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LYCIE

L'histoire de Lycie commence avec celle du inonde grec. Nous avons vu les Lyciens alliés aux Troyens dès les premiers temps de la civilisation asiatique (I). Nous allons retrouver en Lycie les mêmes noms de héros, de fleuves et de villes ; Thèbes et Lyrnessusont existé en Lycie comme-enTroade.

Tlos ou Tros fonde une ville de son nom et les eaux jaunes du Xanthus arrosent les plaines de la Lycie comme l'autre Xantne les campagnes d'Ilion.

Sarpédon , Pandarus, Beliéropbon, les héros honorés des Lyciens, ont combattu dans les armées de Priam ; c'est le sang des Léleges, des Cretois et des Cariens qui coule dans leurs veines, aucun historien ne mentionne en Lycie un peuple aborigène antérieur à ces peu-

Ïtles. Les Phéniciens pénétrant dans 'intérieur de la Lycie y introduisent une population qui garde son type particulier et sa langue nationale, ce sont les Solymes, le seul peuple de l'occident que les Grecs regardent comme d'origine sémitique. La Troadeetla Lycie sont deux pays liés par une commune origne ; ils honorent les mêmes dieux, comme Jupiter et Apollon; les mêmes héros, comme Pandarus ; ils ont les mêmes fleuves et les mêmes noms de montagnes. Une partie de la Troade portait le nom de Lycie d'après celui ne ses habitants ; de même les Lyciens se donnaient le nom Troyens, Troës. L'un et l'autre pays se prêtent un mutuel secours dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.

Les Lyciens, les Cretois et fes Cariens se rencontrent sur la côte occidentale jusqu'aux bouches du Méandre et dans la Troade. On ne saurait mettre de Tordre

(t) Voy. livre II F, p. 84.

dans le mouvement des antiques pop lations de ces côtes, si l'on ne cherci le point de départ dans les relations qri se sont établies entre la Crête et le en tinent, et les historiens comme les poék se conforment à cette tradition (lj Ainsi les anciens ne connaissaient du ces pays aucune population pure de ta mélange étranger. Les Phéniciens ri taient emparés du Tau rus aussi bi que de la Cilieie, et les peuples d'oripi bemi tique venus en Lycie s'établira dans ce pays, et formèrent les peupb des de Cabales et des Solymes. U Cretois débarqués aux bouches du Xa thus, se répandirent dans le pays < se mêlèrent aux tribus qui habitaiei ces montagnes; il en est résulté n population qui , par ses mœurs , si arts et son langage diffère essentielle •ment des autres habitants de la pr~ qu'Ile. On ne peutdire eependantqn'i était complètement étrangère à la grecque ou pélasgique ; car dès le t de la guerre de Troie, nous voyons langue grecque comprise par les du ^ lyciens, et les hymnes qui étaient eba* tées aux fêtes de Délos avaient m composées par Olen, poète lycien (2). ]

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