ULES DE LA GALATIE SALUTAIRE
On a donné le nom de Galatie Saluai Galatia Salutaris, à la région sud t cette province, à cause des sources l*"nales qui abondent dans certains Wons; c'est la contrée qu'on appelle ijourd'hui Haïmanah; son caractère »>«pal est d'être à peu près com- «ement privée de bols, aussi les *** la désignaient-ils sous le nom de ivkkk Les habitants alors comme 'jourd'hoi se procuraient les éléments
!) Voyez par*- $65.
(»)Ih. Li*., Liv. XXXVIII, eh. iaoa.
du chauffage au moyen de la fiente des bestiaux.
Le Haïmanah se compose d'un vaste plateau élevé en moyenne à sept cent cinquante mètres au-dessus de la mer, bien arrosé par le Sangarius, dont le cours forme un grand arc de cercle ouvert vers le nord, et d'une infinité de sources abondantes.
Aussi, malgré la pénurie de bois, cette province était-elle, dans l'antiquité , couverte de villes dont on retrouve à peine les vestiges. Les principales villes de la Galatie Salutaire qui ' devinrent plus tard des évêchés sont les suivantes :
Pessinus , Tricomia , Plitendus, Tyscon. Germa, Amorium, Abrostola et Orcistus. De ce nombre il y en a trois dont l'emplacement est encore inconnu :
elles sont toutes situées au sud de la route qui joint Séid el Ghazi à Sévri hissar.
Il est presque impossible de déterminer les limites de cette province du côté du sud, attendu que depuis la conquête romaine jusqu'à la fin de f empire byzantin, elles ont été très-variables, et se sont étendues jusque dans la Phrygie Parorée ; la Galatie, sous le gouvernement d'Amyntas, a même enclavé dans ses frontières la Pisidie et l'Isaurie.
Si les études qui ont été faites dans ces dernières années laissent encore quelques lacunes dans la liste des anciennes villes, la détermination du cours du Sangarius et du site de Pessinunte a permis d'établir un réseau géographique plus exact , conforme aux données historiques. Les sites d' Amorium et de Germa complètent les traits les plus saillants de cette topographie, et aujourd'hui les voyageurs géographes peuvent s'établir sur une base plus certaine pour retrouver les anciennes villes restées inconnues.
La distance entre Séid el Ghazi et Sevri hissar, est de seize heures de marche d'après le tarif de la poste, mais en réalité elle n'est que de quatrevingts kilomètres. La route, qui suit la direction de l'est, n'est variée par aucun accident de terrain : c'est toujours une
(daine nue plus ou moins ondulée, dans aquelle de nombreux torrents d'hiver
L'UNIVERS
portent leurs eaux au Sangarius; mais pendant l'été toute la contrée est d'une aridité désolante. Plusieurs petits centres de population sont épars sur la route : on trouve dans chaque cimetière des débris d'architecture tirés de quelque ville détruite et oubliée.
Le village de Keimaze est à sept heures de marche de Seid el Ghazi. Il a été reconnu par Macdonald Kinneir pour occuper remplacement dje l'ancienne Tricomia (1); il est situé au bord d'un ruisseau et ombragé de quelques arbres, chose rare en ces cantons.
Les habitants sont tous pasteurs et agriculteurs. Le village se compose d'une soixantaine de maisons , dans la construction desquelles on aperçoit quelques vestiges de monuments antiques ; plusieurs fragments d'inscriptions attestent qu'à l'époque byzantine c'était encore une place d'une certaine importance. Le nom de Tricomia n'apparaît dans aucune d'elles; mais sa position sur la route de Germa , ville déterminée par le même observateur, et sa distance de Doryloeum , ont suffi pour faire admettre l'identité de ces deux places. Dans une nouvelle visite aux ruines de Tricomia faite par M. Barth, il a remarqué près de la mosquée un grand sarcophage et une inscription relative à un proconsul de Phrygie.
La connaissance de la position d'Abrostola nous manque pour rétablir complètement la route entre Dorylœum et Amorium, en passant par Pessinunte : elle est donnée par la table de Peutinger de la manière suivante.
Doryiœo. Pessinus XXI.
Midœo XXV1U. . Àbrostola XXIII. , Tricomia XXVIII. Germa XXIII.