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CHAPITRE XUX

BACES BOVINE ET CBBYALUTS.

Si les chèvres et les moutona offrent en Galatie d'admirables produits, la race bovine est loin de présenter un as* pect aussi satisfaisant. Les bœufs sont d'une espèce petite et généralement mal coiffée. Le grand bétail exige pour la reproduction et l'entretien beaucoup plus de soins et de frais* que les moutons et les chèvres ; il n'est pas étonnant qu'il ait dégénéré. La Galatie nourrissait des troupeaux d'onagres qui occupaient les steppes dos environs du lac Salé. Ces onagres erraient dans le sud de lu Galatie , dans la Lyooonie et dans la Gappadoce. 11 ne reste plus de trace de ces animaux à l'état sauvage en Asie Mineure. Les derniers sujets de cette race ont été refoulés jusque dans les vallées désertes de la Perse. Mais les mules de Césarée de Cappadoce , issues des ânes de la Lycaonie et des juments du Kurdistan, rappellent, par leur vigueur, leur légèreté et la beauté de leurs formes , toutes les qualités que les anciens historiens prêtaient aux onagres de l'Asie Mineure. Quant à la race chevaline, on peut la considérer comme nolle en Galatie. Les Gaulois ont toujours été très-peu portés pour l'équitation. Dans les combats, ils mettaient l'agilité au-dessus de tout autre moyen de défense et d'attaque , et Tite Live fait une remarque qui se trouve parfaitement d'aceoro avec ce que nous voyons dans les bas-reliefs antiques : «Les Gaulois, dit-il, avant de combattre , se dépouillaient complètement de leurs vêtements, et ne conservaient que leur épée courte et leurs longs boucliers. »

Ce n'est que dans la province de You- 2gatt, ancien pays des Trocmiens, que l'on commence h trouver la race des chevaux * Indigènes ; appelés chevaux kurdes. Ce sont les anciennes races mède et assyrienne» Leur tête est osseuse, l'encolure courte, les jambes nerveuses

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et pelues. Adroits sur les rochers, et infatigables à la course, ces chevaux, comme le bétail de la G al a lie, reçoivent ufle quantité notable de sel mêlée à leur nourriture journalière; il y a même des propriétaires qui laissent, près du lieu ou le cheval est attaché, de grands blocs de sel fossile, que le cheval lèche en mangeant son orge.

L'usage de l'avoine étant presque inconnu en Asie Mineure, l'orge fait la base de la nourriture des chevaux. Cet aliment, plus azoté que l'avoine, et susceptible d'une fermentation plus lente, donne un peu moins d'ardeur aux chevaux, mais offre une nourriture

Plus soutenue. Les chevaux nourris à orge sont sujets à prendre du ventre et de l'embonpoint , défaut assez commun aux chevaux de ces contrées.

Les produits de l'agriculture étaient abondants et magnifiques; la plupart des fruits, et même l'olivier, oui ne croît plus dans cette province, y étaient cultivés dans l'antiquité : il est vrai que plusieurs districts étaient privés, comme ils le sont encore, d'un élément bien utile. Le bois ne croit pas dans la partie méridionale de la province ; aussi les anciens avaient-ils donné à cette contrée le nom de Axylon (sans bois). Pendant les froids, qui sont assez rigoureux, les habitants se chauffent avec les résidus des bestiaux (1).

TEBBITOIRE. — FBONTIBRBS.

Pour achever l'esquisse que nous venons de tracer, il nous reste à dire quelques mots de l'état de la Galatie , de son commerce et de son gouvernement.

Nous avons vu que, dans l'antiquité, les frontières de la Galatie ont varié avec la puissance des tribus gauloises, et selon le caprice des empereurs romains , qui ajoutaient et retranchaient des provinces en proportion de l'amitié qu'ils portaient aux tétrarques, aux princes ou aux proconsuls. Sous les empereurs byzanUns, les limites de la Galatie furent portées, vers le nord, jusqu'aux bords de la mer Noire, et cette partie du royaume de Pont, qui en avait

(i) Cf. Xénophon, AnabatU; Tït.-Liv., XXXVIII ; Slrab., Cappadocê.

été distraite, fat Appelée te Pont G»btique. Honorîus reprit cette province, et en fit un gouvernement à part, nus le nom d'Honoriade. Lorsque l'empire d'Orient fut divisé en départements militaires appelés thèmes, la Galitie vit encore varier ses frontières; mas tous ces changements n'entamèrent jamais la provioce centrale où s'étaient primitivement établis les Gaulois. Dans l'état actuel, la Galatie occupe les gouvernements d'fcski cheher Dorylée, de Sevri hissar, d'Angora, deTchourouffi, Castamouni et Youzgatt, au delà du fleuve Halys, Kizil-irmak. Toute la partie septentrionale est montagneuse, m ferme des mines, des volcans étants* des carrières de marbre.

Le grand lac salé, que les anaca appelaient Tatta Palus, produit nato relïement du sel blanc très-pur; to eaux de ce marais sont tellement en»

gées de sel , que les plantes et H menues branches qui se troufent a ses bords sont eu peu de temps coi vertes d'une croûte épaisse. Ce lacn pas de profondeur; c'est plutôt ■ grand marais salant; une chaussée l traverse. Dans le sud de la province, « trouve de vastes steppes habitées « lement par des nomades. L'orient de l Galatie offre un pays admirable comj nature et comme végétation; on cm cherait en vain, dans le reste «J contrée, des sites comparables « bords de l'Halvs, tantôt *auï*Ç*1 sombres, tantôt fertiles et graoj Les forêts de chênes y sont nombreni et étendues; le grain donne de map tiques produits. .

Les Turcs, en s'emparent de w « latie, se trouvèrent en contact ajveel peuple dont l'origine et la afjusan étaient tout européennes; us*" Grecs et Romains ne formaient?

qu'une seule famille. Autant la p* que des conquérante occidentattxw été favorable aux véritables lut*»

peuples, autant la |»litiqsw o««| fut fausse et désastreuse. Ap** ■ siècles de possession , les Turcs»

aussi étrangers aux anciens a*** la contrée , que le jour ou k sab* sultan Mourad conquit la ville d A»"

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