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CHAPITRE Xm

MODES DS SBPULTU1E.

Deux méthodes de sépulture < prévalu parmi les chrétiens, celle déposer les corps au sein de la U pour que la poussière retourne i poussière, ou de les ensevelir dansi sarcophages de pierre soit isolés, i taillés dans le roc. Nous netroun nulle part l'indication de l'incinénl des corps, qui, à vrai dire, ne fut mais d'un usage général dans Ta quité, puisque même à l'époque cettecoutume fut pratiquée avec le| d'éclat , nous voyons même poux personne? illustres la sépulture oui cinération pratiquées indistinctes Alexandre fait brûler avec de soi tueuses cérémonies le corps de sou Éphestion; les généraux et les amis monarque macédonien préfèrent la] tique de l'embaumement, pour la pulture de leur chef. Il en rot de ml chez les Grecs, chez les Romain chez les Étrusques; partout on rent à une époque donnée la sépulture 4 des sarcophages, pratiquée en mi temps que r incinération ; voilà posa] nous devons regarder cette dem pratique plutôt comme une mode, \ comme un usage universel de l'a quité.

Les caves sépulcrales d'Urguboffl un exemple unique de . sépulture:

sarcophages tailles dans le roc (ta trouve ni le columbarium, ni le lit nèbre sur lequel le corps était dépi cet usage si général chez les Lyc&l chez les Étrusques parait , tout àj rejeté par les chrétiens. On sait ai Lycie offre aussi une multitude i tombeaux monolithes : une banfl* ayant la forme d'un lit de repos!

pratiquée le lopg des parois. Cettel constance qui distingue les tombai d'Urgub des tombeaux évidemi païens de la Lycie, esta notre avisi preuve de plus de leur origine é tienne ; mais nous devons surtout fi remarquer que dans les plus imj tants de ces monuments, le signe christianisme se trouve ordinaire© en évidence.

Au milieu d'un certain nombre

mbeaux de ce genre que nous avons

ieoflHis, nous citons un seul exemple

■i peut être regardé comme type.

tas un des cônes volcaniques estcreu-

\ une grotte de six mètres environ

longueur sur trois mètres de large,

Es niches sont pratiquées le long des

bms; elles sont carrées dans leur plan

de forme circulaire dans la partie

prieure, chacune d'elles contenant

nreophage; trois sarcophages sont

b creusés dans le sol, et Ton voit

n aiait ménagé la place pour un

Irième, les parois delà grotte sont

I ornement.

bû au plafond est sculptée une len relief qui en occupe presque te la surface, les trois branches sucures sont réunies par un arc de le.

tour le caractère de la porte de ce ibeau,gui est surmontée d'un arc haussé en forme dé fer à cheval , I aurons bientôt occasion d'en déitrer l'origine chrétienne. Un trèsid nombre d'ouvrages monolithes ijgub sont décorés de portes et de tiques du même caractère.

fous avons recueilli sur la route de irée à Ingé sous un groupe de toinix qui offrent un aspect des plus tatoues;' dans l'un d'eux nous «Bégaiement la croix sculptée dans eercle.

afin pour ceux qui conserveraient ^ue doute sur 1 origine chrétienne H monuments, nous devons ajouter ' dernière considération. C'est que I avons rencontré d'innombrables tignages du christianisme et pas un I qui puisse faire soupçonner que ces beaux ont été exécutés par les secta- » du polythéisme.

* liberté que la foi chrétienne laisà ses adeptes pour tout ce qui avait porta la sépulture des corps, a perjm chrétiens de continuer pour ■ dire les usages des païens ; toutes, petites cérémonies inoffensives en |e dans l'antiquité se pratiquaient funérailles chrétiennes. On admettes pleureuses à gages, comme les P de parfums ou les lampes déposées ta les tombeaux. Les joyaux aimés p défuntes, paraient leur cadavre PQeiUavaieut orné leur corps vivant ;

la forme du monument n'avait rien de particulier, ni pour sa décoration , ni pour son orientation. Cette analogie des sépultures est telle que pour l'époque de tràusition, des archéologues exercés ont été quelquefois embarrassés pour décider si tel monument funèbre appartenait à un chrétien ou à un païen.

Cet usage si général dans l'antiquité, de déposer dans le cercueil d'un guerrier ses armes et sa cuirasse, a été constamment suivi par les asiatiques et surtout parles barbares convertis, les Germains, les Gaulois et les Ibères. (Test le cachet de l'art, le style de l'époque qui fait plutôt reconnaître la religion du défunt que le style de la sépulture ; combien de tombeaux chrétiens, même des temps mérovingiens contiennent des poteries, des francisques, et même des débris de repas funèbres.

Les amulettes chrétiennes sont relativement rares dans les tombeaux; il faut pour ainsi dire arriver aux temps carlovingiens pour trouver dans les tombeaux des symboles certainement et uniquement chrétiens; en effet, est-il un, emblème plus païen que la lampe vo* tive déposée dans une sépulture ; c'est l'emblème destiné à éclairer l'âme dans sa descente aux enfers. Les vases de parfums ne sont autre chose qu'une offrande aux dieux mânes. La loi chré* tienne jugeait de plus haut la religion nouvelle ; elle ne voulait pas trancher tout d'un coud entre les deux civilisations, et laissait aux habitudes intimes, aux usages familiers toute liberté, prête à interdire ce qui pouvait porter atteinte à la pureté du dogme.

Pourun observateur superficiel, la tenue du chrétien dans la vie et les usages civils n'avait rien de différent de celle d'un païen ; mais une scission profonde se manifestait du moment qu'on demandait ad premier quelque acte qui put infirmer sa croyance en un dieu unique.

Nous avons dit que les amulettes d'un caractère exclusivement chrétien étaient très-rares dans les tombeaux ; on y rencontre cependant des sujets bibliques, soit sur les lampes sépulcrales, soit sur des tessères ou des sceaux de verre. Le poisson, le bon pasteur et les brebis* offrent de très-nombreux .«>i-

L'UNIVERS

preintes. Mais, chose singulière, la croix ne se trouve que très-rarement sculptée sur les monuments funèbres jusqu'au cinquième siècle; les sarcophages, construits et décorés tout à fait dans le style des sarcophages païens des trois premiers siècles, offrent des sujets de la vie du Christ ou des sujets bibliques ; mais très-rarement l'image de la croix.

Après le règne de Constantin, le labarum se multiplie sur les monuments du culte, et devient l'ornement obligé des autels comme des monuments funèbres.

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