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LA VILLE MODERNE

La plaine de Turkal est séparée p une haute chaîne de montagnes rocheuses qui déterminait la frontière entre le Pont galatique et le Pont cap-

Sadocien. La route traverse un défile ont l'entrée n'a pas viugt mètresdel*-

(i) Strabon, XII, 5ôi.

gwr, et qui est dominé de part et d'autre pardeu hautes murailles de rochers.

Ce passage ou derbeod paraît avoir été élargi de main d'homme. Il est séparé par une petite plaine d'un second déûlé oa plutôt d'une déchirure entre les rochers, dans laquelle la route s'engage.

Us flancs de la montagne sont si rapprochés qu'on aperçoit à peine le ciel.

Un cours d'eau rapide descend en bouillonnant des vallées supérieures et fase jeter dans l'Iris. En sortant du «filé on arrive dans la plaine d' Amafe*qui présente aux regards le plus magnifique tableau. La ville, dominée paies hauts rochers de l'Acropole, partît engloutie sous la verdure de ses immenses jardins. I* rivière du défilé, aimée en plusieurs canaux, va porter pwtout l'abondance et la fertilité. Des ftttes d'aqueduc, que l'on peut suivre pendant plusieurs kilomètres, indiquent gu anciennement cette eau était portée jusqu'à la ville. Une légende populaire en attribue Ja fondation à un prétendant amoureux de la fille d'un prince d'Arotsje; c'est depuis ce temps que la Dontagne de l'Acropole s'appelle Ferhad lagh.

La rilJe est bâtie dans la partie la 'tas étroite de la vallée, et forme un ontraste frappant entre la luxuriante egéfation de la vallée et l'aride et se- *e nature de la montagne, dont les ânes récèlent les tombeaux des rois, masie n'est pas seulement intéressante >r ces vénérables restes d'antiquité , de ot temps elle a conservé son prestige ville royale, et les monuments de style abe qui existent encore prouvent que os Je moyen âge elle conserva une laine illustration. La ville moderne «t pourtant pas en harmonie avec te splendeur passée : des rues étroites t peine pavées, des maisons élevées , * des avant-corps qui interceptent la liére, offrent l'aspect le moins séduit. Les principaux habitants n'y font une résidence passagère; ils demeut de préférence dans les maisons campagne éparses sur les collines Tonnantes, au milieu des jardins.

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