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CHAPITRE XXXIV

PBINC1PAUX TREMBLEMENTS DETH EN ASIE.

Le grand tremblement de terre i ravagea l'Asie sous le règne de Til a laissé des souvenirs néfastes cbexj les écrivains du temps (I); douze* populeuses furent • englouties dans i seule nuit. Depuis cette époque les i nements de ce genre se sont renouf de siècle en siècle ; nous mentionne!

les principaux dont l'histoire a const le souvenir, mais combien d'autres passé, ignorés des générations vantes.

Sous le règne d'Auguste la vilk Tralles fût entièrement détruite Sous le règne de Trajan, l'an 115 notre ère, la ville d'Antioche fut i versée, le consul Pédon y périt, et 1 jan lui-même n'échappa que par m cle ; une énorme multitude périt i les décombres ; trois villes de la ( vince d'Asie et deux de Galatie, pt être Pessinunte , furent renversées.

145, sous le règne d'Antonin, l'Ile Rhodes et le continent d'Asie fui ébranlés. En 288, 344 d'autres treml ments de terre eurent lieu ; en 262, a le règne de Gratien, Rhodes, laLj et l'Asie souffrirent cruellement.

(x) Voy. Tacite, Annales, liv. II;Stn)i MI; Pline, Kv. II, ch. 91.

(») v<>y. page 179.

M, mu le règne de Dioctétien ,

et sîdoo furent détruites ; eu 354,

Jfawnédie ; en 400, Constantinople

liillesde la côte d'Asie. En 527, il

Je grandes secousses à Antioche.

(ij atteste que Beryte fut tota-

détruîte en 538 ; une incroyable

de citoyens furent écrasés sous

es; la population survivante

à Sidon. Alexandrie d'Egypte,

jamais éprouvé de pareil phé-

fat ébranlée; l'île de Cos res-

fborribles secousses ; il n'y eut

1 petite partie de la ville qui fut

la mer fit irruption dans les

, et enleva les meubles et les

Agathias ajoute : « Passant

IrieàConstantînople, j'abordai

«tte île , et je fus témoin de ce

" spectacle : on ne pouvait plus

e l'emplacement des rues et

publiques. »

*44 un tremblement de terre

ies deux coutinents; il dura

jours : Constantinople fut en

ite; en 557 un autre, dans

du Bosphore, dura dix jours

its.

il y eut un tremblement de ersel : six cents villes furent et une quantité prodigieuse périrent; entre le huitième siètemps, les mêmes phénomè- *>ftt renouvelés en Asie, et à des presque périodiques; enfin, de •en 1835, la ville de Césarée, du Aïgée, fut presque totalement dé- " nous pûmes recueillir de la part tants survivants quelques détails catastrophe; ils attestent que urs méphitiques sortaient des la terre , que des puits étaient «c, tandis que d'autres débor- . enfin que le régime des sources complètement troublé. Le grand 'Qt de terre de Broussa, qui en 1852, est eucore présent à les mémoires; celui-ci est extraorattendu que le pays est de nautique. Les principaux édifices nueontétéou ruinés ou gravement minages.

^veu de si lamentables catas- ^qui ont englouti des villes, il

^'^^FigdeJustiniefi, liv. II, cb. 8,

n'est pas étonnant que les historiens aient négligé d'enregistrer la ruine de quelques monuments abandonnés; on ne saurait dire à quelle période il faut rapporter leur destruction, mai» il est certain qu'ils furent ruinés par des tremblements de terre.

Si nous ne pouvons préciser l'époque où eut lieu la destruction des temples et des villes antiques nous pouvons du moins déterminer la direction qu'a suivie la secousse qui a renversé les plus beaux temples de l'Ionie, et la largeur de la zone ébranlée. Les villes de Téos , Claros, Priène, Branchyde et Magnésie du Méandre sont situées sur une ligne dans la direction de l'est-nord-est et ouest-sud-ouest; toutes ces villes étaient ornées de temples de marbre blanc f presque tous d'ordre ionique. Tous ces monuments gisent aujourd'hui étendus sur le sol ; mais on voit que leur destruction n est pas l'ouvrage des hommes , car toutes les colonnes sont tombées ensemble et du même côté. Les chapiteaux et les frises sont dans leur position respective; et comme les fragments de fûts ont recouvert la partie qui est ordinairement décorée, il s'ensuit qu'on retrouve dans les décombres toutes les frises et les corniches parfaitement intactes.

Le temple d'Apollon Didyme, près de Milet, se trouve dans le même état, et en glissant sous les blocs éboulés, on remarque de magnifiques fragments de sculpture.

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