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CHAPITRE XLVHI

i*S CHBYBBS d'àMOBA.

II y a bien longtemps jque la belle race «es chèvres d'Angora a déjà attifé l'attention des voyageurs qui ont pvx couru la région très-limitée qu'elle h* bite. Dès l'année 1554, Busbek, smba> sadeur de Hollande, proposait à sa gouvernement d'en transporter qa£ ques sujets en Europe. Les voyage*!

géographes ont tour à tour émis, às$ leurs ouvrages, quelques idées sar lai moyens de transporter hors l'Asie, d surtout de multiplier eri Europe, «*l race de chèvres. L'auteur de celifiti lui-même , dans diverses pubiteatioaftj traité cette question d'une manière if cidente; nous allons- résumer ici ta renseignements les (dus précis wbtàil jusqu'à ce jour.

11 est un fait généralement reeonsi c'est que cette race de chèvret estto fermée dans un district très^u éternel et malgré les avantages ■* que atwai cette belle toison soyeuse* le coèoirt et la manufacture déports deîebètrtfi sont toujours rettfetmes'dunsto's!* ville d'Angora , malgré les t faites par d'autres vfltesvfour a sur leur territoire de* srçett *««■ espèce. .

L'écrivain turc Ê#Wa vanta tek"»

et la qualité des ra^toraoutew a plateau de la haute Ptanwie, etU sjoojej « Mais rien ne saurait donner ont m

très-atrtiques représentai 4Ks tfgar* **£ tèle rasée et la houppe de chereux ** * sommet du crànei '

ASIE MUŒUBK.

Je la beUe toison soyeuse des chèvres tf Angora; on ne saurait trouver ailnus rien de comparable. »

^Le voyageur Busbeck , partant de pour se rendre à Amasie, ne eoralà rencontrer ces chèvres à toison pûse qu'a Test du Sangarius, dans environs de la ville de Bey bazar [n'est éloignée que d'une journée de he d'Angora. Les moutons à large e étaient également très-nombreux.

j toison des chèvres est, dit-il, prèsaussi beUe que la soie , d'une exse finesse , brillante et longue iusà traîner sur le sol. Les bergers n ont r Thabitude de la tondre, mais de praeher. On lave souvent les chèvres s les ruisseaux d'eau courante , et les mène paître dans des cantons produisent une herbe verte et maii ou un court gazon qui est très- Irable à la finesse de la toison. 11 généralement reconnu que tout chantent de territoire ou de nourriture défavorable à la toison.

produit des troupeaux de clùvres perte à Angora, où les femmes le \ le tissent, le teignent, et en fabri* une étoffe soyeuse et brillante, appelle eymatilis, et qui est empée pour les vêtements des sultanes.

'ournefort, en 1711, donna, le pre- >, le portrait des chèvres d'Angora ; ait traversé la province de Galatie, tffirme, comme l'a fait Busbeck, que SMirt et fin gazon de ces contrées est Mavorable à la finesse et au brillant de ces toisons, qui pendent en ns frisés, et acquièrent uae lonr • de sept ou huit pouces. Ces toioe sont jamais exportées brutes, elles sont filées et travaillées dans , pour ne pas priver les nabide cette branche d'industrie.

A l'orient dn fleuve Halys , Tournea'a trouvé aucune chèvre d' Angora ; lis tous les troupeaux qu'il a rencons étaient composés de chèvres corn- ' , de la race de Koniah (chèvres à très-longues oreilles pentes), donnant beaucoup de lait, is dont la toison ne sert que pour la kbrieation des feutres. A l'ouest , au «traire, il ne put rencontrer les chères d'Angora au delà de Bey bazar.

I Vers le sud-ouest, Pococke 'rencontra

les premiers troupeaux vers Sevri hissar. Ainsworth ne trouva pas la race de ces chèvres répandue vers l'ouest , au delà de la jonction des deux branches du Sangarius.

Aucher Éloi , venant de l'orient, rencontra des troupeaux de chèvres blanches , dès son entrée en Galatie , vers Nally khan.

Paul Lucas estime que cette race est renfermée dans un cercle de huit à dix jours de marche, dont Angora occupe la partie supérieure. Cette province porte le nom de Haîmanah. 11 attribue aussi à la finesse du gazon la qualité de la toison. Lucas avait pris soin d'envoyer, en Angleterre et en France, quelques échantillons de ces toisons, pour en faire des perruques, les grandes perruques étant de mode alors; mais son projet de commerce ne put avoir de suite, l'exportation des peaux brutes et des toisons étant prohibée.

La filature et le tissage des poils de chèvre est encore aujourd'hui renfermé dans la seule ville d'Angora, et les étoffes qu'on y fabrique ont conservé leur haut prix. »

La qualité la plus inférieure du poil de chèvre coûte , à Angora, de douze à quinze francs l'oke (1 kil. 25); la plus belle va jusqu'à soixante-dix francs :

aussi est-ce la richesse des habitants d'Angora.

Macdonald Kinneir, qui a traversé plusieurs fois l'Asie Mineure, a rencontré , à l'est de l'Halys, de nombreux troupeaux de chèvres, mais pas une seule de la race d'Angora. 11 regarde ce fleuve comme la limite orientale de la race d'Angora.

Ainsworth, venant de l'Halys, rencontra pour la première fois les chèvres d'Angora dans un campement de Turcomans appelé Hassan-Oglou , à l'ouest de la chaîne de montagnes , à une petite journée de marche d Angora. Quant au développement de cette race, du nord au sud , elle ne dépasse pas les montagnes de Kalatjik au nora, et au sud celles de Seid el ghazy, c'est-à-dire qu'elle est renfermée dans la plaine appelée Haiinauah,

Lorsque Hamilton visita la ville d'Angors, en 1886, il trouva le commerce et Tindustriedu poil de chèvre dans un

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état de décadence relativement aux .anciens temps , parce que la jalousie des Turcs à regard des Arméniens, qui sont les plus grands détenteurs de trou* peaux, avait porté les premiers à établir un monopole sur le poil de chèvre, et le droit d exportation était réservé aux seuls Musulmans. Mais peu de temps après, un ordre de la Porte rendit de nouveau ce commerce libre. Le nombre des troupeaux de chèvres allait en décroissant.

Tout le montant des exportations ne dépassait pas vingt mille okes , et il y avait très- peu de fabriques en activité a Angora même. Cependant, en 1839, Ainsworth calcule que le montant des exportations est beaucoup supérieur au chiffre que nous venons d indiquer ; mais d'après une remarque de son compatriote, peut-être fait-il entrer dans son compte l'exportation de la laine de brebis.

Le géographe turc Ewlia, écrivait en 1648 : « La récolte de leur toison se fait d'une manière particulière; les chèvres ne sont pas tondues comme on tond les brebis , on prétend que cela nuirait à la finesse de leurs soies ; mais on arrache la toison brin à brin. Cette cruelle méthode fait pousser aux pauvres chèvres des cris lamentables. Les bergers ont l'habitude de laver leurs corps avec de l'eau de chaux et de la cendre; le poil tombe naturellement, et le corps de l'animal reste nu. » — Il semble qu'une semblable méthode doit être plutôt nuisible qu'utile, car la racine du poil étant tombée, il ne repousse point. On ne peut nier cependant que l'habitude d'arracher la toison des animaux n'ait été en usage chez les anciens , puisque le nom latin des toisons, reliera, vient du mot arracher, vellere, et Terrentius Varo ( De re rustlca, liv. III, il) dit positivement que les bergers de son temps arrachaient la bine des brebis, pour qu'elle repoussât plus fine. D'après cet écrivain , la tonte des brebis aurait passé de Sicile en Italie; mais il atteste en même temps qu'elle était usitée chez les bergers de Cilicie . et qu'elle fut introduite dans la grande Phrygie.

Les anciens écrivains, Strabon, Pline et Varron, ne connaissaient pas la

chèvre d'Angora , et c'est à tort que les traducteurs de Strabon ont cru reconnaître cet animal dans les Aoptlç dont parle Strabon. Il est probable que les Àopxéç étaient les moutons sauvages qui sont encore répandus dans les mont* gnes de la Cappadocc et du Pont.

Il devient a peu près certain que, dans l'antiquité , cette race de ehèVwj était inconnue à l'ouest de l'Haïra,*

Qu'elle s'est répandue dans les pâraw 'Angora à la suite des excursions h tribus turcomanes , qui sont les pta parfaits éleveurs de troupeaux. Aocta Eloi recueillit quelques documents à o sujet, pendant son séjour à Angora, e son voyage contient le passage suivant « Les races d'animaux remarquante par la longueur du poil tels que cnè vres , chats, ne s'étendent pas dans « rayon de plus de vingt-quatre lieues « tour d'Angora , elles ont été apportée dans le treizième siècle. A cette ép

3ue , Soliman Schah, tige de la mai»

es Ottomans, ayant voulu se soustrair à la domination de Gengis Khan, quitt le pays de Kharizme ou des Tord mans, à l'est de la mer Caspienw chassant devant lui à petites journées h troupeaux de chèvres, dont la bordel rait sa principale nourriture, pour H nir dresser ses tentes dans l'Asie VI neure. Il pénétra jusqu'à l'Euphraid mais, s'étant hasardé à passer ce fleuj à cheval, il s'y noya. Ertoghrul, son fil s'avança davantage dans l'Anatotie.j régnait alors Ala Eddyn, sultan <TW nium et de la dynastie .des Sedjooiidl Il se soumit à ce prince avecqu* cents familles turques qui lui oj»

saient, et rendit au sultan des sernsj signalés II en reçut pour rèeonuw le territoire de Sugud , et étendita suite sa domination sur le pays ^ entre Angora et Césarée.

Ces chèvres seraient donc de la rij trans Caspienne, et si elles se sootaj climatées dans ces régions, ne doiM pas espérer qu'elles pourraient fr également dans des pays qui Um"" d'un climat analogue.

Elles auraient été transportées ces régions au treizième siècle, m1 ignore sur quelle base certaine tradition est fondée; seulement rappellerons que les chèvres d'Aï

fipftt leur origine chorasmienne et Inr vie errante , se sont trouvées un nr dans les plaines de la Galatie mime dans leur propre climat : elles Km des bergers suivant la même Éthode, et se sont trouvées en un mot nwne uoe colonie isolée , qui ira pas Eootré du côté de l'ouest un pays qui ft les mêmes analogies, ee qui l'a séché de se développer de ee coté. * in contraire, on a observé que ces ivres, avec leurs longues tresses soyeuiet pendantes, se sont étendues fort loin vers l'est, dans un grand cercle contrées de l'Asie antérieure, et que, R un grand nombre de localités, il I encore des troupeaux indigènes , lia toison , comparée avec celle des ras d'Angora , paraît être tout à

semblable. Le professeur Peterm a acheté à Bagdad des gants de foonie faits dans le Kurdistan orientai sont tout à fait semblables aux K d'Angora.

ùsworth a trouvé en Assyrie, dans iontognes à Test de l'Euphrate, au eu d'une grande variété de chèvres, epèee qui, à part sa couleur brune, tout à fait semblable à la chèvre ngora. Elle a, comme elle, de grantresses soyeuses et frisées, et des corjaunes.

t côté de celles-ci , il y a de grands féaux de chèvres, dont la toison est «soyeuse et frisée, mais dont la nu- est noire. Ces races s'étendent poche en proche vers l'est jusqu'à die espèce connue de Bokara. On rencontre aussi dans le Djebelfoak dont la beauté n'est pas in* Rire à celles d'Angora, ta en fabrique des tapis et des étof- » qui sont connues sous le nom de «lot; non pas du nom du chameau, * le poil ne donne qu'une étoffe sans knt, mais du nom de Seil-el-Kem- »» qui est celui de la chèvre. C'est MoeTournefort appelle les étoffes w à Agora.

ire au'on s'élève dans les hauts de l'intérieur de l'Asie, dans

climats secs et froids , l'espèce des

— s'améliore comme en Perse , à t et au Thibet, et fournit cette matière du schall de poil de

*,Sa-Ha-La des Chinois, qui se

compose non-seulement des poils soyeux de l'animal, mais encore du duvet doux et fin qui crott à la racine des poils.

Corancez, pendant son séjour dans l'Asie antérieure, de 1800 a 1812, a fait, des chèvres d'Angora, l'objet d'un mémoire important, et Tchihateheff a fait aussi d'excellentes recherches sur le commerce d'Angora et des autres villes de l'Asie Mineure.

Les pasteurs de l'Asie Mineure forment une grande partie de la population du pays, soit comme bergers de brebis, soit comme gardiens de chèvres.

11 y a deux espèces de chèvres selon Corancez; la chèvre ordinaire (capra hireus), qu'on appelle kara-ketji, et la chèvre d'Angora , appelée chèvre kemmel ou teslik-ketji. Ou les rencontre souvent paissant ensemble, mais elles ne se mêlent jamais. Les premiers troupeaux que l'on rencontre en venant du nord se trouvent dans la vallée de Tchibouk ora, où ces deux races prennent ensemble leur pâture. La chèvre d'Angora n'est pas seulement une variété plus noble de la race générale des chèvres , c'est plutôt un genre particulier de cette même race. La première est répandue dans toute l'Asie Mineure; la seconde a un canton déterminé , qui ne s'écarte pas du cercle de l'ancienne Galatie, à l'occident de l'Halys, ou Kizil irmak, du groupe de montagnes d'Angora et de leurs environs les plus proches. La chèvre commune d'Asie est très-voisine de la chèvre domestique d'Europe. Cet animal se trouve en Syrie, en Egypte, dans la Natolie et dans tout l'Orient. Sa toison est noire ou d'un brun foncé; le poil en est droit, long, assez fin vers le bout qui s'implante dans le cuir, plus noir et raide à l'extrémité contraire. La chèvre noire se tond tous les ans; son poil est grossier et ne s'exporte pas. Il se travaille sur les lieux; on en fabrique des étoffes rudes, des tentes, des sacs semblables a nos sacs de crin. Celui d'Angora n'est pas plus estimé que celui des autres parties de l'Orient, et vaut, sur les lieux, 1 fr. 30 c. le kilograme.

Sous ce poil et sur la peau même de l'animal est un autre poil plus court et plus fin; on l'obtient en trottant avec de l'eau de chaux la peau de l'animal

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encore garnie de ses poils : après quelques instants , le poil et le duvet se détachent du cuir et se séparent aisément l'un de l'autre.

Le duvet de la chèvre noire est connu sous le nom de poil de chevron. 11 est employé dans diverses manufactures et particulièrement pour la fabrique des chapeaux. C'est surtout pour cet usage que Marseille en tirait une grande ouan* tité. Le duvet des chèvres de Syrie est peu abondant et la qualité n'en est pas estimée, celle qu'on tire d'Angora, d'Erzeroum et du nord de la Perse l'est beaucoup plus. En général , toutes ces laines sont expédiées à Smyrne par les caravanes do chameaux qui partent d'Erzeroum ; de Smyrne, elles sont envoyées en Europe par mer.

En Asie Mineure , le duvet de chèvre sert principalement pour faire des feutres; cette industrie, qui est d'origine persane, est en grande activité à hpahan, où l'on fabrique des tapis de feutre de couleur grise ornés de fleurs. On fait aussi des manteaux tout d'une pièce, qui servent dans les tribus nomades, et surtout chez les bergers qui passent les jours et les nuits à la garde de leurs troupeaux.

La chèvres blauche (tiéik guetchi ) est la plus belle espèce de6 animaux que l'on trouve à Angora. Buffon l'a décrite sous le nom de chèvres d'Angora : sa toison est d'une blancheur éclatante ; les poils qui la composent sont longs , déliés, soyeux et frisés naturellement; leur 6nesse est extrême. Tandis que la chèvre noire a le poil aussi dur que le crin, celui de la chèvre gueschi est aussi souple que la laine la plus précieuse des mérinos d'Espagne. Ces poils, longs et frisés , composent senls toute la toison du tislik gueschi. Aussi déliés à leur extrémité supérieure qu'à leur racine , ils ne sont mêlés d'aueun duvet étranger. Ainsi la laine de chevron appartient exclusivement à la première race , et ce duvet est entièrement étranger à la toison de la chèvre d'Angora.

Cette différence fournit seule un caractère constant qui distingue les deux espèces; il y en a beaucoup d'autres : tandis que la chèvre noire se multiplie dans tout l'Orient \ la? chèvre à poil*

soyeux est particulière au sol d'Angora et des environs. Au delà, la race s'abâtardit, le poil devient plus grossier, on ne trouve plus l'espèce, qui, seules fait la richesse de la ville qui lui i donné son nom.

Le territoire d'Angora est à plus dé huit cents mètres' au-dessus du niveau de la mer, il est formé de «ootaend

Sui sont couvertes de neige aeadaai eux mois de l'année; aussitôt que la; belle saison arrive on y conduit ta chèvres, qui y restent jusqu'à rbiw changeant constamment de pâturâtes Les troupeaux sont composes de deu cents à huit cents têtes. Les mâles m plus hauts que les femelles, leur toisa est également blanche et frisée, niai les poils sont plus rudes/

Aujourd'hui, l'usage général est i les tondre avec des ciseaux, après k avoir lavés dans l'eau courante. Liti son des femelles dépasse ordiaairHDel le poids d'un kilogramme. La total!

de la récolte est filée sur les lieux mena l'exportation en est interdite, oo i peut exporter que les étoffes fabriqua

Lorsque la toison est coupée, « I peigne avec un peigne à longues dena elle est ensuite livrée à la filature, qi se fait toujours à la main : c'est l'otf nation journalière et constante de ton* les femmes du pays, depuis cette* d'« rang élevé jusqu'aux simples bereèn Le rouet est pour ainsi dire ioconai la quenouille seule est en usage, tart fixée sur un pied, elle sert quand fileuse est assise sur son divan, taal passée è la ceinture, elle aecoœpa?

la fileuse dans ses promenades et po dant son séjour aux champs.

Les fils de trois brins sont les w fins et les plus estimés , ils se vende jusqu'à vinet-quatre francs le silo- ■ finesse du fil, aussi bien que sa Wi ctaeur et son égalité , en eonstkof valeur ; les plus pros sont vendus i même poids infiniment roeilleer m ché.

M. de Gérances, qui a longtemps i journé en Orient, et oui, dès le «* men cernent de ce siècle, a appete »

tention des agronomes de Fraaeesj l'utilité qu'il y aurait à y transport la race des chèvres d'Angora, aussi W que celle qui fournit le duvet, ne F*

Jaje pas Pidée, assez répandue, que m enivres ne saturaient quitter leur Lpsauw dégénérer; il eite, à ee sujet, fcflw» des mérinos d'Espagne, qu'on piit tellement attachée au sol, qu'elle lissait complètement au dehors pays natal.

1» ville d'Angora n'est distante de la ► fut de trois journée» de marche;

* avons dit, tfailieura, que ce* aux de chèvres étaient toujours

Maternent. Rien ne serait plus fa* tfue d'en embarquer plusieurs; on amènerait par étapes à la mer Noire; leur ferait descendre le Bosphore , •a les ferait reposer pendant une ■âme de jours dans les pâturages la Thrace,dans la baie de Bésikai pwrrait ieor faire faire an second

* dans 111e d'Anti-Milo, que les «appellent présentement nie aux w», et de là aux parages de la Mftle l'étape net serait pas fatigante, to chèvre d'Ancora coûtait, il y a qves années, de quinze à vingt «. Les propriétaires, qui sont en nie partie des Arméniens, ne se retâeat pat d'en vendre. Ce serait W«e, du reste, un moyen de conta" cette race, qui va d'année en h en diminuant, le commerce de ti&m étant depuis longtemps en ttittanee:'

pà avoir 'parié de» avantages que aoorrafe retirer de l'introduction race *des chèvres d'Angora, il te dire un mot de leur mconvél La- chèvre «st un animal essenfeent ennemi des cultures : rien ne it sacré; les plus jeunes et les plue ta bourdons sont ee qu'elle refte de 'préférence. Bien pras vive » agile que le mouton, elle francs fosse* 'et les haies; aussi, elle «a répandue dans les pays où la te est étendue et soignée. Mai* les îs du département dn Var, les , et surtout les vastes Makies Corse, lui offriraient un terrr* peu différent du sol natal. Les les de Vizzavone, du Vescovato ; tondes vallées du Monte-Roi seraient pour elles d'autant plus **«, qu'elles y retrouveraient la végétation de l'Asie : les *, le myrthe, la plupart des plan-

tes aromatiques de la Galatie se retrouvent dans ces régions.

Florentea» cllysuu) et salie» oarpetiaa maraa.

(VlRG.,£cJ., 1,7».)

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