‹ Asie mineureChapitre 302 sur 428 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

MONUMENTS KBL16ISUX.

in loin de ce palais, se présente an i emplacement occupé par les mo- »ts religieux et par les cimetières, musulmans ont conservé une ooub invariable due à leur loi relise, celle de confier les morts à la Jj et de disposer la sépulture periicotairement à Taxe delà mosquée, ? à l'Orient. Aussi ne voit-on jales Turcs emprunter d'anciens aux ou imiter les sépulcres tailles i le roc. La sépulture le plus en e est une simple dalle de pierre, extrémités de laquelle sont planfa colonnes, portant généralement inscriptions en langue arabe. Les de Gésarée offrent cette parque le tombeau est ordinaicouvert par un soubassement îde sarcophage, et que les exsont circulaires. On rencontre coup de monuments de ce genre la haute Arménie et dans les valbasses de l'Araxe; ils sont sans i empruntés aux Arméniens, mais hors de doute que c'est la plus une forme de tombeaux musulque l'on rencontre dans ces con-

i princes, les oulémas et les per- «P8 célèbres par leur sainteté ou bravoure , obtiennent ordinairele privilège d'une chapelle sépul-

Le caractère de ces petits raonu- J varie singulièrement dans tous tato soumis à l'islamisme : ils préraient à eux seuls une série d'é-

des plus nouvelles et des plus fé-

fO Voyez U planche renréteajant la v|Ue

> Césarée et le ment Aitfee. (PI. &*,}

condes. Depuis le marabout, composé d'un dôme supporté par quatre colonnes, qui abritent les restes d'un sebeik du désert , jusqu'à la chapelle de marbre, enrichie de grilles dorées et d'ornements ceints à l'italienne, dans laquelle le sultan Mahmoud a reçu la sépulture, on voit successivement s'introduire l'influence persane, arménienne et byxantine, qui se plie, il est vrai , aux exigences de l'ornementation arabe, mais n'en conserve pas moins son type primitif. Une grande vallée, qui s'étena de la ville jusqu'à la montagne appelée Ali dagh, offre encore un certain nombre de ces chapelles sépulcrales ; il en existe aussi dans la ville : elles ont toutes la forme octogone, et sont couronnées par une pyramide d'un même nombre de côtés. Ce style n'a rien en lui-même d'arabe ni de turc; aussi les habitants de Césarée, dans l'ignorance où ils sont de l'origine de ces édifices, les attribuent aux monarques persans. Cest tout ce que Pococke lui-même a .pu savoir touchant ces tombeaux. Les Turcs avaient sans doute dans l'idée d'en faire remonter la fondation aux Sekljoukides "persans, car il y a bien longtemps que la mémoire des Sassanides est tout à fait effacée. Mais cette hypothèse n'est pas satisfaisante, et rien dans l'art des Seldjoukidea persans n'a pu les conduire à cette construction, sinon leurs rapports avec les peuples arméniens ; circonstance qui, a cette époque, m'était complètement étrangère, comme elle l'était à Pococke. Mais dans mon voyage d'Arménie, observant l'architecture des monuments de Kars, d' Ani et d'Erzéroum, je fus singulièrement surpris de retrouver dans l'architecture des princes Pagratides le type de ces tombeaux cappadociens qui sont restés circonscrits au pays soumis pour un temps à la puissance arménienne.

Page 1