‹ Asie mineureChapitre 348 sur 428 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

OfiieirB DBS CÀBIBIfS.

Le territoire qui s'étend de la rire gau- Ae du Méandre jusqu'à la chaîne la plus titrée du Taurus a été, dans l'antiquité, ayahipardes tribus venues du dehors, ' s'incorporèrent dans des hordes rigèoes pour former une des nations )ius guerrières et les plus turbulentes l'Ane Mineure. Le pays fut d'abord elé Phœnicie (1), et ensuite Chry- *s (2), de Clirysaor, petit-fils de Si- II appartenait aux Léléges , qui lient au delà du Méandre jusqu'à . Une autre tribu, plus nom- ^ ~j et plus forte, arriva sous la confite de Car, et se rendit maîtresse de •contrée, qui reçut alors le nom de Ca- P- On prétend que les Cariens étaient fci appelés parce qu'ils sont les pre- Ptrs qui ornèrent leurs casques d'une prette, qui s'appelait Kipa (tête). Ils pentèrent aussi la double poignée flu

Si Ton veut s'en rapporter aux tracions helléniques , les Cariens passé- |J| des îles dans le continent, et s'appaient aussi Léléges ; ils obéissaient

■ Minos(3), et après avoir longtemps Joni les mers sous les ordres de ce roi , ■allèrent se fixer en diverses contrées «bassin de la Méditerranée. Ils attaffcrem l'île de Rhodes, qui appartenait ** Phéniciens, et s'en emparèrent; ils •rendirent maîtres de Délos et de ■Mes lesCyclades, mais en furent, dans

■ wite, expulsés par-Minos.

k renommée des Cariens s'était «endue jusqu'au royaume de Lydie.

(0 Athénée, liv. IV, p. 174.

(',' Etienne de Byzance, Kap(a-MûX«ea,

(î) Hérodote, liv. I, chap. 1 7 1 : et Strabon, k*IV,p.66r.

*0e livraison. (Asie Mineure.)

Gygès avait appelé à son secours Arseiis de Mylasa, et pour le récompenser des services qu'il en avait reçus , lui fit

S résent de la hache d' Hercule , qui, epuis le règne d'Omphale , était toujours restée entre les mains des rois de Lydie. De retour dans sa patrie , Arsélis fonda le temple de Jupiter Labrandeus, à Mylasa, et orna cette ville de monuments magnifiques.

Les Cariens vinrent débarquer en Egypte, sous lerègne de Psammétichus, en compagnie de quelques Ioniens.

Leurs armures de bronze, leurs casques surmontés d'une haute aigrette, surprirent d'abord les Égyptiens ; mais bientôt le roi, se rappelant le sens d'un efraele qui lui promettait la victoire s'il prenait des coqs pour auxiliaires, fit aux étrangers un accueil favorable , et les retint dans son pays (I) ; on leur donna un quartier spécial dans la ville de Memphis, qui fut désigné sous le nom de Kapubv, c'est-à-dire quartier des Cariens (2). Déjà à cette époque reculée les Cariens passaient pour habiles navigateurs et pour aventuriers intrépides. La plupart des villes qu'ils occupèrent sur le continent d'Asie devaient leur origine à des tribus pélasges ou léléges; mais les chefs des Cariens en fondèrent un grand nombre d'autres auxquelles ils donnèrent leur uom.

Alabandus bâtit Alabande, Hydriée fut le fondateur d'Hydrias. I^es Lyciens, sous la conduite de Bellérophou, fondèrent Clirysaor, qui fut ensuite appelée Stratonicée . (Test dans cette ville que se tenaient les assemblées générales des Cariens. Les anciens ne sont pas tout à fait d'accord sur l'idiome dont on faisait usage en Carie ; ces peuples étaient généralement connus, chez les Grecs , sous le nom de Cariens barbaropho-

(0 Hérodote, liv. II, cli. i*a.

(2) Etienne dettyzanre, Kftptxov.

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