‹ Asie mineureChapitre 30 sur 428 · DOMINATION MUSULMANE · texte numérisé non relu

DOMINATION MUSULMANE

Les autres parties de l'Asie Mineure étaient depuis longtemps tombées entre

(i) Lib. XXVI fc. 8.

te mins de la race musulmane, qui t avait formé des royaumes et des principautés indépendantes; mais la vigilante des empereurs byzantins avait éVagaé josqae-là des frontières de la Bdaya* tes hordes des émirs et des ea&ies. Baroan-al-Rachyd , qui s'était castré d'Angora , et dont l'avant-garde àaftfeeoe presque à Héraclée , s'était retire, par suite d'un traité signé avec l'emfanar(f). Les Seldjoukides , d'ailleurs «estamment en guerre avec d'autres frisées musulmans, avaient mollement tdaoaé la Bithynie, lorsque Toghrul , le as de la dynastie d'Osman, voulant iOB conquérir un empire pour les siens, sardn droit Ters l'ouest, et vint mourir m les bords du Sangarius, en montrant i *» fils Orkhan les hauteurs de ftrosssa. Aia-Eddin, sultan seldjoukide, lai avait donné en apanage toutes les terres qu'il pourrait conquérir au delà du Sangarius. La prise de Broussa, dort les Osmanlis firent leur capitale es Asie, amena la chute du pouvoir des empereurs en Bithynie. Des guerres infructueuses , un pouvoir précaire , ne pment être considérés comme la aarqve d'une domination. Plus tard , taqoe les armées des croisés vinrent «toper ces contrées, les Osmanlis, qooiqu vaincus , ne furent jamais cornptiteme&t chassés, et la prise de Constaatinople, en couronnant les efforts de deux siècles , cimenta pour ja.mais la dotmation musulmane.

Lorsque le sultan Orkhan détermina fes fiantes de la province nouvellement enqoise, il donna les noms de ses fraienants aux principaux districts doot ils s'étaient emparés. Ainsi , le pays des Thyniens fut appelé Khodja-Ili , et ta partie occidentale de la province rem le nom de Khoda wenkiar ; les fiHs que Ternir s'était réservés autour d<> i'Olvmpe furent appelés Sultan- OCai.llais le sultan ne gardait pas pour hri seul les terres conquises , et les plus braves de ses émirs recevaient des portions de territoire qui devaient au trésor public, outre une redevance en argent, un certain nombre d'hommes ' i; le gouvernement de ces districts

(i) De Hanuncr, Histoire de l'empire ottomel.

leur était dévolu à eux et à leuns descendants. Cest là l'origine de la puissance des dérébeys (1 ), dont le gouvernement , tout à fait féodal , fut pendant plusieurs siècles d'un si grand secours a la puissance des sultans. Quelquesuns de ces fiefs, donnés pour un certain nombre d'années, rentraient, à l'extinction du titre, sous le pouvoir de la Porte. Les guerres particulières que se livrèrent ces beys, les vexations de toute espèce dont ils accablèrent nonseulement les chrétiens, mais encore les différentes tribus musulmanes qui venaient camper dans leurs districts, contribuèrent à anéantir les derniers éléments de civilisation et de commerce dans cette contrée. Un des grands principes de la politique du sultan Mahmoud était de réunir sous un principe unique et absolu le gouvernement de l'empire. La puissance des dérébeys fut attaquée , et ceux qui étaient dans le voisinage de Constantinople furent obligés de se soumettre. Aujourd'hui , la Bithynie est gouvernée par des pachas, qui reçoivent tous les ans l'investiture à l'époque du Beyram. On n'eutend plus parler de ces soulèvements hardis qui mettaient en feu des provinces eutières , et maintenant Turcs et chrétiens, courbés sous le même niveau, jouissent, de la part des autorités, sinon de la même bienveillance, du moins d'une tranquillité relative.

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