CHAPITRE II
BOIS OS BITHYftHl,
Etienne de , Byzsnee noua /donne le tableau chronologique du règne des huit sais qui ont gouverné la Bythyme depuis sa constitution en royaume jusqu'à ai rédaction en province romaine. .
letyras, fils de Dédaftsès, se trouva ■aire de la Bithynie à la mort de son se» : il défendit Astaeus contre les satttyiisej de Beuys , tyran d'fltôraolée, tsi vest l'assiéger avec une armée nom- Bfssst. Son fils Bkst qui héritade son aoawu et de ses États, est à soutenir deaemtoeajses guerres avee se» voisins peur axaôntesir ses droits ( 8T8 à 898 av. J .-€.). Il résista avee avantage à Ganuus (2), lieutenant d1 Alexandre, eui commandait en Phrygie et qui avait ■rmé le projet de rendre -la liberté aux riues grecques tombées au pouvoir des
La mort d'Alexandre délivra pour bssjjiu* Bias de cet adversaire dangeaaux; c'est alors qu'il prit le titre de «si q«e sa postérité conserva pendant tans siècles. Son fils et successeur Spcetès dut aussi affermir par les ar* bms ton pouvoir sur des provinces dont la possession lui était contestée. Let républiques grecques , jalouses de vois un royaume naissant qui menaçait in* eeatamnaent leur liberté, se liguèrent antre elles pour faire la guerre à Zipo> tés , qui , dans le commencement, faillit être accablé par les forées de Ptolé-
(i) Apnd Phot,, p. 71a. t
(*) Dtodore, p. 4$a,
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mée, général d'Antigène» envoyé au secours des Grecs, combinées avec celles de Chaleédoine. Mais les discussions qui éclataient entre les généraux d'Alexandre les forcèrent bientôt à veiller à leurs propres intérêts (1), et les nouveUes républiques se- trouvèrent exposées à la vengeance des rois de Bithynie. Chaleédoine, qui avait voulu continuer seule la guerre, vit son armée taillée eu pièces , et toute la ville sur le point d'être pillée ; mais la république de Bysance, qui avait toujours tenu secrètement pour les Grecs , se porta médiatrice entre les Bitbyniens et les habitants de Chaleédoine.
Le règne de Zipœtès ne fut qu'une suite de guerres heureuses. En vain les lieutenants d'Alexandre , convoitant ses riches provinces, lui cherchaient des ennemis dans l'Asie et dans la Thrace (2). Les primes d'Héraclès se souvenaient encore des succès des rois de Bithynie et s'étaient liés avec Lysimaque contre Zipœtès, qui résolut de marcher droit contre Héraeiée, pour soumettre à jamais uns ville avec laquelle il ne pouvait vivre en paix. Cette partie de la Bithynie, située au delà du Sangarius , qui avait été occupée par les Mariandyniens , était un pays presque désert , et . les peuples qui l'habitaient , obéissant à rinstinet nomade, vivaient dans des huttes construites à la hâte , et n'avaient aucune ville. Ces habitudes se conservent encore parmi les peuples du plateau septentrional de l'Asie Mineure, au delà de l'Halys. Mais les Bkhyniens, originaires d'Europe , et habitués à des demeures fixes, sentaient le besoin de.
créer des villes dans tous les lieux de leur domination. Pendant cette eamigne*, qui traîna en longueur, Zipœtès rida la ville de Zipœtium , au delà du Satigarhii, près du mont Lypérus. EHe n'est mentionnée 1 que par Memnon et Etienne) de Byzamee (8). Le silence des historiens d'un* temps postérieur donne lieu de penser qu'elle changea de nom ou qu'elle ne subsista pas longtemps.
(t) Conf. Diod. de Sicile.
' (%) Metnoort, ap. Fhet, «eh. XXÎ.
(S) Conf. Til. Liv., liv. XXXVIII , cil.
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L'UMVEM.
IftCOMÈDE I#r.
Zipœtès mourut après un règne de quarante-sept ans , en laissant son fils Nicomède 1er possesseur de ses États.
Ce prince signala son avènement au trône par un crime trop commun dans les annales de POrient. Il fît massacrer ses frères , dans la crainte que leur ambition n'amenât le démembrement d'un royaume encore mal affermi. Le plus jeune d'entre eux , Zibéas ou Zipœtès, fut assez heureux pour échapper à la mort. Retiré dans la partie orientale de la Bithynie, il rassembla des partisans, et marcha contre son frère.
Nicomède s'était ainsi suscité le danger qu'il redoutait le plus. Effrayé des progrès que faisait son ennemi , il demanda l'alliance des habitants d'Héraclée, anciens ennemis de la Bithynie, mais depuis longtemps fatigués de la guerre. Chalcédoine avait été tellement maltraitée qu'elle vit avec joie une proposition qui était propre à amener la cessation des troubles dont elle avait tant souffert. Byzance suivit la fortune de Chalcédoine. Mais, d'un autre côté, Antiochus,roi de Syrie, qui songeait depuis longtemps à réduire sous sa do- " mination les provinces de l'Asie Mineure situées en deçà du Taurus , était venu offrir des secours à Zipœtès. C'est alors que Nicomède, pour faire face à un ennemi si puissant, eut l'idée d'appeler à son secours des alliés dont la renommée avait déjà traversé l'Hellespont, et qui seuls pouvaient contre-bafancer la puissance d'Antiochus. On vit paraître sur les bords de la Propontide les plus hardis compagnons de Brennus, qui avaient laissé au loin derrière eux la Grèce et la Macédoine , et qui campaient aux portes de Byzance comme des alliés menaçants. Il est probable que le traité que Nicomède avait signé avec les Byzantins ne fut pas sans influence sur la détermination du roi, et que les Byzantins furent heureux , en lui prêtant secours, de se débarrasser d'uue amitié onéreuse. En ouvrant les portes de l'Asie à une poignée d'hommes qui arrivaient pour fonder un empire , Nicomède fit preuve d'une politique sage. Déjà les émissaires des Gaulois avaient fait une descente sur les
côtes de la Troade dans le but d'y f<* mer un établissement (1).
Il valait mieux les appeler cornu»
des amis que d'attendre qu'ils vinssent les armes à la main , réclamer un pay pour s'établir. Lorsque nous nous oc cuperons de l'invasion des Gaulois et Galatie, nous examinerons en détail le circonstances qui ont précédé leur arri vée. Nicomède signa avec eux un trait qui nous a été «conservé par Photius (2) Les intérêts de Byzance sont ménagé dans ce traité, ainsi que ceux des autre villes alliées de Nicomède. Les Gaulai devaient se déclarer ennemis de toit ceux qui entreraient, les armes à I; main, dans les diverses terres dépen dantes de cette république.