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CHAPITRE LVIII

FONDATION DB MABSBIUB.

Ici s'arrête le récit d'Hérodote; 1 Strabon le complète en nous apprei que les Phocéens, continuant leurs régrinations, vinrent sur les côtes ■ dionales de la Gaule, et fondèrent 1

(1) Hérodote, liv. I",x65, 16*.

où ils s'établirent définitivement, de quitter lionie , ils avaient l'oracle, qui leur prescrivit de de Diane <f Éphèse un conduck poor le voyage qu'ils se proposée faire. Ce guide se manifesta k personne d'Aristarché, une des lies plus considérées «TÉphèse, rtitavec les Phocéens, emportant eune des statues de Diane condans le temple. Eu arrivant }b nouvelle colonie, ils fondèrent le leÉphésium consacré à Diane (1).

^ansfque le culte de Diane éphée fut apporté en Gaule, et la tête ugura sur les monnaies des

lote ne dit pas comment furent Ipr les Perses, les Phocéens qui t en Asie. Le besoin où étaient s d'avoir avec eux des hommes i dot adoucir la colère du satrape, i doute ils purent rentrer en posi des maisons qu'ils avaient quiteontinua d'exister sous le at des Perses; mais tou- .attente de recouvrer sa liberté, là" une part active à la grande fcfe llonîe, et le Phocéen Denys h\ général des confédérés réunis de Hle de Ladé.

discours qu'il prononça conquit b suffrages; mais les mesures * qu'il prit pour organiser son ar- ■role fatiguèrent au bout de sept cette multitude inhabile à la mer. miens commencèrent à murmucomptant les navires confédérés, niaient en ridicule les Phocéens, 'liaient amené que trois vaisseaux, conjonctures, le combat contre a, ne pouvait être que désas- La flotte ionienne fut détruite le courage des citoyens de Chio, irent tête a l'ennemi jusqu'au der- Bwment.

«Phocéen Denys voyant les affaires Ioniens complètement ruinées , et *yant bien que Phocée serait ré- ■ten esclavage comme le reste de *i fit voile vers la Phénicie avec J*»ires et avec trois vaisseaux qu'il 'pris aux ennemis. Il trouva sur la ' on grand nombre de bâtiments

'Suibon, Ut. IV, 179.

marchands, qu'il coula à fond, et ayant rassemblé un butin considérable, il fit voile pour la Sicile, où il continua le métier de pirate, donnant la chasse aux vaisseaux carthaginois ou tyrrhéniens.

11 vengea ses concitoyens massacrés au début de la guerre des Perses (l).

La révolte d'ionie étant comprimée, Phocée subit le sort commun aux autres villes ; mais ne perd pas son rang de place maritime du premier ordre. C'est toujours sa possession qu'ambitionnent tous les princes ou les chefe de Krti qui se disputent le territoire de onie.

Dans la guerre contre Antiochus, Phocée reprend son rang de grand arsenal maritime. Antiochus étant parti pour la Phrygie, laissa son fils Séleucus en jËolide pour surveiller les places maritimes qu'Eumène et les Romains voulaient détacher de son parti. Eumène était maître de Phocée; mais les citoyens, surchargés d'impôts, commençaient à se mutiner. La ville avait été taxée à la fourniture de cinq cents toges et de cinq cents tuniques; il y avait de

Elus la disette de blé qui irritait les haitants. La multitude était ramenée au parti d' Antiochus malgré le sénat, oui voulait rester fidèle à Eumène; mais les factieux l'emportèrent (2).

Après la levée du siège d'Abydos, la flotte romaine revint joindre celle d'Eumène à Ganœ. Livius fit voile pour Phocée; mais, apprenant que la ville était défendue par une forte garnison , et que le camp de Séleucus n'était pas éloigné, il dévasta la côte, fit un grand nombre de prisonniers, et se rembarqua avec tout son butin , ne s'étant arrêté que pour donner à Eumène le temps de rejoindre son escadre.

Quelque temps après > Séleucus reprit Phocée par la trahison des gardes, qui lui ouvrirent les portes, et la terreur de ses armes obligea Cymé et d'autres villes de la même côte a se déclarer en sa faveur.

(1) Hérodote, VI, 17.

(a)Tite-Liv., XXXVIÏ, 9.

(3) ld., ibid., ch. tu

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