CHAPITRE JL
rll DE MANLIUS PBNDAHT LÀ CAMPAGNE DB GÀLATIE.
m marche de Manlius en Asie a été ries anciens commentateurs de Tite i et de Polybe un problème presque ■toble, les contrées que parcourut 1 ar* romaine étant alors trop peu con- ; aujourd'hui, les explorations des leurs modernes ne laissent plus de légères incertitudes sur la pob des villes anciennes. Nous allons iterici un résumé de cet itinéraire.
est bim évident que la campagne de Hius contre les Galates ne tut dans incipe qu'une expédition destinée à titre les provinces sud de l'Asie e qui venaient d'être évacuées Antiochus. Si le but du consul eût
n* uement d'aller soumettre lesGase fût dirigé au nord est, et ût pas pris une route diamétraleopposée vers le sud -est.
marche de Manlius dans l'Asie , la direction oblique qu'il prit arriver chez les Galates, prouvent, ne on le lui reprocha dans le ■ (1), que son but était autant de tr les villes et d'affaiblir les gouverde l'Asie que d'attaquer les (lois : car sa route était par la Pbry- Brûlée, c'est-à-dire de Smyrne à Kuil devait passer le Sangarius aui de Lefke, à peu près au même fort où il n'arriva qu'après un circuit lidérable.
lanlius étant arrivé à Éphèse, L. Sci-
lui remit le commandement de
ée , à laquelle on joignit un ren-
tde quatre mille hommes d'infan-
^romaine et de deux cents cavaliers
Bios, plus huit mille fantassins et
ta cents cavaliers latins.
•'armée était déjà en route lors qu'At-
vint rejoindre le consul avec un
M de mille fantassins et de deux
fo cavaliers ; enfin aux environs d'A-
•nde, l'armée romaine reçut encore
Ptbénée frère d Eumènes et d'Attale
P renfort de mille hommes d'infanterie
P<fc trois cents chevaux . L'ancienne ar-
■* deL. Scipion se trouvait donc ren-
\")TileLiT.,lib.XXXLVIII, 6.
30e Livraison. (Asie Mineure.)
forcée «te quatorte mille nommes et de ouïe cents chevaux. Elle partait pour un pays inconnu, sans approvisionnements, et sans avoir établi de base d'opératon ; elle-ne pouvait donc subsister qu'en mettant les villes au pillage. Manlius, parti oTÉphèse, va passer le Méandre à la hauteur de Priène; c'est là seulement qu'il put trouver des bateaux, dans le voisinage du port de Milet : plus haut, le Méandre n'est pas navigable à cause des bas-fonds et de ses nombreux détours.
Pausanias cite, il est vrai, Méiésandre, général athénien, qui avait remonté le Méandre avec ses barques (1) pour passer dans la haute Carie (2) ; mais ce fait est unique dans l'histoire ancienne : Méiésandre mourut vers l'an 414 avant notre ère. L'armée passe le fleuve entre Kélibesch etSertchinn, précisément à l'endroit où est aujourd'hui le bac du Méandre.
Elle remonta le fleuve en longeant les pentes du mont Latmus, et vint au bourg de Hieracomé , lieu incounu, et sans doute complètement anéanti par les atterrisBements du Méandre, qui, depuis cette époque, a formé un nouveau territoire, et converti en lac le golfe de Milet. De Hieracomé, l'armée arriva en deux jours à Harpasa en Carie. Ce lieu a conservé son nom, et s'appelle aujourd'hui Harpas kalé si. Les ruines de la forteresse existent encore , et elle est située sur une montagne dont la base est défendue par une rivière, qui était le fleuve Harpas, et qui a également conservé son nom Harpa tchai.
L'armée a marché quatre jours pour faire environ soixante milles. Pendant la halte au bord de l'Harpasus, le consul reçoit des députés d'Alabande» Arab Hissar, ville voisine, qui lui demande du secours, il envoie quatre mille hommes pour réduire un château des Alabandiens.
En quittant ce château, l'armée alla camper à Antioche du Méandre, ville aujourd'hui -déserte, et dont les ruines offrent peu d'intérêt. Le bourg voisin porte le nom de Yeni cheher ( nouvelle ville), parce qu'il a été bâti avec les débris de la ville ancienne.
(i)Nawiv.
(a) Pausanias, 1W. l9rf*g$6
byGO(5^k
LTJNIVERS.
Les habitants de Tabœ 4e Ftsîdie, ville populeuse et forte, qui commandait une plaine étendue et appuyée aux contrôlons septentrionaux du Tauras, ne voulurent pas permettre le passage aux armées eoaiisées. Ils marchèrent contre les Romains, et attaquèrent en plaine <des ennemis qui avaient une cavalerie bien montée. Les Pisidiens furent mis en déroute; et la ville de Taba? en fut quitte pour payer vingt-cinq talents (110,000 francs) et dix miHe raédimnes (cinquante mille boisseaux ) de blé. L'ancienne Tab& est remplacée par la ville moderne de Daouas. La belle piamede Daouas produit en abondance àm blé et du coton. Ces cantons sont peu peuplés, mais le territoire est fertile et bien arrosé; Les villages environnants sont presque tous situés sur l'emplacement de quelque station ancienne. Le fort appelé Gordio-Teichos se trouvait sans doute an village de Kizilgi btriuk ; au moins les distances données par des tables géographiques sontelles assez d'accord avec cette position.
On ne saurait mettre en doute l'identité de Daouas et de Tafeas, cette dernière ville avait pris son nom du mot pisidien Taba, qui veut dire une émi* nence (l). Or, au milieu de la ville de Daouas H y a précisément un monticule sur lequel est bâti 1e Krinac de l'Agha. On trouve deptos aux environs de nombreux débris d'arehiteetureanoienne.
De Tabœ, le consul se porta en trois jours de marche sur le fleuve Codés, aujourd'hui la rivière de Karadjik tebaï, et S'empara de la; ville d*Ëriza qui he fit aucune résistances Rrrza^ set représentée par ter petite ville itite Kara hissar. ' Manlius , au lieu de prendre sa route vers le nord, appuya encore au sud-est, entra dans les montagnes, et alla attaquer les châteaux de Thabusion et de Cibyra, dont les gouverneurs connaissaient à peine les Romains.
lia première de ces places commandait le fleuve Indus, auquel on avait donné ce nom parce qu'un Indien y avait été précipité par l'éléphant qu'il montait. Le fleuve Indus est le Dalamon tchat, qui sépnrf la fcyde de la Carie, Les ruines de Cibyra ont été reconnues
ht
au village de Horxoum ; tout y l'existence d'une grande ville : un presque entier, des temples, ^esédl publics de tout genrer couvrait an pace considérable. Cibyra, en effet, n'i vait pas moins de cent stades de to* Moagète, tyran de cette ville, envo des députés pour faire sa sounnsski Manlius envoya sur le territoire i Cibyra, Helvius avec quatre mille hd mes et cinq cents chevaux. Ce* iN
rMoagète, pour prévenir le pith pays, vint en personne au camp Manlius pour demander l'aman; il fut quitte pour paver cent talents et i mille mëdimnes de blé.
Après avoir quitté le territoire i Cibyra, l'armée marcha sur Syïteoï
Ëace ineônnue et différente de la S »um voisine de Perga. i
En quittant Syllseum, on marchai Alimna, dont le nom indique le voisin d'un lac ou d'un marais Umné. Alim est représentée aujourd'hui par Ba Khan, petite ville située à la oase <h montagne, et dont les abords sont < fendus vers le sud-ouest par un* marais : c'est aujourd'hui le tmn central du district. Au milieu de ville est une place assez régulière; il trois mosquées à minaret. A ane pd distance de la rive du lac s'élève owl rocheuse reliée au continent par d jetée, et sur 111e se voient les wm d'une villeimportante : on retrou?eànj près tout le circuit du mur d'encan!
Dans le village on observe aussi <m ques ruines. ,
Une petite rivière qui passe à Te* Bazar Khan et se dirige au nord jfl aller se jeter dans le Dalamon tenait1 présente le fleuve Caularès, que Tartr passa pour attaquer Sinda, placée au fage de Tenghir au pied du Rabat di la montagne du repos. Cette rivière une branche orientale de l'Indu Dalamon. Tenghir est un village de 4 cents maisons, situé à l'en trée d'une 11 vallée et arrosé par une rivière qui cet vers le nord ; une mosquée avec ma* est située dans le voisinage d'une bi source. Tenehirest à cinq heures K trente kilomètres de Hourzoum (l).
(i) TraveU m Ljrcia, by Sprattn fr-**. *•• i9 p. «53.
ASIE MHKEUEE.
Le lendemain formée côtoya le maris earalittque. On reconnaît, en effet, ans cette région un grand lac moréca* eux dont les bords sont couverts de «eaux et appelé aujourd'hui Sourt henl. Les terrains voisins abondent en Él'ris d'architecture ; dfs blocs équars , des colonnes doriques et quelques nlptwres mutilées se* •retrouvent en fférentes Glaces.
On marché ensuite par un chemin «otagneux et difficile sur Mandropolis* lignée par Etienne de Byzance comme le ritle de Phrygie. La position de hndropcriis, dont le nom signifie viHe aétabfes, est facile à reconnaître d»osr grande plaine atmordd'Islenee* où i habitants nourrissent encorede nomnu troupeau*. Lès ruine* de Mandrotôs nfont cependant pas encore été terminées d'une manière certaine.' L'année fit halte à Mandropolis ; on wnca jusqu'à Lagon , viHe très-opuate, dont >es habitants prirent la fuite, gui fut livrée au pillage. Lagon est sieedans la plai ne d Adaïia ,au pied même iTaurus, et est représentée par un seul foce, le caravanseraï oVEvdrr, où font foelescaravannes d'Adatia. Les ruines Lagon ne démentent pas la renomfe de richesse de cette ville, elles lurent une grande étendue de terrain renferment de nombreux monuments.
Le lendemain, Tarmée se porta aux Mces du Lysh,petite rivière qui sort lac Kirk gheui et va se jeter dans Catarrbactes, le Douden, dontTemochure est à huit kilomètres à Test Adalia.
Au moment ou l'armée romaine arait en Pamphvlîe , les habitants de dessus assiégeaient inonda, place te située sur le versant méridional du unis, au village de Istenez, qui con- *** encore de nombreuses ruines. ïja Nlsionda éfaïtprise, mais la cita* w résistait encore : tous les citoyens épient retirés avec leurs familles et f* biens. Ils envoyèrent à Manliùs e Réputation pour rur demander du 50urs; le consul y consentit , et , renantsur ses' pas, il marcha sur Ter- ^us, dont la positiou n'était pas mm forte que'eMte'dnsionda.
*** ruines du Termessus occupent 1 T*ste espace sut un 'dés plateaux du
Taurus, au nord ouest d* Adalia, et sur ki route de Sagalassus. Le pays est presque désert ; on n'y trouve qu'un caravanseraï et une citerne. Ce lieu s'appelle Guiik khan..
Termessus était une des villes les plus ricfaes et les fiats populeuses de la Pisidiê. Manliusse fît allouer cinquante talents, et termina la guerre entre les deux peuples. j ■
A la nouvelle. de* cette intervention, les autres villes de la Pamphylje jusqu'à celle d'Aspendus, située à l'extrémité orientale de la province, au village moderne de Bal kiztertïilfaitèifntsur le même pied aweole génjénaAroma»; c'est alors seulement» etisur l'injonction des: dix ««nmisstires charges (db surveiller ses mouvements, qulil songe»
à opérer son retour etià «ommtei*er la campagne deGalatie.
A la fin de la première marche, il campa près du fleuve Taurus, un des affluents gauches du fleuve Castras ou»
Ak sou, près de Pertfa ; et fcet lende* main il arriva au bourg de Xytine Corné, dans la montagne. Deux 'Jours après il arriva à Cormasa, dont des habitante!
avaient pris la fuite, et ptofta de cet. incident pour pUlerda : vilfoet laire un* immense butin, il vint ensuite à Doraa* qui fut traitée de même?, et, marchant toujours au" nord, Tarmée aertva près d'un petit lac sans «oui qui ne petit être que le lac ftéstel gueu)* où Mauiius reçut des ambassadeurs de Lisinoë, qui vinrent faire tour soumission. Cette ville était au' nord de Cormasa; nuis «on emplacement est encore incqmntj Le twfté conclu, il marcha sur Sagalassus, grande ville des Pisidiens, dont les ruines considérables occupent on plateau et plusieurs vallées au pied du village ! Aglasoun.
Les environs furent d'abord livrés au pillage) bientôt après, une députa* tiondes Sagatassiens vinrent traiter de la soumission de la ville qui paya cinquante talents, vingt mille médianes de blé et vingt mille d'orge*
La route entre Sagalassus et CeJœnœ n'dstpasdétaillée dans l'ithiérairode l'armée, tout le pays avait ^été soumis peu de temps auparavant! L'armée dut mettre cinq jours pour arriver aux sources de l'Obrimas ; elle traversa 1» vu lié {te Dom-
byG??ogk
L'UNIVERS
bai pour aller camper au bourg Acaridos Corné. Séleucus Vint d' A pâmée le lendemain pour rendre visite au consul. Il se chargea des malades et de tout le bagage inutile, qui furent conduits à Apamée Cibotos, et fournit des guides pour traverser les montagnes de la Phrygie.
La station d'Acaris ne pouvait être éloignée d'Apamée ou Dinaire , et la réunion des deux chefs alliés dut avoir lieu dans la plaine de Sandoukli , ce nom signifie, le village du coffre, comme A pâmé Cibotos veut dire A pâmée du coffre. L'Obrimas serait le cours d'eau appelé Sandoukli tchaï.
Le même jour, l'armée romaine marcha jusqu'au Campus Métropolitanus, afin d'éviter les montagnes qui sont au sud de Kara hissar. Cette plaine de Métro polis était traversée par la grande route qui d'Kphése conduisait dans la Cappadoce; elle est représentée par la plaine de Sitchanli. Métropolis était du
gouvernement d A pâmée; Diniaeest un ourg inconuu dont ii n'est fait mention que dans cet itinéraire.
L'armée alla ensuite camper à Synnada, que Ton place à Kara hissar; toutes ces villes étaient abandonnées et furent livrées au pillage ; les soldats étaient tellement chargés de butin qu'ils pouvaient à peine faire cinq milles, 7 kil., 895, en un jour. Nous avons compté cinq heures de marche, 30 kilomètres, de Sitchanli à Kara hissar. De * cette ville à Kski kara hissar encore 30 kilomètres, de là à Bayât, qui est Beudos vêtus, 18 kilomètres, et enfin 8 kilomètres jusqu'à Ëski Kilissia ou Anabura, toutes localités que nous avons décrites (1) ainsi que la rivière Alander.
On voit en effet , d'après ces distances, que l'armée romaine marchait trèslentement.
Abassus, que l'armée atteignit le troisième jour après avoir quitté Beudos , était sur le territoire des Tolistoboiens, et par conséquent hors du pays montagneux de la Phrygie.
La position de Geumek keui où Ton trouve quelques restes peut convenir à Abassus. On fit en ce lieu une halte de plusieurs jours.
Les députes des Oroandiens vinrent
[ (i) Voyei page 434.
trouver Manlius; leur ville d'Oroai était située sur la frontière nord d( Pisidie; leur nom seul indique qi habitaient un pays montagneux au n< Les ruines d'Oroanda ontétérecono au villagede Arvankeui, situé près d petit lac entre deux montagnes au d de Sidi chéri. Manlius leur accorda paix moyennant deux cents ttlei
L'armée traverse ensuite la cont sans bois nommée Axylon , c'est 11 mense plaine qui de Seid-el-GI s'étend jusqu'à Sévri hissar.
On trouve presque à chaque statj dans cette plaine d'anciens cimetti contenant des débris de colonnes et* fragments d'architecture. Tous ces lages ont le même caractère; il est i ficile de les identifier avec d'ancien cités. L'armée marchait au nofd« pour atteindre la branche sud du & garius ; elle traversa la ville de Tysci passa par Plitende pour aller campe Alyatti. J^e lendemain , elle camp Cuballum, où elle fut attaquée par corps de Gaulois.
Le château de Cubai lu m était i l'emplacement de Tchandir, sur le Si garius ; ce lut de tout temps la roi suivie par les armées. On y voit un pi byzantin qui paraît être le pont de 'Ù{ pus mentionné par les historiens {] Mais ce pont n'existait pas alors.
Manli us s'étant avancé jusqu'au fleaj reconnut qu'il n'était pas guéable;fl fit jeter un pont, et l'armée franchit Sancarius. Pendant qu'elle suivait lari du fleuve, les Galles, prêtres deCybe envoyés de Pessinunte, vinrent au * vant des Romains, et annoncèrent Oj la déesse leur accordait sa protectw Pessinunte est le village de Bala hissa au sud-est de Sevri hissar. Manlius, p gagner le pied de l'Olympe, tourna <i suite à l'ouest, pour se rendre à Gfl dium, ville qui était proche du San§ rius (2). Quoique remplacement ne si pas encore positivement déterminé, ( peut sans se tromper grandement, mettre dans le voisinage de Nally khai petite ville de Bithynie sur la rou d'Angora. Gordium était célèbre p
. (x) Anne Comnène, page 47* t Nicépa^ Brycnn., II, p. 5a.
Il) Strabon, XH, 568.
son oracle, son nom fût ensuite changé en celui de Juliopolis. Manlius trouva la fille pleine de marchandises, et fit un riche butin : la place était déserte (t). Manlius apprit de son allié Eposognatus que les Gaulois refusaient tout arrangement, et que les Tolistoboiens fêtaient retirés dans les hautes vallées de l'Olympe. Les Tectosages occupaient je mont Magaba; cette montagne était à l'est d'Ancyre, et paraît être identique iwl'Elma dagh. Le reste de la nation, les Trocmiens , s'étaient retirés dans es camps retranchés ou des Oppida , i l'abri desquels ils croyaient pouvoir fcwer les armes romaines.
Ces trois peuples avaient alors pour chefs Ortiaçon, Combolamare et Gauhtai. Plusieurs de ces Oppida ont été «trouvés dans les montagnes au-dessus fâncvre, et notamment à Kizil euren.
I* Gaulois ne pouvaient croire à une toque des Romains; ces derniers fraient reeonnu que du côté du midi la Jjotagne était accessible, tandis que du »té do nord les rochers étaient coupés l pic.
L'attaque des Romains fut aussi viî^mise que bien combinée-, les Gau- «s, forces dans leurs retranchements ffcs une résistance héroïque, furent ytraintsde faire leur soumission. Cet wrt suprême pour conserver leur in- ■pendance coûta aux Gaulois quarante Jjjle des leurs tombés sous les coups te Romains, et dix mille prisonniers.