CHAÎNES BU CENTRE
Si l'on voulait établir une théorft montagnes du centre comme les anf géographes l'ont fait du mont Tad on pourrait dire que l'Olympe de 11 joue au nord le même rôle que le n Cragus de Lycie au sud; c'est-àqu'il forme comme la souche de to les chaînes qui sillonnent la partie < traie de la presqu'île.
A l'ouest il se rattache au mont par une suite de soulèvements contii Il se dirige au sud par le Tournai dagh jusqu'au centre de la Phrvgie, l'ouest il se rattache à i'Eima dagh, n'est que la continuation des me A la dagh. II est une particularité fa plus commune en Asie que dans régions d'Europe, c'est que les co des différents fleuves ne suivent que rement la pente des montagnes , m viennent au contraire les couper à an, droit et s'ouvrent un passage là où T ne croirait pas qu'une rivière dût pass Pline dépeint d une manière très-anin la lutte de l'Euphrate avec le m< Taurus (I) lorsque le fleuve rencon le géant des montagnes d'Asie. Mais fleuve n'est pas le seul qui semble pu dre à tâche ûV se détourner de son coi pour aller chercher des issues imp< sibles. L'Halys, après avoir longé montagnes de la Cappadoce, tout brusquement au nord et va se jeter t les montagnes du royaume du Pc qu'il franchit dans les défilés de Se gourlou.
Le Rhyndacus, qui se rend dans mer de Marmara , l'Hermus prenant source dans la même région , et qui si un cours tout à fait opposé , présent!
le même caractère, et cependant c défilés étroits qu'ils franchissent ne so pas des vallées d'érosion creusées p les eaux, ce sont comme des fent ouvertes dans les chaînes et qui so contemporaines de la formation. I
(i) Pline, U>. V,ch.»4. "
des petits fleuves de la cdte sud d'une manière analogue.
On peut dire qu'il n'y a nue le Méandre et le Caystre qui coulent régulièremeat dam Jeun vallées respectives en marnant tranquillement les montagnes qei dirigeât leurs cours. Ainsi le pasapi de* fleuve du continent à la mer b «ff-i pas le moine du monde l'indicaaaa d'une vallée supérieure. Il sufût ce jeter les jeux sur la carte d'Asie pour mr combien le cours des rivières est toaaiytf et par conséquent combien le friief du terrain est difficile à peindre #me manière intelligible. La chaîne mpmtét le massif de l'Olympe mysien t'drre rapidement à peu de distance et la mer de Marmara, et c'est du coté
m nord au'il présente le plus imposant L histoire de l'Olympe est tel-
; liée à celle de la ville de Broussa me m serait rompre l'unité du tableau me de les séparer l'une de l'autre.
Mm nous contenterons ici de grouper la chaînes qui se rattachent au massif «rotymoeet qui contribuent à former te relief de lu contrée. Toute la région nénéraaale de 1 Olympe règne à une bmtev de mille à onze cents mètres aademsdu niveau de la mer, et quoique les «datations des montagnes qui la t ne paraissent que de peu d'im- » , elles ne laissent pas que d'à- ! altitude absolue considérable.
La chaîne qui se détache de l'Olympe du taie du sud s'étend jusqu'à Kutayah rt s'abaisse vers cette ville en formant avers plateaux. Celui de l'est est arrosé mr le Poursak ou Thymbrius, qui va se jeter dans le Sangarhis. Le plateau de reaest, au centre auquel est située la ville <f Aizani t est arrosé par le Rhyndacus , fâ se rend directement à la mer, en traversant le lac d'Apollonias. Ce niatas dTAizani, appelé aujourd'hui Tcnaféer htssar (le Château de seigle) est emoe le point de partage des eaux mtre la Propontide et la mer Ionienne.
A très-peu de distance d'Aizani, un antre fleure l*Hermus prend sa source et coule vers le sud.
Une grande chatne courant est et tant donne passage à ce cours d'eau.
ESe porte aujourd'hui le nom de Mourai dagh. Cest le mont Dindvmène. la mmrif de l'Olympe est granitique;
mais toutes les montagnes qui viennent s'appuyer sur ses flancs appartiennent au système calcaire et à l'argile. Aussi la contrée située entre Broussa et Kutayah se présente-t-elle sous des traits uniformes et monotones. La ville même de Kutayah est dominée par une montagne crayeuse. Toute la plaine environnante est dépourvue de végétation.
Le Mourad dagh offre un tableau tout différent. Ses pics, hardiment déeoupés, se dessinent sur l'horizon. De vastes forêts et des vallées profondes offrent aux nombreuses populations nomades des retraites d'été appelées yaéla aussi fraîches que sa labres. Le Mourad dagh, vu des hauteurs de Kédiz, grand yaéla qui est situé à 1,100 mètres audessus de la mer, se dessine comme une chaîne courant de l'est à l'ouest. Mais du côté du sud ses contreforts descendent en suivant le cours de THermus presque jusque dans les parages de Koula De nombreuses villes de la Phrvgie Épictète se cachent dans les replis du terrain, et sont aujourd'hui de pauvres villages. Au delà du Mourad et vers le sud ouest court le Gouroun dagh, dont les sommets restent couverts de neige une partie de l'été. Mais toutes ces montagnes, dont les noms anciens sont ignorés, ne présentent, au point de vue historique, qu'un médiocre intérêt, et dans I état incertain de la nomenclature turque il est difficile d'en donner une description satisfaisante , puisqu'elles changent de nom , presque à chaque village, comme les cours d'eau qui les arrosent. Ainsi l'Hermus s'appelle à sa source Kédiz tchaï; plus loin vers la plaine de Sardes c'est le Sarabat.
Une autre chaîne un peu mieux caractérisée , partant du mont Olympe , sépare la Bythinie de la Phrygie Épictète. C'est 1 Ak dagh dont les ramifications s'étendent jusqu'à Angora ; cette chaîne appartient presque tout entière à la formation granitique. Elle est arrosée par le fleuve Sangarius, et s'abaisse vers le sud nour former le vaste plateau de la ville de Sevri hissar. Mais le rerers sud est bordé par une chatne secondaire offrant des soulèvements de syénite très-remarquables. C'est au pied d'une de ces montagnes qu'est si-
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tuée la ville de Pessinunte, et par conséquent la montagne est le mont Dindymèoe cité par Strabon , mais différent de la chaîne que nous venons de nommer. C'est la dernière montagne historique de ces régions.
Au sud s'étendent les terrains accidentés de la Phrygie, qui sont presque tous le produit de feux souterrains.
Le système calcaire se montre de nouveau à Test et s'étend jusqu'à la plaine de Kara hissar; c'est dans ces montagnes que se trouvent les célèbres carrières de marbre de Synnada et les
ont valu son nom à Kara hissar
qui (le
grands épancheraents trachytiques ont valu son i Château Noir ).
L'Ait dagh, changeant de nom, se prolonge toujours à T'est. 11 donne passage au fleuve Halys et va se rattacher aux montagnes d'Amasie.
Au sud de cette chaîne , qui se décompose en plusieurs ramifications parallèles qui traversent la province de Haimanah, commence la région des plateaux, oui, rarement interrompus par des ondulations de terrain, s'étendent jusqu'au delà de Césarée. Ces plateaux
contiennent plusieurs tecs,notamm«f le grand lac Salé et plusieurs autres lac* appuyés aux versants septentrionaux d Taurus. Puis viennent les terrains vo caniquei d'Urgub appartenant à la fo mation plutontenne dont le mont Argi est le point saillant.
Du cMé de l'ouest une antre régioi appelée laCatacécaumèneou pays brûl est aussi le produit des feux soutei rains. La description dé ces contré sera mieux placée à côté de celle <fc villes qu'elles renferment. On se fa mieux une idée des traits généraux 4 pays.
On voit par le tableau très-*uccin que nous avons fait du relief de presqu'île, qu'on peut la considén comme un vaste plateau soutenu i nord et au sud par des contre***?
montagneux qui ne sont autres que Taurus et le mont Olgassos. Dans partie ouest, les chaînes de montago viennent s'amortir au bord de la me c'est ce qui forme ces golfes Si non breux et si profonds qui sont preeqi tous parallèles entre eux.