CHAPITRE XLIV
MAGNESIE DU MEANDRE. — TEMPLE DE DIANE LECGOPHBYNE.
La ville de Magnésie était située partie en plaine et partie sur le penchant du mont Thorax ; ses murailles , composées de blocs de pierre de grande dimension, sont presque entièrement conservées.
On peut du moins en suivre les contours dans toute leur étendue. On à employé pour leur construction la pierre tirée du lieu même : c'est une espèce de travertin ; mais les édifices publies étaient en marbre blanc, tiré du mont Pactyas, la même montagne d'où les Éphesiens avaient extrait le marbre destiné à la construction du temple de Diane Éphésienne. Parmi les édifices situés dans la plaine , on remarque un stade ou hippodrome , d'une conservation presque complète, et un édifice considérable, probablement le gymnase, dans les ruines duquel se trouvent plusieurs beaux fragments d'architecture.
L'édifice qui avait donné à la ville de Magnésie toute sa renommée, le temple de Diane Leucophryne , était situé non loin du gymnase, dans une enceinte quadrangulaire , tout en marbre blanc.
Les anciens se sont plu à faire tant de descriptions de cet édifice , que les dimensions en étaient connues avant même qu'il ne fût retrouvé; il était octostyle (c'est-à-dire à huit colonnes de face), pénptère (avec un portique), et pseudo-diptère. C'était le premier exemple d'un édifice construit sur ee plan, et Vitruve le cite comme le modèle des temples pseudo- diptères, c'est-à-dire dont les portiques ont une largeur double des portiques ordinaires.
Les offrandes portées à ce temple, de tous les points de l'Asie, le disputaient en richesse à celles du temple d'Énhèse. Mais le temple de Diane Leucophryne fut pillé et brûlé par les Perses : c'est probablement de cette époque que date , la décadence de la ville de Magnésie. Artaxerxès la donna à Thémîstocle pour que les revenus lui servissent à subvenir aux frais de sa table. Oretès , gouverneur de Sardes pour Cyrus, habitait Magnésie ; c'est dans cette ville que le célèbre Polycrate , l'ami d'Anacréon de .
Téos, fut mis à mort par le gouver perse. Il fallait qu'elle surpassât eu gnificence toutes les autres villes nie, de Lydie et de Phrygie, puisq satrape lui avait donne la préféi Réunie au royaume de Pergame, ; la chute d'Antiochus , elle reçut ques embellissements de la pari princes Attale. Tibère étendit son d'asile ; et les empereurs Nervi, drien et Trajan firent faire des coin tions dont les ruines subsistent es Dans les temps chrétiens , Magnés épiscopale, comme nous le voyom près le Synecdème d'Hiéroclès.
L'édifice était orienté de l'est à f< Le temple proprement dit, ou i était entoure d'une place (area) et portique (stoa), qui formait lent sacrée. Ce portique était lui-roém touré d'une autre enceinte, qu'a pelait le Téménos ; c'est la dupai générale de tous les grands tem^ l'antiquité. L'enceinte du Témém jonchée de débris de marbre soi de corniches provenant du pi d'enceinte.
Le sol du temple proprement i également couvert de décombres, venant de la chute des fûts de cola C'est sous cette première masse i bris qu'il fallut chercher les frises bées et englouties dans un sol arg et tendre , qui a préservé les sculf d'une rupture complète.
Les colonnes du pronaos sont bées dans la direction o*u sud-esl voit, en fouillant un peu la terre, tous les morceaux d'arehitravei respondent parfaitement à la plaça devaient occuper quand l'édifice] debout. Les chapiteaux sont encore* nombreux à la surface du sol.
La largeur de l'édifice est d'ent trente mètres ; sa longueur de soixi en comprenant les emmarchemenû doivent exister; ce qui donne poi surface du temple à déblayer 900 très.
BOUTE DB SGALÀ-WOVA A MAO»
du méandbb; inbk-bazab.
Lorsque nous fîmes l'expédition Magnésie, en 1 842, nous reçûmes da mans pour faciliter notre voyage, f
faaoos ici la traduction de ces deux iraaas, qui font connaître en même oops et l'état du service des postes ■usTAsie Mineure, et le soin que prélat le gouvernement de la Porte pour r la sécurité des voyageurs.