BEAUX DE YÀPUL DAGH.— COM- BETT
b remonterons maintenant la de Doghanlou jusqu'au monuds Midas, pour suivre la route par M. R. Stewart dans le yaëla de Idagh, jusqu'au village de Como ii a découvert plusieurs monufe importants de cette même péiphrvgienne. Après avoir rejoint le wu de Yasili kaïa , on fait route le sud jusqu'à Yapul dagh keui, "é de sept kilomètres de Yasili
le flanc du rocher, et à une hauconsidérable, on aperçoit un mont funèbre dont la porte est déde sculptures. La vallée est trèsilière, elle a environ huit cents pas K,urt tombeau d'une époque moins e, taillé dans le rocher est situé plus loin vers le sud-ouest en aat la vallée, mais il offre un bore intérêt.
côté de la vallée le tombeau ripai est d'un accès difficile ou pluwsaue inaccessible; mais en faisant Hr du rocher par un chemin un peu long, on peut arriver de plainau sol du tombeau, devant lequel laissé une petite plate-forme dose par la façade décorative, mais ' hté l'entrée du tombeau était de ! côté de la roche. Ce monument, 5 l'avis de M. Barth (1), est d'un 'grand intérêt au point de vue de li et certainement aune haute anti- ;mais les sculptures qui sont sous mpan au-dessus delà porte ontbeau- P souffert et sont assez difficiles à tonaître. M. Stewart a cru voir deux *aax dans l'attitude de l'adoration , i autre observateur M. Mordmann dis- <oe ub bonnet phrygien surmontant l pilastre placé entre deux figures de *>. L'intérieur du rocher offre trois tabres sépucrales de moyenne gran-
i (») Uc ci/., y3.
deur, l'une est voûtée, le plafond de l'autre est eu forme de fronton. Le rocher dans lequel est taillé ce tombeau est couronné par une plate-forme où l'on remarque des traces du travail de l'homme, et qui donnent à supposer qu'il était fortifié de la même manière que Pismich kaké si. Aux endroits où le rocher est brisé on a établi une sorte de parapet; cette plate-forme, qui a une largeur suffisante s'élève à cent vingt pieds environ au-dessus de la rivière.
La disposition du rocher, qui est accessible de l'autre côté, ne permet pas de penser qu'il y ait eu là un château fort, mais un lieu de résidence d'été des rois de Phryçie, nui avaient leur demeure d'hiver dans la plaine de Yasili kaîa.
On remarque des magasins taillés dans le roc et un conduit souterain pour le service des eaux , qui descendait jusqu'à la rivière.
Dans l'antiquité phrygienne, ce groupe de rochers avait certainement été disposé dans un but de défense, mais il servait aussi de lieu de sépulture : la dernière destination a été peut-être la conséquence de la première , quand le château tut abandonné, car on n'aurait pu transpercer d'outre en outre le rocher pour établir le tombeau dont nous venons de parler, quoique l'escarpement du rocher ait concouru à la sécurité.
D'ailleurs l'ouverture pouvait être facilement fermée.
Sur la même face de rocher ont été taillées différentes grottes sépulcrales dont quelques-unes sont ornées de façades d'une style original. Les ruines que l'on rencontre aux alentours de ces tombeaux indiquent que ce lieu a été habité dans des temps moins anciens.
Le village de Combett occupe la pente nord d'une colline à l'ouest de laquelle la rivière forme un marais. Ce village se compose de soixante maisons habitées une partie de Tannée par des familles Youroukes.il offre un grand intérêt archéologique par le nombre de monuments taillés dans le roc qui se rencontrent aux environs.
M. Barth a observé un monumentd'un style particulier auquel il donne le nom de Niche à offrandes (1) ; une ouverture
(i) Gebft odw Opfer-NMclie.
LTJNIVERS.
en forme de cheminée communique avec l'intérieur. La hauteur du mouument est d'environ sept pieds, et de chaque cdté la face du rocher est sculptée avec art ; la façade représente une porte cintrée couronnée par un fronton sur lequel sont sculptées des urues de différentes formes : c'est du moins ce qu'on peut conjecturer (1). Toute cette vallée du temps de la splendeur de la monarchie phrygienne devait présenter un magnifique coup d'oeil ; cette excavation en forme de cheminée qui paratt surprendre M. Barth se retrouve dans un grand nombre de monuments taillés dans le roc en Cappadoce, en Lycie et en Phrygie ; son usage n'est pas encore bien défini, on peut conjecturer qu'elle était destinée à faire des libations.
Il nous reste à décrire le monument le plus remarquable de ce groupe, dé* couvert par M. Stewart et publié dans son ouvrage sur les monuments Phrygiens (2). L'auteur a donné à ce monument le nom de tombeau de Solon, à cause de ce nom qui se trouve au commencement d'une inscription. Sur la face voisine de l'entrée est sculpté un boeuf avec une bosse comme le zébu de l'Inde (3) ; il se trouve figuré sur quelgués médailles phrygiennes. Sur l'autre face à droite de la porte est un médaillon représentant une tête de Méduse ; dans le fronton au-dessus de l'entrée est figuré un bouclier ayant deux aigles de chaque côté, enfin un cartouche carré qui surmonte la porte est orné d'une sculpture représentant deux lions se regardant face à face, et entre les deux est une urne. Cette composition rappelle avec une autre mouvement les deux lions de la porte de Mycènes.
Ce tombeau se trouve au village de Combett et dans le voisinage de la maison de l'Agha. L'inscription qui se lit
(x) Barth Reise, 1. c, p. g5.
(») John Robert Stewart, Description of some ancient monuments, willi inscriptions still existing in Lydia and Phryhia, illustrated wilh plates from sketches made on the spot., London, fol., 1841.
(3) Cet animal est aussi reproduit dans les bas-reliefs du théâtre d'AJzani ; il était sans doute répandu dans la contrée à cette époque reculée.
dans l'intérieur est gravée en cai semblables à ceux du tombeau das ; ce tombeau est taillé dans dur semblable à ceux de la m Doghanlou.
Ce même monument a été vii 1858, par MM. Barth et Mordi ces deux observateurs n'ont pas 1 mêmes choses que M. Stewart; M de Méduse ne sont plus que dei cliers; les figures de lions et de!
sont à très-haut relief; l'enseml l'édifice présente la forme d'un1 temple; les deux aigles qui sort le fronton ont beaucoup souffert sujet de l'inscription , les deux vovf émettent une opinion tout à fait tendue : c'est qu'elle n'est qu'une tion de récriture archaïque trad un visiteur d'une époque assez rél et l'un deux va jusqu'à dire qu'é remonte pas plus haut que le tefll Julien l'Apostat. Dans le Turbé' de la maison de l'Agha de Cornai voient quelques sculptures de à qui sont de répoque romaine.
Malgré les divergences d'opiné observateurs qui nous ont transit documents sur ces remarquable vrages, il reste un fait acquis à toire , c'est que la vallée de Dogha est bien la région où vécurent les de la dynastie phrygienne, et qui!
mentionnée par Strabon comme dé!
et abandonnée de son temps.