MONUMENTS PRIMITIFS
Le versant oriental du mont Dindymène, près duquel étaient situées les villes de Cotyœum et de Doryiée, est un terrain crétacé, complètement dépouillé de verdure. Aussi , les premiers habitants ont-ils cherché à remplacer le bois gui leur manquait, par des constructions qui sont toujours restées le
cachet particulier de la contrée. <?« en Phrygie que l'on aperçoit ces pi miers travaux où l'homme primitif ri taque à la montagne elle-même, pat y creuser une demeure ou des tombeau Les roches tendres des environs de Kl tayiah furent très-propres à propaj cet usage; il en est de même des ty volcaniques de la Phrygie centrale, se présentent en grandes masses r cales et homogènes, assez tendres être facilement attaquées par le Les premiers essais de ce genre tent certainement à une antiquité reculée; néanmoins, au temps des tiens , soit par suite des persécution soit à cause de la grande pauvreté i peuple , on a la preuve qu'un gra nombre de familles ont vécu dans demeures souterraines, ety ontlaisséi traces de leur culte et de leurs sépultn; Quelques monuments de la haute i qui té , sculptés avec un art partial au pays , ont conservé des inscripti en langue phrygienne, qui n'ont pis parfaitement expliquées jusqu'à piél On voit, néanmoins, que la langui Phrygiens sortait d'une même sooi que le grec.
Le pays qui renferme le plus de n numents de ce genre s'étend du m au sud, depuis Cotyœum, Kinayii1 jusqu'au Méandre, sur une largeur (ff viron dix lieues. Les grottes les fi curieuses se trouvent dans le territi de Stacoléia , près de Seid ei Gbazi, occupent les flancs de plusieurs pa« vallées, aujourd'hui désertes et orah gées par de belles forêts de pins. Cei que les habitants actuels établis* leurs demeures d'été, et coustrioil des 'maisons qui sont en tout point Ml Diables à celles dont Vitruve (1) ncâ donné la description, et qui étaient cm munes en Asie. Après avoir cotf
Earallèlement deux arbres à terre, H abitants posent sur leurs extréaiM deux arbres égaux à l'espace qui se»
les premiers , formant ainsi quatre cW sons dont les angles sont soutenus pi deux arbres verticaux. Il remplisse!
les intervalles avec de la terre çrsssj la couverture se fait avec des pièces é bois posées horizontalement et parai
(i) YitniTe, lib. II, cap. i«
t au diagonales , formant ainsi
I espèce de pyramide , qu'ils recou- Iwee des feuilles et de l'argile, inord de la ville d'Ouschak, dans
nommé Uesler kaïa si, qui
II correspondre à la position de l'an- K Acmonia , on voit un vaste ctajidool le fond est rempli par des
i et des cendres, et dont les flancs
s sont composés de tuf grisâtre,
nt semblable à celui de la
de Rome. La partie supé-
I du sol est recouverte d'une lave
i contenant quelques cristaux de
itbt et mélangée avec une pâte de
set de scories. Cette formation a
ntenr de plus de trente mètres ; les
ï côté de la vallée présentent une
i absolument verticale, qui repose
e couche inférieure de cendres ag-
"L,s. C'est dans ce tuf quesont tail-
unes grottes, oui, à une époque
; ont dû servir d'habitations, car
f trouve rien de ce qui est néces-
r les sépultures. Elles sont or-
ent composées de plusieurs
(qui se communiquent entre elles,
F sont éclairées par des fenêtres.
[Jt aussi dans le voisinage des
es sépulcrales qui renferment
«pliages.
■montagnes du sud, qui dépendent \ Phrvgie appelée plus tard Saluât dans lesquelles se trouvaient
* i deBeudos, de Synnada et de fcum, sont également volcani-
|i et renferment des milliers de
• et de catacombes, qui prouvent |toe époque reculée une population
Jérable couvrait celte contrée. Les s de montagnes qui traversent la t catacécaumène et la Phrygie laire soutiennent, en quelque sorte, *andes plaines, à peine ondulées Telques collines, qui forment la œ centrale, dont la ville princil était Laodicée. Tout ce pays est ussi, dans l'antiquité, les s avaient-ils l'habitude de creu- 5 habitations dans de petits ter- •natoreis, et d'y pratiquer des che- Jyoûtés. Vitruve (l) remarque par- ™*ement cette manière de bâtir des Tgiens, qui choisissaient pour éta-
(«) Titruve, id. ibid.
blir leur demeure des tertres naturels.
Ne semble-t-41 pas que ces habitudes se soient perpétuées dans l'antiquité, et aient conduit les habitants à s'établir dans les cônes naturels de la Cappadoce, qui seront l'objet d'une étude particulière? Il y a encore beaucoup de villages qui ne sont pas construits avec plus d'art ; les maisons sont à moitié enfouies dans la terre ; mais les perches qui les recouvrent sont posées horizontalement, et forment une espèce de terrasse faite de terre battue.
Le plateau central de la Phrvgie s'élève à plus de douze cents mètres au* dessus du niveau de la mer ; aussi, malgré sa latitude méridionale, l'oranger, l'olivier et le figuier ne croissent-ils nulle part dans le pays. Strabon cite un petite plaine (1) qui produisait des oliviers; mais aujourd'hui on n'en trouve plus dans ces cantons. L'hiver y est quelquefois assez rigoureux, et on voit la neige rester plusieurs semaines sur la terre.
La partie centrale du pays est occupée par un lac salé d'une grande étendue, et que les anciens connaissaient sous le nom de lac Tatta (2); ses eaux sont tellement chargées de sel, que pendant Tété il se dépose sur les bords sous la forme d'une croûte blanche. Il n'a pas une grande profondeur, car on remarque encore une chaussée construite sans doute au moyen âge , et qui est aujourd'hui complètement couverte par les eaux. Il est au sud de la contrée appelée Haïmanah par les Turcs» et qui appartenait à la Galatie.
Au midi du royaume, plusieurs autres lacs d 'une étendue moins considérable se trouvent dans la partie montagneuse , et reçoivent les faibles ruisseaux qui arrosent la contrée : car le terrain , formant des ondulations irrégulières , laisse épancher dans des directions différentes ses eaux, qui s'évaporent pendant l'été.
(x) Strabon, lib, XII, p. 577.
(«) Strabon, lib. XII, p. 568.
LTJNTVERS.