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MOSQUÉE ET TOMBEAU DE HOUBN

La grand/ mosquée de Césarée, qui remonte au milieu du quatorzième siècle, a été élevée à la mémoire d'un

L'UNIVERS

saint du nom de flooen; il était com-

Sagnon de Hadii-Baïram et fondateur 'un ordre de derviches. Cest au retour de la Mecque qu'il donna les plans de cette mosquée, dont le caractère n'a pas d'analogue dans l'Asie Mineure, mais qui a des rapports extrêmement frappants avec celles de l'Egypte et de l'Arabie. L'édifice est de forme carrée, entouré d'un mur épais et flanqué de tours circulaires ; une porte d'une rare élégance conduit dans la partie appelée par les Turcs harem, ou lieu fermé :

c'est le pronaos des anciens temples , le cloître des églises chrétiennes. Ce vaste portique a une cour intérieure disposée tout à fait comme l'atrium des Romains ; les arcades sont tant soit peu surhaussées en forme de fer à cheval.

Cet arc , dont l'origine a été souvent cherché par les hommes qui s'occupent de l'histoire des constructions, a été fréquemment employé en Espagne par les Khalifes de Cordoue, et se retrouve dans l'architecture moderne de tous le pays de Moghreb , le Maroc et l'Algérie, tandis qu'il est délaissé depuis le seizième siècle, dans la Turquie, où il a été remplacé, soit par l'arc ogival à tiers-point, soit par l'arc plein-cintre surhaussé par le moyen de tangentes.

Cette observation superficielle a suffi pour foire donner à rare en fer à cheval le nom d'arc mauresque. Néanmoins, une église du dixième siècle, qui se trouve au village de Dighour, porte dans sa façade des arcades en fer a cheval ; or, ce monument est antérieur à tous ceux que nous connaissons dans le midi de l'Europe et en Afrique. H faudrait donc s'assurer si, dans la haute Asie , des monuments antérieurs à cette époque n'ont pas donné aux chrétiens primitifs l'idée de ce mode de constructions ; mais dans tous les cas il a été employé par ceux-ci avant que les Arabes raient adopté.

L'arc des portiques de la mosquée de Houen porte ce double caractère , qui participe de l'arc surhaussé et de l'arc aigu musulman. La cour de la mosquée est séparée du temple proprement dit par une muraille percée d'un grand nombre de fenêtres.

Le plan de la mosquée est aussi simple que celui du portique; toute la ri-

chesse de décoration a été réservéi pour la porte et pour le tombeau k fondateur, placé dans une petite cot à l'angle du portique. Cette chapes* ou turbé est élevée sur unsoubassm formé par des encorbellements de stytt arabe, qui n'ont pas de nom dans no»

architecture ; ils sont engendrés par ai suite de polygones dont les projeetkM forment une infinité de petites meta variées à l'infini, mais toutes soemî une loi géométrique assez simple.

Les huit faces du tombeau sont fermées * par des arcades ogivales, et kr angles sont renforcés par des eolosos soutenant un entablement da tués* style que le soubassement; l'édifia 4 couronné par une pyramide. A cote!

la mosquée s'élève un medrecé fofd d'une cour intérieure, autour de laquelle sont les chambres des étudiants.

Cet ensemble d'édifices est le seul qu ait un caractère monumental.

La population de Césarée secuopot de Turcs et d'Arméniens, les toi grecques sont peu nombreuses. D'ajÀ) un recensement qui se faisait pesai mon séjour à Césarée pour établir* nouvel impôt on comptait :

Maisons Turques 10,008

— Arméniennes ... U&

— Grecques ^

Maisons 1M»

Ce qui représente une population* soixante mille âmes.

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