CHAPITRE XXI
ISA.UKA. — ZBNGHIBAB.
L'antique Isaura, démolie et rebâtie par Amyntas sous le nom disaura nova, est située près du village de Zengbibar.
Les ruines s'élèvent sur une colline qui s'étend dans la direction du nordnord-ouest au sud-sud- est, ayant au nord la plaine de Konieh , au sud le Taurus, a l'est les montagnes de Kara dagh et d'Ala dagh, et à l'ouest celles qui encaissent le lac de Sidi chéri. Une nécropole, couverte de sépultures de genres variés, précède l'entrée de la ville au sud-sud-est. Les tombeaux du genre bôtnos sont élevés sur quelques marches taillées dans le roc vif. On remarque des hexèdres destinés aux repas funèbres, genre de monuments assez répandus en Lycie. Les pierres qui ont appartenu à ces tombeaux, détruits pour la plupart, sont ornées de griffes de lion, de médaillons et de fleurs. D'au* très mines, situées en dehors de la ville, entourent une magnifique source, dont les eaux limpides font le tour de la ville, et coulent vers le village ; elle a reçu le nom de Bal bounar, la Source de miel. La nécropole s'étend aussi vers le sud, et l'on distingue plusieurs sarcophages dans leur position primitive, mais les couvercles sont jetés brisés à côté. La croix sculptée sur quelques-uns de ces tombeaux atteste que, sous l'empire byzantin, cette ville était encore peuplée. Un Aëtius, évéque d'Isauropolia assistait au concile de Chalcédofne, et Illuaire, autre évéque de ce même siège, se rendit au concile de Constantinople.
On peut suivre la ligne des murailles dans tout le pourtour de la ville excepté le long des collines abruptes qui s'élèvent au nord-ouest et au nord. L'appareil de ces murs indique une époque voisine de l'art grec, et est exécuté. avec un soin remarquable. Les tours, qui sont toutes octogones ou hexagones, rappellent, au contraire, les constructions des temps byzantins ; mais il paraît qu'elles sont de la même date queles murailles; celles-ci, bâties en grands blocs de marbre, sont composées d'assises alternativement hautes et basses, avec des parpaings posés en
boutisse. Du côté du sud-ouest, où pente est moins rapide , les tours so très-multipliées. La porte principale < côté du sud est défendue par deux tout bâties dans le même style que le rei part. L'arcade formant la porte i supportée sur des pieds-droits < marbre. On a sculpté des boucliers s l'imposte prés de la tour à gauche i l'entrée.
De là on peutsuivre plusieurs pent< qui s'étendent dans différentes din tions; celle de droite conduit aux ci rières et à l'acropole. En se dirigeant gauche, à cent mètres de la porte,!
aperçoit le soubassement d'un teni bâti dans le même style que les auq édifices, et élevé sur une éminence] rochers dont l'étendue est de quand trois mètres sur vingt-six. On recom là une de ces terrasses sacrées , cou celles d'Aïzani ou de Perça, qui J portaient le principal temple de la fi
Une rue bordée d'un portique colonnes conduisait de la porte pi cipale à l'Agora, située vers le cei de la ville: le terrain voisin est cou de débris de toute espèce de maisoi d'édifices. On y distingue les àê d'un canal oui paraît avoir conn nique au caldarium d'un bain. I inscription indique la construction i portique avec des boutiques et i partie voûtée. Cette disposition, 4 on pourrait retrouver les prindpj traits en faisant dégager le terrain, è particulière aux villes d'Asie. Ungfl monument s'élève non loin du Fort c'est un arc de triomphe encore pwsj entièrement conserve et qui porte é l'entablement l'inscription suivante :
lis:
A l'empereur César, le divin Hadrien A<
Fils du divin Traian, petit-fils du divin ft
Le sénat et le peuple des Isau tiens.
On ne saurait donc plus avoir la mein incertitude sur remplacement de P cienne Isaura, qui fut vainement chée par plusieurs explorateurs, découverte est due à M. Hamilton.
Du côté du nord le rocher sur leqw la ville est assise office à peine un scntM praticable; aussi, la ligne de ciroonvd lation est-elle interrompue entre chaos tour; elles ne sont reliées que par « pierres levées qui marquent le pourrai
40 la ville. Une tour plus haute que les ■ta paraît a?oir servi à la cohoter les gardes; du haut de cet édifice la » s'étend sur toute la contrée voisine ■domine la plaine de Konieh dont on perçoit les minarets dans le lointain.