CHAPITRE XV
LS TBMPLE.
, Le grand temple, d'ordre ionique et m marbre blanc, s'élevait, dans la mie central* de la ville, sur une terjj"e quadrilatère , taillée dans unecol- ■e naturelle qui formait le Téménos.
* pirtie antérieure de cette terrasse
* décorée de vingt-deux arcades sépafa dans leur milieu par un grand es- •lier de 30 mètres de large. Dans leur bt actuel, on ne voit que des arcs en l*|re grossièrement taillés; maison rerouve, dans les saillies et dans les angles
* la maçonnerie, des arrachements «revêtement en dalles de marbre blanc ?' la recouvrait. Devant chacun des wds-droiH , il y avait un pilastre qui JHrteuait un entablement. L'ensemble
* *tte construction formait un ma-
gnifique soubassement au vaste temple qui couronnait la terrasse. Les parties latérales de ce Téménos étaien Soutenues par un mur épais dont il reste encore une partie à l'angle nord-ouest. Il ne reste dans le pourtour aucune trace de construction, mais il est très-probable crue des fouilles faites en quelques endroits mettraient à découvert des portiques et des habitations destinées pour les prêtres. Cest cette vaste enceinte qui est généralement désignée par les anciens sous le nom de Téménos, lieu fermé : elle était décorée de jardins, d'exèdres et de statues , qui se trouvent mentionnés à chaque instant dans les descriptions de Pausanias. Le temple lui-même, Naos, était entouré d'un portique, Stoa, généralement ouvert sur le Téménos, et qui séparait ee dernier emplacement de r Area proprement dite , où se faisaient les sacrifices. Cest au milieu de cette place que s'élevait l'édifice sacré, JNaos, Sécos, dont l'entrée n'était permise qu'aux initiés et aux prêtres. Le temple était lui-même entouré de portiques, Peribolos, qui, suivant le*caractère du temple , étaient plus ou moins larges. Cette disposition des grands édifices religieux n est pas seulement particulière aux Romains et aux Grecs ; on la retrouve dans les grandes pagodes de l'Inde, dans les temples de la Perse, au grand temple de Salomon.
Le temple d'Aizani est établi sur un soubassement de 3Gm9\2 de longueur sur 21ni962 de largeur. Au-dessous de la Ceila se trouve une grande salle souterraine , formée par une voûte à plein cintre, dans laquelle on descendait par un escalier pratiqué dans le Pasticum.
Cette voûte est éclairée par des soupiraux qui prennent leur jour au pied de la moulure inférieure de la délia sous le portique. La longueur de la salle est de 16™ 167 sur une largeur de 9m120; elle servait à renfermer les richesses du temple, et, dans certaines circonstances , était offerte comme un lieu sûr aux citoyens pour y déposer leurs objets précieux.
Le posticum était composé de deux murs parallèles, entre lesquels était placé l'escalier. Cette salle était, à proprement parler, l'opisthodome qui,
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dans certains temples périptères, est placé au fond de la Cella. La largeur du soubassement comprend le Naos et le portique. 11 reste aujourd'hui sur la face occidentale six colonnes debout, et douze sur la face septentrionale, il est évident, d'après l'inspection du plan, que les deux petits côtés avaient chacun huit colonnes.de front; pour la face latérale, on est assuré qu'il y en avait quinze. En effet, la colonne d'angle de l'occident porte , selon la règle, un chapiteau <f angle, c'est-àdire , dont la volute extérieure fait avec la face un angle de quarante-cinq degrés, tandis que la colonne extrême du côté de l'est a un chapiteau dont les deux volutes sont sur le même plan.
De plus , le soubassement de ce côté se prolonge au delà de Taxe de la colonne de 3m240 , c'est-à-dire , qu'il y a juste la place pour ajouter une colonne. On sait, d'ailleurs, que, dans les temples périptères, le nombre de colonnes du côté était égal au double de celui de la face, moins une. L'entre- colonnement d'axe en axe était de 2m536. Le temple était de la classe de ceux que Vitruve appelle pseudo-diptères. Sur la face principale il y avait deux rangs de colonnes parallèles.
Pour arrivera l'aréa sous le portique, il y avait un escalier, qui aujourd hui n'existe plus , et le mur du soubassement s'élève verticalement à un mètre au-dessus du sol dans tout le pourtour du temple. Cela prouve qu'un escalier était disposé delà même manière sur les quatre faces , comme' il arrive au Partnénon et à la plupart des autres templus grecs périptères. On sait que cette sorte de temple était rare en Italie , et du temps de Vitruve il n'en existait point à Rome; l'invention du genre est attribuée à Hermogène d'Alabande : son but était de donner plus de largeur sous le portique pour les processions qui se faisaient autour de la Cella.
La Cella est assez bien conservée pour qu'on en retrouve toutes les dispositions particulières. Tout le mur septentrional est intact, une partie du mur méridional et tout le Posticum.
On voit, en examinant le mur du Pronaos, que la Cella se terminait par deux antes , entre lesquelles étaient placées
deux colonnes , et l'arrachement c mur de refend donne la distance eue entre l'extrémité de Tante de la port Malheureusement, toute cette partit] l'édifice est ruinée, et il n'a pas étéj sible de retrouver le moindre débris la porte ; les quatre antes sont cous nées par un chapiteau composé; f térieur de la Cella ne porte aucune' pèee d'ornement, et le marbre desi railles est profondément altéré pari fet de l'incendie. Dans l'angle gai du temple on avait pratiqué une an communiquant à une cellule qui ai une issue sur le Posticum. 11 est d que ces portes étaient destinées au i vice particulier du monument; d communiquaient sans doute derrièc statue. Cette disposition se retrouvée un très-grand nombre de temples ciens, et l'on est tenté de croire, qa que soit la grossièreté de l'artifice, les prêtres faisaient quelquefois pi la statue. Peut-être aussi était-ce i plement pour le service du temaai pour revêtir la statue de vêterwaS de voiles offerts par les villes * citoyens. En dehors du Postions voit encore les deux colonnes plat entre les antes, et oui sont d'un or composé. Un grand soupirail owm niquant avec l'opisthodome prenait] entre les deux colonnes, dont les S n'ont pas de plinthes ; mais les h des colonnes du portique portent plinthes carrées.
La solidité de cette construction!
rait défié les siècles, si l'ignorance surde des habitants ne les eût paj à détruire cet édifice; les colonnes,!
d'une seule pièce de piarbre * étaient regardées par eux comme* pierre fondue, et, pour le plus m malheur de l'édifice; on croyait quel étaient pleines d'or. Pendant longten le vieux temple fut attaqué par les mon ordinaires, la pioche et le marttij rien ne transpirait des richesses <*l devait contenir, losqu'un Turc eut fatale idée de le démolir d'un seul coi Pendant bien des jours, les habitai furent occupés à charrier du bois i montagnes environnantes; on en «i plit la Cella ; on entoura de façofe t colonnes du portique, et l'on mit Je I à cette masse accumulée. Le aiarbrel
pas à l'intensité de la chaleur; le portique méridional, le mur de lia et la façade s'écroulèrent avec , et les sauvages habitants furent détrompes en voyant la preuve " de leur stupidité: ils restèrent s qu'un génie malfaisant dérotrésors à tous les regards; et hui même, le Turc qui me >it ce fait, me disait, en montrant riptions : « Celui oui parviendra flrer ces signes deviendra nosdes biens qui nous échappent. »
itioo de cet incendie est restée les Turcs, mais ils ne peuvent » ea préciser l'époque ; elle est tire à la naissance des plus vieux ils. En examinant la masse de bres qui entourent l'édifice , et aujourd'hui, est recouverte par *re végétale assez épaisse, on est à croire que cet événement eut » le commencement du dernier Du reste, la trace d'un feu viorestée empreinte sur l'intérieur rs de la Cella , et prouve que n'a péri qu'à la suite d'uu îu- II manque au temple, aujourtreote et une colonnes ; les deux étaient à l'angle sud-ouest gisent ""' d de l'édifice; deux autres qui ent à la face septentrionale se reot également eu avant du portais des vingt-sept autres on n'en F» de vestiges. Or, ces colonnes, * (Tune seule pièce , n'ont pu éviiiwnt être anéanties que par le feu.
|près l'état actuel des ruines du tem- Aiiani , il est à croire cependant n'était pas parfaitement complet fil a été incendié , car rien n exraitla chute de la corniche et de des faees du nord et du couchant, ird'hui, les colonnes sont seulecouronnées par l'architrave, et il wste en place aucuu morceau de «et de corniche. J'ai la conviction «s fouilles opérées au pied de l'édi- J mettraient a découvert de nomfagiuents de sculpture. Tout le 'ion occidental est probablement wisous le sol voisin, «temple est d'ordre ionique, le 1 de la colonne est composé d'une r* Pièce de marbre de 8m520 de ■■Wir; mais en y comprenant la
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partie du fût attenant au chapiteau jusqu'à l'astragale , la hauteur du fût est de Sm706 et la hauteur totale de la colonne 9m&04. Cette proportion est plus élancée que celle des autres ordres de l'iouie, mais elle a beaucoup de rapport avec celle du temple d'Érechthee , à Athènes. Le fût delà colonne a des cannelures qui sont formées par un demicercle, et il est remarquable en ce que, dans la partie supérieure, chacune des cannelures est décorée d'un petit vase en relief, ajustement qui ne se trouve dans aucun autre édifice. Les proportions du chapiteau ne le cèdent point à celles des beaux temples de Hernie; il est décoré dans le cavet supérieur, entre le auart de rond et le filet des volutes , d'un fleuron en haut-relief qui garnit celte partie du chapiteau. L'architrave est très-haute : selou les proportions des temples grecs, elle est décorée d'un cavet et d'un quart de rond , et chacune des faces porte à sa partie supérieure un rang de perles. La frise, qui est d'un caractère particulier, est ornée de grandes consoles en forme de volutes, soutenues par des feuilles d'acanthe. Cet ajustement a tout à fait le caractère ionique et produit un, très-bel effet. Pour ceux qui douteraient que le fragment trouvé près de l'escalier appartint bien à la frise du temple, il y a une preuve convaincante : c'est que la distance d'axe en axe entre les volutes est de 0niG34, et que cette distance correspond positivement à la distance d'axe en axe de six des denticules de la corniche ; d'où il suit que chaque volute porte un denticule et se trouve d'aplomb au-dessous d'un modillon. L'intervalle entre chaque volute est orné de fleurons variés et se trouve également à l'aplomb de l'autre modiilon. Le même ajustement se retrouve dans l'architrave, l'axe d'un ove est à l'aplomb de chaque volute.
La base de la colone est d'ordre ionique : elle porte deux scoties séparées par un double filet et un gros tore dont ta courbure n'est point un arc de cercle comme aux bases romaines , mais une courbe dont la rentrée est beaucoup plus forte en bas qu'en haut. La forme de cette courbure est sans doute motivée sur ce que la perspective déforme les
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courbes engendrées par an arede cercle.
On voit quelques colonnes couchées dans l'esplanade qui entoure Pédifice ; elles appartenaient an péribôie, et avaient 5ta440 de longueur sur CWO de diamètre; elles avaient 24 cannelures, qui étaient remplies par un fuseau cylindrique jusqu'à tM84 au-dessus de la base. Les colonnes étaient d'ordre corinthien; elles formaient un portique qui entourait le temple de toutes parts et fermaient l'espace que les anciens appelaient Aréa. C'était une cour dans laquelle se faisaient ordinairement les sacrifices et les processions, bans Pétat de ruine où il se trouve , letemple d'Aizani est encore d'un grand intérêt, car on sait combien les édifices d'ordre ionique sont rares dans toutes les contrées; Il reste à déterminer1 l'époque à laquelle ce temple fut construit et la divinité à laquelle il fut dédié, question facilement éclaircie par la lecture des huit inscriptions grecques et latines tracées sur cette portion du mur de la Cella que le temps a respectée. L'élégance des colonnes , la légèreté de la structure, donneraient à croire qu'il a été dédié à quelque divinité féminine , si les inscriptions n'étaient là pour attester qu'il fut élevé au plus sévère des dieux, a Jupiter PanheHenien, et tout le territoire qui entourait la ville était dédié à Jupiter Aizanien.
Il résulte de l'examen des inscriptions qui sont placées sur la plate-bande, formant le couronnement du soubassement de la Cella, sur le mur extérieur du temple et sur la face intérieure de PAnte du coté du Pronaos, que des contestations graves s'étaient élevées entre les habitants ey les membres du sénat, sur la quotité de l'impôt à payer pour les terres appelées Cléri, et qui étaient dédiées à Jupiter Aizanien. Quiétus, qui sur les inscriptions ne prend aucun titre, mais qui était sans doute préteur de TAi2ànitide, écrivit à l'empereur Hadrien pour lui demander son avis. Cette lettre n'existe pas sur les murs du temple ; il est probable qu'elle a péri dans la destruction des murs du sud.
L'empereur Hadrien répond à Quiétus une lettre dont nous avons une partie notable. Dans le titre de cette lettre , les deux premières syllabes fUDfei du
nom de l'empereur sont effacées, n il résulte de l'inscription grveque, c'est bien l'empereur qui écritàQuié
Copie d'une lettre «'Hadrien à Quiétus S'il ne parait pas que le ebamp dédié! rois à Jupiter Aizanien soit divisé en anfl parcelles qu'on appelle cléros, il vantl observer, ainsi que tu le penses Ux-mftl qui se passe dans les villes voisines; «tri tins Modestus en ordonnant qu'un In»
levé sur ces parcelles, a déterminé qtieist les champs divises en cléros, il est jos) partir de ce temps Us payent l'impôt Ht été réglé depuis ce temps qu'il fallait 1 imfpot ; mais si l'on- cherche des retaril
Il est probable que l'expression 4 par les rois, « dicatus à regibos, »l signe les rois de Pergame, car lest pereurs romains sont désignés dan inscriptions par les mots tmperé OU À*toxpdrropeç(l).
Quiétus, au reçu de cette lettre* au sénat et au peuple d'AizanL faire connaître la décision de l'empi qui ordonne qu'un nouveau r*<«* la contrée soit fait par un co mètres et d'après lequel on iL la cote de l'impôt des Cléru sujet de la seconde inscription, plaoée à l'extérieur du temple. < annonce aux archontes qu'il i -, à Hespérus une copie de cette km
Avtdius Quiétus aux archontes, an s* au peuple d'Aiaani , salut »
La contestation élevée au sujet dnten sacré dedlé autrefois à Jupiter, durant 4 plusieurs années, a été terminée par la a de noire très-grand empereur. ApM i loi eus écrit pour lui expliquerdakea»!* j'affaire et lui demander la décision oalli prendre, principalement sur deux point vous suscitaient ce différend et qui « tuaient la partie difficile et introuvable faire, h a joint an seoUment philanthn les senUments de jusUce qui président jugements, et il est parvenu à mettre • longue constestation qui s'était élevée 4 soupçons qui vous divisaient depuis lengU comme vous l'apprendrez d'après la leUrcl ma envoyée et dont Je vous ait fait ps«er«i J'ai de plus écrit a Hespérus, procaratraH perlai afin qu'organisant un corps de «M très, il fasse mesurer le terrain et vous eaj connaître l'étendue; et, d'après les Mb* crées de l'empereur, je vous ait déjà fait s naître la cote de l'impôt de chaque (r appelée) Cléros,- dans le territoire -— partir du jour où vous aura reçu
vous pay "-" *
sacré ai tions
k fait a
la Mfl iairteti
(r) Voyez plus bas la lettre de Quiétus Hespérus.
ASIE MIlfEURE.
J as effets de le sagesse de l'empereur
■"anoyé à Hespérus une copte de eetle lettre. ' i-?ooi bien.
[la seconde inscription latine est la fc d'une lettre de Quiétus à Hespé- [ par laquelle celui-ci est chargé de " t compte de l'état des Cléri dans ritoire sacré:
* <ftme lettre de Quiétus à Hespérus.
ai appris que la mesure des Ctéros n était jale, et notre divin empereur ayant ore, d'après sa constitution, qu'il u'y eût
• grande ni plus prtlle mesure dans cette ,qai est dite dédiée a Jupiter Aizanieo, oo cher Hespérus, informe toi quelle est i grande et la plus petite mesure dans
•■éme région, et fais-le-moi connaître.
i troisième inscription latine est la t de la réponse d H espéras à Quiéi par laquelle le premier fait con- * les mesures qu'il a prises pour ndre compte de l'état du territoire, s inscription est malheureusement nplète:
«d'une lettre de Quiétus à Hespérus.
uioes affaires, Seigneur, ne peu veut être 'ia leur fin que lorsque leur valeur a t par la pratique. Comme vou* m'aviea t devons foire connaître la mesure des idaos le pays d'Alxani, J'ai envoyé à ce pd» géomètres...
i plupart des inscriptions décou- -S dans les ruines d'Aizani ne font Mtion aue du dieu Jupiter. 11 n'est [probable que la ville n'ait contenu Jb seul temple , mais tous les autres flont effacés devant la majesté de t édifice Y et leurs vestiges mêmes ont
I existe près du fleuve Rhyndacus i stèle sépulcrale qui était probablert dans le péribole du temple et qui 1 consacrée à un certain Ménophile, ! de Jupiter.
J sénat et le peuple ont honoré Ménopnile Mt If icoslrale , prêtre de Jupiter pour la t fois1 lequel s'est rendu utile à sa p*-
[le mur de la Cetln contient en outre inscriptions grecques, toutes ares à un certain Euryclès, natif Wthènes, qui avait exerce la dignité ^tafaonte, et qui obtint par décret, •NHeolement des remerciements pu- | Mes de la nart de ses concitoyens d'Aij «a» et de l'empereur Hadrien, mais
encore le privilège d'avoir sa statue et son portrait ( *ÀvôpidvToç xa\ Eîx6voç ) exposés dans Athènes et daas le lieu qu'il choisirait. Ces inscriptions se composent d'une déclaration de l'archonte Jason, d'une lettre écrite aux archontes d'Aizani, par Nummius Menés, au nom de l'aréopage, d'une autre lettre de Titus, archonte des Panhelléniens , et enfin d'une lettre de l'empereur Hadrien lui-même, qui atteste les vertus d' Euryclès. Ces inscriptions sont placées à côté de celles que nous avons citées plus haut , sur le bandeau du mur de la Cella. Nous ferons remarquer en passant que cette disposition architecturale paraît être faite pour recevoir les actes de l'autorité publique. La traduction grecque du testament d* Auguste à Anevre est également placée en cet endroit dfans l'Augusteum.
Le temple d'Aizanî ne présente aucun document qui fixe positivement l'époque de sa construction , quoique les inscriptions de ses murs soient toutes romaines et du milieu du deuxième siècle de Jésus-Christ; il y a encore dans son architecture trop dç reflet de l'art grec pour croire que ce monument ne date que de cette époque.
Les vastes constructions du péribole, les ponts de marbre, l'encaissement du Rhyndacus, tous ces travaux, dans lesquels l'art et l'utilité se prêtent un mutuel concours, exécutés d'un seul jet et d'après une pensée unique , ne paraissent pas devoir être attribués aux Romains, qui n'ont jamais eu de grands intérêts dans cette partie de la Phrygie. En effet , lorsque la bataille de Magnésie eut fait tomber l'empire de l'Asie entre les mains des Romains, le territoire de la Phrygie était déjà fondu dans les autres petits royaumes. Mais lorsque les rois Attales s^em parèrent de cette province, l'adjonction de ce territoire à la monarchie de Pergame était pour ces princes d'une immense importance; aussi durent-ils ne rien négliger pour s'attacher le peuple phrygien. C'est alors que se seraient élevées ces grandes constructions dont le caractère s'accorde assez bien avec l'époque de transition à laquelle elles auraient été faites , la fin des monarchies asiatiques et le commencement de la puissance romaine.
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