LE TEMPLE
Nous avons souvent remarqué que les villes anciennes où le christianbo* s'était établi sous l'influence de la parole des premiers apôtres s'étaient attachées spécialement à la destructif des édifices destinés au culte des dicta de Rome. Les communes ne faisaient en ceia que suivre la teneur d'un décret des empereurs, qui ordonnait la destruction de tous les monuments w paganisme. Il est extrêmement rare /Je trouver en Asie, comme on en voit ffl Italie et en Sicile , des temples «de* convertis en églises.
Le temple d'Aphrodisias, quoiqw consacré a une divinité qui •"SP'JJ'J aux chrétiens plus d'horreur peut-m que tous les autres dieux , a écbap&f à cette destinée commune et a été tfi«formé en sanctuaire chrétien ; "*!*** ordonnance extérieure a été momwe:
et par une combinaison trèà-iogéniK»
pour ces temps de barbarie, il a çk" forme intérieure d'une basiliquejw la colonnade extérieure du J^***!|f devenue, sans changer de p^*?** nade des bas côtés de la net, tandisf* les murs de la cella, démolie etras*.
sont venus envelopper l'ancien portrç* extérieur. A l'extrémité ouest;wj bâti un bêma ou hémicycle; il na&w pour cela que démolir les <^onn*** pronaos et du posticum , qoi &*&" à allonger un peu les deux lign* *" colonnes des bas côtés. Masce Jf de revêtement n'étant qu'un ***
placage s'est troovédétroit dans la suite des temps, et le temple de Vénus se présente aujourd'hui sous l'aspect de deux lignes parallèles, composées chacune de dix-nuit colonnes, et distantes iel^lftOe(i).
Aujourd'hui H y a seize colonues entières; la plupart des autres bases sont à leur place, mais il ne reste pas le plus petit débris de la frise ni des frontons, qui ont été détruits et employés dans la maçonnerie byzantine. Aujourd'hui il reste la masse demi-circulaire de l'hémicycle, et du côté où fut l'entrée, trois pieds-droits de marbre, qui indiquent les trois portes de l'église.
Il s'agit de retrouver, d'après ces données, le plan primitif du temple de Vénus. Si nous prenons les distances d'axe en. axe, entre les colonnes, nous trouvons que quatorze entrecolonnements égalent 36m,4lt. La moyenne est donc de 2m,60c; et si nous divisons par y^O*, la distance de 18m,30, qui sépare les deux lignes de colonnes, nous trouvons le nombre 7; c'est-à-dire que la façade du temple était octostyle ou composée de sept entre-colon nem en ts. Maintenant nous lavons que dans tout temple périptère le nombre des colonnes de côté est dé deux fois plus un celui de la façade ; nous devons donc avoir dix- sept colonnes de côté : c'est justement le nombre qui nous est donné. La largeur de la cella se détermine par l'alignement des colonnes de front; il en résulte que le temple d'Aphrodisias était périptère, octostyle, amphi prostyle , avec des antes II était d'ordre ionique. Les colonnes avaient 10",4O de hauteur; elles étaient composées de cinq blocs de marbre et cannelées.
Le style de ce monument est d'une pureté qui permet de le mettre en parallèle avec les plus beaux monuments de l'antiquité, sans en excepter celui <Jc Magnésie. Nous ne savons rien sur l'époque de sa fondation. Bien que plusieurs écrivains fassent mention du culte de Vénus, aucun ne parle de son temple. Quelques-uups de ces colonnes ont été données en offrande par des ci-
(i) "Voyei, planche 19, temple de Vénus à
Aphrodisiii*.
toyens qui ont inscrit sur un cartouche leurs noms et le but de leur offrande. Le nom de Philocaesar indique que cette construction est postérieure à la domination romaine :
Eumachus, fils (TAthétiapore, fils d'Eumachus, Diogène Philuca?sar,H Air.mias, fils de Denys, mais de la race d'Adraste, fils île Mo- Ion, Ohmpias, onl dédié cette colonne a la déesse véiius et au peuple.
Cette inscription est répétée sur trois colonnes seulement.
Vénus, de ses propres revenus, a construit les niches des statues et les petites portes a\ec leurs ajustements (leurs Trônions), qu'elle a fait transposer, élever et prindre en couleur blanche : étant chargés de ce soin Zenon (ils de Zenon, Ménantlre Apollonius, troisième du nom. Pfléus Êeénétor ni* d'Aitale, Héraclide i\h de Pltta, Pélopide lits d'Eunus, constructeurs des temples.
Cette inscription se rapporte sans doute aux niches destinées à recevoir les statues qui décoraient l'enceinte sacrée.
Le terrain qui environne le temple est couvert de débris d'architecture, tous de marbre blanc, lesquels ont appartenu à une enceinte rectangulaire qui entourait le temple de toutes parts.
Elle était décorée de couples de colonnes d'ordre corinthien, portant alternativement des frontons circulaires et triangulaires. Chaque couple est séparé par une niche décorée de pilasfres. Il n'y a aucune difficulté pour la restitution , tant les fragments sont nombreux.
Devant la façade du temple il y a un rang de petites colonnes corinthiennes dont je ne m'explique pas la destination, si ce n'est pour former un avant- portique ou une avla séparée du grand téménos. Il y a encore , en avant de cet ordre , un rang de tout petits piédestaux auxquels sont attenantes des bases de colonnes. Dans oette partie réservée sont, à droite et à gauche de l'entrée, deux grandes vasques de marbre blanc, de 4",80 de diamètre, et un peu en avant une statue de lion couché qui semblait garder l'entrée.
Ce téménos, décoré avec une richesse peu commune, diffère de cèox que j'ai déjà décrits en ce qu'il paraît beaucoup plus exclusif si Ton peut parler ainsi. En effet, il n'a ni portique, ni emplacement pour l'habitation des prettes;
L'UNIVERS
en un mot, c'est on lien parfaitement clos et fermé comme pourrait l'être un camp retranché.