‹ Asie mineureChapitre 334 sur 428 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

LES GBANDS SAIfCTUAIBBS D'AN AÎYIS DAlfS LB BOYAU MB DB POHT.-*' COMAH A. — ZBLA. — PTBBIUM.

Le nom de Comana est un souvenir du séjour cTOreste en Asie Mineure; ce héros ayant dédié un temple à Diane Taurique y consacra sa chevelure (coma) et la ville rat appelée Comana. Cette légende grecque est conforme à toute cette histoire apocryphe d'Asie écrite par les Grecs. 11 est certain que les centres religieux du royaume de Pont et de la Cappadoce, dans lesquels il était rendu un culte à la déesse Anaïtis, existaient avant qu'aucun Grec eût paru en Asie Mineure. Nous ignorons quels noms portaient ces villes du temps de l'empire assyrien, la dénomination grecque ayant prévalu.

Comana de Pont, était située sur le bord de l'Iris ; si l'on en croit les traditions romaines, elle aurait été fondée avant la Comana de Cappadoce (1).

Procope, qui a visité les deux villes d'Asie, s'étonne de la ressemblance au'rl a trouvée entre elles : Tune et l'autre sont adossées à une montagne; celle de Cappadoce est près du Sarus, et celle de Pont près de l'Iris. La même divinité, Vénus-Uranie ou Anaïtis, était adorée dans les deux sanctuaires , et tout ce qui regardait les sacrifices, ainsi que la manière de rendre les oracles, était identique dans les deux pays.

Du temps de Strabon Comana de Pont était une ville bien peuplée, et un des centres de commerce les plus importants de l'Arménie; on y célébrait des panégyries, qui s'appelaient les sorties de la déesse, et qui attiraient un im-

(i) Protope, btM. Ptn,, 1,17

mestteeoncound'kommesetdefeinDts, sans parler de ceux qui venaient entait temps pour accomplir des vœux et poer offrir des sacrifices a la déesse.

Il y avait dans la ville un graad mbre de courtisanes, dont la plupart appartenaient au temple.

Les desservants du. temple, qui portaient le xK>m de hiérodules, démettrait dans la ville ; leur condition était ceUt de serfs sacrés. Le grand pontife avait sur eux un pouvoir absolu ; mais H lui était interdit de les vendre. Us étaieit au nombre de six mille, et Pompée mit donné la prêtrise à Archéhôs ; son fis hérita de la même dignité, et le soectsseur de ce dernier rat Lyeomède, an possessions duquel on ajouta an ttrrain de quatre scheenes. Les roâ a Pont étaient matures du territoire « Comana ; mais la dignité du graad prf tre égalait celle du prince, ettorsffî paraissait en public sa tête était en»

du diadème. Mithridate souleva M cette population fanatique contre le pot voir des Romains. Doryfaus, uns* * Strabon ^historien et fils de Hnlatto avait été élevé par Mithridate à laprte du temple deComana. H conçut le swjet de faire passer le royaume de Pont m le pouvoir des Romains ; mais cette totative lui fut fatale. Le grand-pères* ternel de Strabon, voyant que les affwfl du roi allaient mal dans la guerre p <' soutenait contre Lucullus, voulat ,«*• ger la mort de ses parents, queMitfcndate avait tous fait périr avec LocuUcî mais Pompée refusa de recoaaatutifr cune convention mite par les AHatie*»

avec ce général, et le grand-père e>^ bon en fut quitte pour ses Irais « trahison (1).

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