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CHAPITRE XI

APHfiODISIAS.

La région nord-est de la Carie occupée par un *aste plateau qui ér naissance à une fouie de ruisseaux lant, tes uns vers le Méandre, h très vers la mer de Lycie. Le Cadmus, apjpeié attiourdiiui Baba forme le point culminant de crttt \ gion, qui était occupée dans Ta par plusieurs villes et par des d'une certaine importance. On y quait la ville Tabœ, qui donnât nom à la région Tabsa ; Plarasa remplacement est indéterminé, qui rut absorbée par la ville dV disias, la plus riebe et .la plus de la contrée, et qui conserve aujourd'hui de nombreux mon* dont quelques-une appartiennent pius belle époque de l'art arec. *

La fondation de cttto viforwontill l'époque où les Léléges et les Péjasfi occupaient seuls cène parue o^ laCana.

Elle fut d'abord appelée Lflétfpou*? Niiïoë, et enfin Aphfodisias. Si w **»

deNiooese rapporte en effet à celui de Nions l'Assyrien, il faut supposer que cette ville existait déjà au treizième siècle avant Jésus-Christ. Le culte de Vénus, qui, à cette époque reculée, partageait arec celui de Diane la vénération des peuples asiatiques, acquit à cette ville use célébrité qui a duré jusqu'au renversement des autels du paganisme.

La ville était située dans une plaine fertile, au pied du mont Cadmus, et arrosée par des sources nombreuses, dont Quelques-unes prennent naissance dans 1 enceinte même de la ville. De magnifiques carrières de marbre blanc fournissaient les matériaux des riches monuments élevés par les contributions volontaires de la plupart des villes libres de l'Asie, qui étaient appelées à participer aux jeux et aux panégyries qui se renouvelaient sans cesse. Le nom seul de Vénus, de laquelle la maison de César avait la prétention de descendre, valut à la ville a" Aphrodisias la protection et l'amitié des empereurs; au*, dans une série de plusieurs siècles, nous ne connaissons pas de ville en Asie qui ait joui d'un destin plus prospère. Il n'en est point non plus dans lesquelles les monuments d'épigraphie *e soient conservés jusqu'à nos jours, tutsi nombreux et aussi intacts, de sorte que Ton pourrait, sans peine, écrire l'histoire administrative A' Aphrodisias et cejle de ses principaux citoyens.

Dans un temps où la plupart des villes de l'Asie subissaient le joug de Kome, Aphrodisias avait vu consacrer ws libertés municipales par un décret «Auguste, en réconnaissance des serfto» que le peuple lui avait rendus, àa» qu'à Jules César.

La plupart des inscriptions qui datent du temps du triumvirat assimilent les bouis d'Aphrodisias et de Plarasa, ce qui ferait croire que les habitants de «tte dernière ville auraient été réunis

* la cotmnunmité des Aphrodisiens, à condition de ne pas perdre leur nom.

La ville de Tauropolis parait avoir

* un destin pareil a celui de Plarasa,

* nous voyons les Aphrodisiens ap- Né* Taurppolites dans quelques ins- Jjpu'ons de la ville; mais toutes ces dénominations ne sont pas les seules

sous lesquelles la ville d'Aphrodisias fut connue par les anciens. Lorsque la religion chrétienne se répandit dans -la province de Carie, le nom d'Aphrodisias, qui rappelait un culte abhorré, fut supprimé définitivement , et remplacé par celui de Stauropolis, qui veut dire Ville de la croix, et qui rappelait celui de Tauropolis que la ville avait déjà porté.

Ce ne fut cependant qifà la fin du quatrième siècle quelle obtint de l'empereur Léon 1er le titre de métropole de Carie. Ce fut à peu près vers ce même temps qu'elle fut érigée en évéché, sous le titre de *Eiz&pytui Kapfeç. C'est du mot Carias que les Turcs auront fait le nom de Gheyra , que cette ville porte aujourd'hui.

Le droit 'd'asile était un des* principaux privilèges dont jouissait le temple de Vénus; il était, dans le principe, borné au Temenos ou enceinte sacrée. Mi" thridate, maître de ces provinces, augmenta l'étendue de l'asile, Marc- Antoine la doubla. Lorsque ce droit fot remis en question sous le règne de Tibère, les députés d'Aphrodisias firent valoir un décret rendu par le dictateur César, qui témoignait des efforts faits par les Aphrodisiens pour soutenir sa cause (I).

Ces privilèges furent renouvelés dans la suite comme l'atteste une inscription; mais le nom de l'empereur n'est pas mentionné.

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