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CHAPITRE XXV

IMovez page 4*0.

WfcrUkJ.e. p. 87, col. 1".

▼iXLÉB DB NACOLBIA, TOMBEAUX DBS BOIS DB PHBYGIB.

Toute la partie centrale du plateau de Phrygie, couverte de montagnes peu élevées et de forêts étendues, a été, à une époque reculée, le séjour d'un peuple primitif, qui a donné des preuves nombreuses de son goût pour les arts et de la durée qu'il désirait imprimer aux monuments qui sortaient de ses mains. Rien, dans ce qui nous reste de cette époque, n'indique l'influence d'un art étranger, et les préeieux monuments que nous allons observer sont aussi éloignés des principes de l'art grec que de l'ancien style perse ou de la eurieuse originalité du lycien. Ces monuments sont propres à la Phrygie; la langue même de leurs inscriptions reste renfermée dans les limites de cet ancien royaume; et dans la vaste étendue de territoire qui existe entre Synuada et Naco4éia , on ne voit que de rares débris de monuments romains. Il semble <jue les conquérants de la contrée aient ignoré ces vallées solitaires, où plus tard ues familles chrétiennes vinrent cher* cher un refuge contre les persécutions du paganisme , peut-être aussi contre l'invasion musulmane. Le caractère spécial de ces rochers est d'être constitués en masses compactes, formant des collines abruptes qui offraient un vaste champ aux sculpteurs des premiers âges pour y placer leurs monuments.

Rien n'est sévère et majestueux comme ces solitudes que la nature embellit d'une verdure perpétuelle. Ici , l'œil se repose sur le gazon frais des vallées; il contemple plus haut, le sombre feuillage des pins qui étendent leurs branches séculaires ondulées et tordues, au milieu des rochers, comme la faible tige des arbrisseaux. Rien aux alentours ne trahit te séjour de l'homme. A certaines époques de l'année, les Turcomans nomades, traversant le pays, viennent planter leurs tentes auprès des vieux monuments phrygiens; mais nul ne peut indiquer leur position exacte, car ces vallées sont sans nom ; et la patience du voyageur peut seule les découvrir après de longues recherches.

L'UNIVERS

Les chambres sépulcrales de Seïd el ar sont les premiers indices de cette architecture taillée dans le roc, qui est caractéristique de cette contrée, et dont les monuments se multiplient sous toutes les formes, laissant dans l'esprit une idée confuse de la grandeur d'un peuple oublié , qui n'a laissé sur la terfe que l'empreinte de ses tombeaux.

A une lieue au nord du village , en suivant la route de Bayât, on arrive à un lieu nommé Kirk hinn, les Quarante Chambres. (On sait que le terme quarante est employé chez les Orientaux pour désigner un nombre indéfini.) En effet , une longue suite de rochers formés d'un tuf volcanique d'un blanc jaunâtre, sont percés d'une infinité d'excavations, formant tantôt des cellules séparées, tantôt des chambres communiquant les unes avec les autres, et situées à différents étages, quelquefois même fort élevées au-dessus du sol, de sorte qu'elles sont devenues aujourd'hui inaccessibles. La plupart de celles dans lesquelles on peut arriver portent des traces du feu; car, depuis plusieurs siècles, elles servent de demeures d'hiver aux Yourouks (aux Turcs nomades), qui, pendant l'été, vont chercher des pâturages sur ces plateaux. On peut s'assurer qu'à une certaine époque quelques-unes de ces chambres ont servi de tombeaux ; mais leur nombre est trop considérable, leur construction a trop de rapports avec certaines villes troglodytiques observées daus la Colchide

f)our qu'elles n'aient pas été faites dans e but d'être habitées. Ceci se trouve d'ailleurs confirmé par l'absence totale de monuments construits, qu'on puisse raisonnablement faire remonter à la même période. Douze milles plus loin, marchant toujours vers le nord , on arrive près d'une montagne abrupte , au pied de laquelle est le châteaude Bayât, fortification du moyen âge , qui tombe en ruine.

En traversant une vallée déserte, nous remarquons un rocher creusé ; mais là ce sont des sépulcres; les chambres sont couvertes par une double pente en forme de toit. Ce lieu porte le nom de Inn bazardjik. Les chambres sont nombreuses et de différentes formes.

Dans le haut de cette vallée se trou-

vent les demeures d'été des habit!

de Bayât. Partout dans les rochers, anciens ont creusé des habitation!

des tombeaux. Le terrain se coroi d'agglomérats volcaniques, blancs,!

les a tailler. A six milles de là, on connaît la formation calcaire oui s'a jusqu'à la vallée nommée Ak kilis l'église blanche, dans laquelle sont q ques ruines d'un village et d'une i pelle byzantine. Après avoir franchi col bien boisé, on arrive à la demi d'été ( Yaéla) des habitants de Ko»

Pacha-Khan , située dans une gra vallée dont le sol est toujours ved bien cultivé. C'est dans ses environs i se trouve la vallée des tombeaux des i de Phrygie, tous taillés dans lera d'une surprenante conservation.

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