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CHAPITRE IX j

FONDATION DE PHOCÉE L4 REOTl

Sous les empereurs byzantins, Pty cée n'était plus qu'un noorg dont] murailles étaient détruites; la posi était cependant importante , et urte constance fortuite y appela les Gêa qui fondèrent à côté de l'ancienw1 une place forte qu'ils appelèrent nouvelle Phocée.

Il y avait dans le voisinage et « ville une montagne renfermait mine très-riche en alun , qui itâ découverte sous le règne de Miche!

léologue, et dont l'exploitation I dirigée par des Italiens. Us payi à l'empereur grec une redevance!

nuelle pour droits d'exploitatiot d'exportation. Lorsque cette coi fut en butte aux attaques réitérées émirs turcs, la sûreté des mineurl compromise, et les Latins, de cm avec les Grecs, élevèrent un château

{)ied de cette montagne, lui donni e nom de nouvelle Phocée; etlesJ très de cette place, les nobles Gà Andréa et Jacob Cataneo, conffc avec Sarukhan, émir de Lydie, moi nant un tribut de cinq cents ducats,' traité qui fut exécuté pendant < quatre-vingts ans (1). La ville de F caea-Nuova, devenue une place im| tante , était gouvernée par un poâe génois , qui, au nom de la républiq jouissait d'un pouvoir illimité. C ainsi qu'étaient organisées toutes colonies génoises sur les côtes de Yi Mineure.

(i) Dtrcas, livre XXV, p. 90, ap. ffl mer, Hist. ottomane.

Mahomet I*r tint assiéger !(!) le podestat Jean Adorno conte le sultan un traité qui laissait la libre possession de Phooée , moyennant le paiement d'une de vingt mille ducats , qui deeffectué en dix années. Le sulnrut sans que cette redevance iéet et la république de Phocée le sultan Mourad un nouveau boq pas en argent, mais en mai goerre. Les Génois donnaient ad sii mille ducats sur l'arriéré traité, et mettaient leurs à la disposition du sultan aosporter ses troupes en Europe, ainsi les auxiliaires des hor- Imanes qui allaient ravager les s chrétiens. Les faits de ce pi se renouvellent fréquemment cours de l'histoire ottomane , Itant de taches à l'honneur des lirai s'en rend irent coupables . On tarent des chrétiens se mettre de des Turcs : jamais on ne vit (torque se mettre à la solde des

souffrances des populations nés en Orient ne sont pas dues ut au fanatisme et à la barbarie olmans, elles ont aussi à reprokars ancêtres l'abandon dans leoot laissé les intérêts chrétiens, le ville de Phokia occupe Ternit de Phocée la neuve ; elle connue population de quatre à cinq, ifoes, qui est presque entièrement bée à la marine; les Turcs y sont tojorité; on compte à peu près I cinquièmes de race turque et deux peines de race grecque. Ces derlontiroe petite église, les Turcs ont tore mosquées délabrées. Lescimei> qui sont hors la ville, renferment fors fragments d'architecture animais nous n'avons observé autraine qui méritât une étude par- ■ère.

LBTJCfi.

^a ville de Leucœ était sur le bord a mer, à l'ouest de Phocée. Elle * « fondation à un général perse

'< ToT- piftt »a5-aa6.

nomméTachos, qui s'était révolté contre Artaxerxe et s'était retiré dans une lie voisine de la côte d'j£olide. Le territoire de Leucae était en effet une fie qui rut dans la suite réunie au continent par suite des alluvions. Les habitants de Cymé et ceux de Clazomène se disputèrent la possession de cette ville, et ils convinrent de s'en rapporter à la décision de l'oracle de Delphes. Leucae serait restée une ville ignorée de l'histoire, si elle n'eût été choisie comme place de guerre par Aristonie dans la guerre contre les Romains, (i) On en reconnaît l'emplacement au village qui a conservé le nom de Leflté, mais il n'y a aucun vestige d'antiquité.

Le territoire situé entre ce village e JHermus appartenait à l'.£olide,il a été compris dans la description de cette province.

Telle est aujourd'hui cette terre d'Ionie autrefois si riche en monuments, couverte de villes nombreuses et ; uissantes. La plus grande partie de son territoire est maintenant abandonnée aux nomades; les anciennes villes ne sont plus que des amas de décombres ; Smyrne seule a survécu à tant de naufrages. Une seule condition pourrait rappeler sur cette terre l'activité et le travail, ce serait l'appel fait à la colonisation européenne; mais elle ne pourrait se faire avec sécurité que si les Européens pouvaient devenir propriétaires en Turquie au même titre que les étrangers peuvent être propriétaires dans les divers États de l'Europe.

Pour compléter le chapitre des tremblements de terre, nous insérons ici un fait signalé par le Précurseur d'Athènes, qui Justine les observations faites Sar Pline et par Procope sur l'irruption e la mer au moment des tremblements de terre (2) :

« Le 26 décembre 1861 , à huit heures trois quarts du matin, une secousse assez violente de tremblement de terre, d'une durée de deux secondes environ , et dont les oscillations paraissaient venir de la direction sud-ouest, a été ressentie à Athènes, où des crantes sérieuses se sont immédiatement ré-

(0 *oy. pag. *i«.

(a) Voyez cliay. X.XXII.

L'UNIVERS

pandues au sujet d'autres localités plus d'une fois déjà, et il y a peu d'années encore , si désastreusement éprouvées.

« A Patras, la toiture de la caserne, dans l'intérieur du fort, s'est effondrée, sans entraîner toutefois d'accidents.

Une maison à deux étages de la ville basse, située près du port, s'est écroulée entraînant dans sa cbute quelques magasins y attenant ; plusieurs autres habitations ont souffert, mais on n'a eu à déplorer aucune victime.

« Aégion (Vostizza) a été plus sérieusement éprouvée, car une quinzaine d'édifices ont été renversés de fond en comble, et plusieurs personnes ensevelies sous leurs décombres.

La majeure partie des maisons ont été plus ou moins endommagées, et le niveau de la mer indiquait une sur-

élévation de deux mètres,

en conséquence , pour la basse ville.

« L'ancienne Corintbe a vu raître nombre de ses anciennes babi tions, abandonnées depuis le trerafa ment de terre de 1852. Beaucoup constructions, à la nouvelle Corintj ont été lézardées , et Calamaki n'a | été préservé des mêmes épreuves, j

« A Galaxidi et à Itea, sur li m nord du çolfe de Lépante, la neri fait irruption et entraîné un magw isolé, outre d'autres dommages qoe« défaut de renseignements ne nousp* met pas de préciser, car aucun n port officiel (après septjours!)n'ayi encore été publié , nous devons M) borner à ces renseignements parti* liers, sous la réserve de les compU plus tard. »

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