent , et un citoyen de lu ville dit à ce sujet : • Il ne cou vient pas à un dieu de faire construire des temples pour les dieux. »
Ou n'est pas certain du nom des architectes qui ont concouru à l'érection de l'un et de Tau ire monument* Siratbtr nomme le plus ancien Coêrsiphron, Vîtnrae le nomme Qésipuou ; il fut aidé
(i) Voy. Desc de l'Asie Mineure, in-fol., t. H, «*o.
(a) Le mois ArtéroUiu*.
(3) Straboo, XiV, 64©.
dans cette œuvre par Wétagène, construisirent le tempe d'ordre ioi Pour le nom de celui qui c msîn nouveau temple, Strabon le a Chirocrate et Vitruve (I) Dinocrat ils sont d'accord l'un »t l'autre poi que le même architecte bâtit la till lexand rie d'après les ordres d Aie»
Afin d'éviter Itftetdes tremble de terre, on choisit pour l'empiaé du temple un terrain inarécageai lieu d'uu béton, ce qui eût été bM téraliie, on assit les fondations t lit de eharbon pile recouvert de pef mouton. La longueur de tout le I était de quatre cent vingt-cinq pie largeurdedeux cent vii)çt.l<esroi< au nombre de cent vingt- sept doute 128), présents d'autant de étaient hautes de soixante pieds eu avait trente-six de scul.téet toute la longueur du fût (.1). Ce fà nius d'Éphese. et Déiriétnus Hial de Diaue qui achevèrent Péd'ficejj la construction dura deux ceafl années. 1
Le temple était octostyle et 41 c'est-à-dire qu'il y avait huit CM de front et un double portique I voilà pourquoi il f.i liait absolumeol eût un nombre pair de colonnes.
Pour élever a hauteur d'œtffl énormes pièces de marbre corne; l'entablement, Chersi(.hnn empldj moyen tout primitif; il fit un pli cJiué, au moyeu de sacs de sable éleva jusqu'à la hauteur des colei Lorsque les pièces étaient pan-eoi leur place portées sur ces sacs dej il n'avait plus qu'à les vider p >ur| les vinssent s'asseoir surfais*.
Pline raconte que pour poser ré»
architrave qui couronnât la porte' trée, un prodige fut îiecesMiire, 1 elle même t'opéra pendant le sort de l'architecte, et à son réveil il 0 la pierre eu place. Vitruve a rewt méthode employée par l'architecte
(i) Viinivejiv. IT, pnef.
(9) Pliiuirque le nom me Stasirrate, talhe, Diociès : on e*l coiiveuu de l'if Dinorrale. A
0) Il faut lire Scnp& et mm f»* Pline, liv. XXX VI, 14.
(l)ponr transporter de la carà pied d'œuvre les énormes matédu trmpif . Il résulte de ce chaque les colonnes de soixante pieds étaient d'un seul morceau, tan- Hles d'Apollon Didyme sont es de tambours de niarore. 11 ainsi du temple de Jiinon à Saf qui diminue énormément la difde construction. Ctésiphon avait ses colonnes dans un châssis ei ennuie le chemin des ivirr èt-inple était parfaitement aplani , Mt plus qu'a le? faire rouler comme " rires qui servent à aplanir les, Les architraves étaient envelop-' iais des IkUKs ou cages cylindrift roulaient de la même man ère.
ifemple s'élevait sur un soubnssede dix marches: au dosons réde va>tes souterrains, où étaient l>s trésors de la déesse , et où, illes déposaient leurs objets les ~ !lux, connue dans un endroit Les portes étaient de bois de ;r3»75df uotn ère, lorsque Mu- ' tait Êphèse, elles paraissaient neuves, quoiqu'elles durassent de quatre cents ans. Avant on avait eu soin de laisser férher pendant quatre années fùl ne conservai point d hu- 9) Le plafond et la charpente de bois de cèdre, et les marches 'lier conduisant dans les coulant de bois de vigne.
M était presque entièrement de sculptures de la main de (3).
Nuole du temple, comme. celui «na Sainos (i), renfermait un nombre de salles, dans lesquelles 1 les tableaux les plus précieux :
mirait un portrait d'Alexandre Iles. Les sculptures sans nombre fraient les portiques, les offranlous les princes de l'Asie accu- ,'* ce lieu devaient former un '«s beaux, ensembles que ^'imagina*.
-puisse rfver, fcja du t^mps des A mazones le temple .
^'•niTcliT.X, ch.6.
£"*.Kt.*?I.3g.
d'fiphèse jouissait du droit d'asile :
Alexandre étendit ce droit à un stade aux alentours : Mithridate l'avait flxé à la distance d'une flèche tirée d'un des coins du toit, ce qui faisait un peu
Irius qu'un stade. Marc- Antoine doubla a mesure de cette distance , de sorte qu'une partie de la ville y était aussi comprise ; mais cette extension du pri* vilege <yant paru dangereuse fut supprimée par Auguste.
Malgré tant de détails donnés par les historiens et les énormes dimensions de cet étlitice. les vestiges ont tellement disparu que l'on en cherche vainement la trace ; aucun repère n'est donné pour éire guidé dans ces ténèbres, et le terrain de la ville avant été singulièrement modifie par lesalltivions, il arrive a quelques observateurs de chercher I emplacement d«t Tediûce là où jadis était lat pleine, mer.