‹ Asie mineureChapitre 175 sur 428 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

LES TURCS A BFHESB.

Les Turcs maîtres d'Éphèse ont a employé une grande quantité de 1»

riaux de nrirbre. Ce n'est pas ■« une chose curieuse et inexplicable

jppfas célèbre monument de PAsie ait spra au point qu'on ne peut même en jftmer la place.

Ephèse était une yille trop considépoor n'être pas exposée à son an ravages des mahométans. Anne « rapporte que les infidèles s'étant les maîtres d'Éphese, sous le de son père Alexis , il y envoya Doeas, son beau- père , qui défit pipermc et Marace , généraux des ids. La bataille se donna dans râe au-dessous de la citadelle ; ce fait connaître que la plus belle de la ville était déjà détruite Les chrétiens eurent tout l'avanoo fit deux mille prisonniers ; le mement de la place fut donné à bs. 11 y a apparence que la citatont parle Comnène était l'ancien m de marbre , abandonné. Théo- Lascaris se rendit le maître d'Éen 1206. Les mahométans y rei «us Andronic Paléologue , qui Kaça à régner en 1 283. Mentesché, leurs princes, conquit toute la et Amir, fils d'Asin , prince de i, lui succéda. Timour, après la i d'Angora, ordonna à tous les Innées d'Anatolie, de le venir à Éphèse, et s'occupa pendant i à faire piller la ville et les en- Après le départ de ce conque- Djounéid, grand capitaine turc, Kârasupasi, qui avait été gouverde Smyrne sous Bayazid, delà guerre aux enfants d'Asin , qui ut venus établir à Éphèse. Il rad'abord la campagne à la tête de cents hommes ; ensuite il se prédevant la citadelle avec un plus nombre de troupes, et l'emporta t; mais, quelque temps après, \ fils d'Asin, qui s'appelait du même nom que son frère , menait de mourir, se joignit à Men- * prince de Carie , qui l'accompd- Éphèse avec une armée de dix hommes. Karasupasi, père de onéid, commandait dans la ville où nème Djounéid, qui était dans Frae, n'avait laissé que trois mille ^es. Malgré la vigoureuse défense Iphésiens, les assiégeants mirent le à la ville, et dans deux jours tout Çà était échappé à la fureur des Tar-

tares fut réduit en cendres. Karasupasi s'étaot retiré dans la citadelle en soutint le siège jusqu'en automne; mais ne pouvant être secouru par son fils, il se rendit à Mentesché, qui remit le pays d'Éphese à Amir, et fit enfermer dans le château de Mamalus, sur les côtes de Carie, Karusapasi , et ses principaux officiers. Alors Djounéid partit de Smyrne avec une galère, et fit savoir à son père son arrivée à Mamalus. Les prisonniers firent tant boire leurs cardes, qu'ils tes enivrèrent; et, profitant de cette ruse , ils descendirent avec des cordes, et se sauvèrent à Smyrne. Au commencement de l'hiver, ils entreprirent le siège d'Éphese. Amir, à son tour, se retira dans la citadelle. La ville fut livrée aux soldats ; on y commit toutes sortes de crimes et de cruautés. Au milieu de tant de malheurs , Djounéid se réconcilia avec Amir, et lui donna sa fille en mariage. Éphèse ensuite tomba entre les mains de Mahomet I, qui, ayant vaincu tous ses frères, et tous les princes mahométans qui l'embarrassaient , resta paisible possesseur de l'empire.

Depuis ce temps Éphèse est restée aux Turcs ; son commerce a été transporté à Smyrne et à Scala-Nova. .

L'église de Saint-Jean, bâtie par Jus* tinien , n'était pas dans l'enceinte d'Éphese; Procope(l)en détermine l'emplacement sur une colline en face de la ville, c'est-à-dire sur la colline d'Afasalouk , ou sur celle de la mosquée. « 11 y avait eu face d'Éphese une colline abrupte dont le sol était rocailleux, et si stérile qu'il ne portait aucun fruit : les habitants y avaient autrefois bâti une église en l'honneur de Saint-Jean l'apôtre, surnommé le Théologien. Cette, église était trop petite et presque ruinée par le temps ; Justinien Va ait abattre entièrement pour en élever une autre, qui est si grande et si magnifique qu'elle

Eent être comparée à celle qu'il avait âtie auparavant à Constantinople en l'honneur de tous les' apôtres. »

(i) Dt JEdific'M, Uv. V, ch. Ier.

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