CHAPITRE XXIX
, BUINES DB PYGRLE ; NBAP0L1S.
En sortant de la ville d'Éphèse pour se rendre à Scala-Nova , la route longe l'embouchure du Caystre et la jetée d'Attale ; elle tourne ensuite au sud, sans quitter le bord de la mer.
Le Caystre se partage en deux branches pour sortir de la plaine d'Éphèse : l'une, au nord , près des étangs sélinusiens, et l'autre au sud , vers les collines du Corissus. Celle-ci ne peut-être traversée à gué ; il y a un bac.
Le fleuve est assez près des montagnes pour que le passage entre la rive et les roches offre quelques difficultés ; on se trouve ensuite sur une grande plage, qui va jusqu'à la mer. La route se dirige vers le sud jusqu'aux montagnes qui sont les derniers contre -forts du mont Corissus. On fait une demi-lieue sur le sable. Le pays est complètement aride et désert. Après avoir fait une lieue environ , on entre dans une vallée parallèle à la mer. On rencontre là Quelques ruines. Un grand aqueduc, dont la prise d'eau est ignorée, longe le flanc de la montagne. A gauche, il se sépare en deux branches ; l'une d'elles traverse là route sur un mur fort épais et d'assez mauvaise construction. On a employé, dans la partie supérieure, de vieux tuyaux de terre engorgés par Je dépôt des eaux. Cette branche fournissait de l'eau à la ville, dont on voit les vestiges , que l'on regarde comme ceux de l'ancienne Pygèle.
Il y a en avant dans la mer un petit cap, qui peut avoir formé jadis un port, et quelques constructions byzantines qui ont appartenu sans doute à des remises de galères ; mais sur le continent les ruines de la ville grecque sont plus considérables. On aperçoit une grande portion de mur longeant la mer et tournant à angle droit vers Test. Ce mur est en gros nlocs de marbre blanc à bossages , et a certainement appartenu à la ville grecque. Il est fondé sur le rocher, et l'ou peut suivre ses contours pendant plusieurs centaines de pas, jusqu'à une grosse tour qui formait l'angle nord-est, et qu'un antiquaire allemand a confondue avec les ruines d'un temple cir-
culaire. Cette tour? enclavée des du côtés dans la muraille, faisait certain ment partie du rempart. Il faudrait r chercher l'emplacement du temple < Diane Munychiefl) sur l'esplanade U mant le point culminant de la ville , où l'on trouve de nombreux débris poteries et de tuiles ayant appartew des édifices publics. L étendue de w ville ne peut être bien appréciée, paj que la colline où sont les ruines acni les est prolongée par la grande ro| de Smyrne à Scala-Nova, et que t^ les abords en ont été bouleversés, l'autre côté de la route, on trouve a« quelques débris de poteries ; mais a pas de constructions hors de Pygèle fut fondée par quelques coi gnons d'Agamemnon, qui furent gés, à la suite d'une maladie conti dans une longue navigation, de di dre à terre, et y fondèrent une vj Agamemnon consacra un tempt< Diane Munychie (2).
Pygèle n ayant pas de port dV tardé à être abandonnée, et sa pon tion a été absorbée par Épbèse et S polis.
Ce territoire est encore , commq temps de Dioscoride, célèbre parla ^ lité de son vin (3) .
A une lieue plus loin , on desc sur le bord de la mer, et on ar bientôt à Scala-Nova , l'ancienne H polis.
Néapolis était une ville qui appa nait d'abord aux Éphésiens, maisq!
échangèrent avec les Samiens, conf" ville de Marathésium : Néapolis présentée par la ville moderne de Nova.
Située au fond d'une baie et par un îlot qui forme un excellent lage, ScaJa-Nova a hérité de t< commerce de la côte. L'île voisin* appelée par les Turcs Couch ad* Vue de l'oiseau: c'est aussi le nom 4 ville. Les fortifications ne sont pas ciennes : c'est une simple muraille, va se rattacher à un château bâti le cap qui ferme la baie du côté du i
(i) Straboo, liv. XIV, p. 6*9.
(a) Straboo , XIV, 63a. Pline, lib. V Mêla, liv. I, 17.
(3) Diotcoride, liv. V, 12.
ItfMisooss'élèventen amphithéâtre int faee à la mer : la population
y est nombreuse , et habite le
quartier. Elle a une église assez
entretenue qui est dédiée à Saint-
- Les juifs sont nombreux et
uce : ce sont les courtiers de
capitaines qui Tiennent à Scalaebanjer du vin , de l'huile et des Autrefois ce commerce était inà la rifle de Scala-Nova , pour ne ire à celui de Smyrne. Les compaicooimerciales du Levant y entrete- (cependant des agents consulaires ;
tarent près de la sultane Validé,
Scala-Nova dans son apanage , ville fut autorisée à trafiquer de , Ksirtieies, tels que fèves, haricots, ibnites, que dédaignait Smyrne :
comment les Turcs savaient en-
' le commerce.