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CHAPITRE H

POPULATIONS LYCIBNNBS. — MONUMENTS.

Sous le nom général de Lycie, te historiens comprennent trois proriw»

distinctes; au nord la Cabalie, «J centre les Solvmes qui occupaient»

plateaux du Milyas; ces deux peuplades parlaient la même langue pue»:

cienne, et au sud les Termiles, g* avaient pris le nom de leur chef Tr* milus. (Tétaient des tribus Cretoises qm

(OCurtius, Greschischê Gtsicktt,ll*M' (a) Hérodole, liv. IV. cb. 35.

ASIE M&IEUHE.

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iraient passé de l'île de Rhodes en Asie; fautres rameaux de ces tribus, contants par les fils deTrémilns, Tloûs, bnthus et Pinarus, bâtirent des villes ki même nom et formèrent des popuations distinctes (1). Ne semble-t-il pas hToq assiste à la formation des tribus ■abes qui, arec le titre de (2) Ouied la de Béni, se groupent sous le nom pu» .chef qui distingue la tribu. Les

Ëies conservèrent leur nom jusrègne de Sarpédon. Lorsque , fils dePandion fut chassé d* Apar son frère Egée, il alla se réfuter près du roi des Termiles ; il leur I adopter des lois empruntées en ptie aux Cretois, en partie aux Cakes (3). et depuis ce temps ces peups prirent le nom de Lyciens.

La Lycie était la patrie du dieu Apol- , et l'existence du sanctuaire de Pai est antérieure à tous les temples I même dieu élevés dans le reste du grec ; la diversité des fables Éves à Latone et à la naissance de . montrent bien que ce mythe a

t apporté chez les Grecs par des peud'outre-mer.

Ia constitution civile des Lyciens dif- Ire aussi de celles des autres peuplades fAsie; la femme était honorée plus l'en aucun autre pays grec, et les miens ne connaissaient d'autre généaiie que celle qui les rattachait au lien fraternel.

Les Lyciens se montrèrent toujours iMrriers intrépides et jaloux de leur iserté. Lorsque les rois de Lydie eurent munis tout 1 occident de l'Asie Mineure, b Lyciens avaient su conserver leur ■dépendance ; mais ils ne purent résister aux attaques de Cyrus qui envoya nntre eux une armée nombreuse. Lorspe Harpagus se présenta dans les cam- Menés du Xanthus, les Lyciens mariberent à sa rencontre et quoique in- SÉrieurs en nombre ils combattirent necune grande valeur. Les habitants de Kauthus s'enfermèrent dans leur citalelle et refusèrent unanimement de se endre. La ville ayant été prise d'assaut eus les habitants furent massacrés, il l'y eut de sauvées que quelques famil-

(i) ÊkByc, voc. Tremile.

(») Fils de...

(3) Hérodole, Ht. I, 173.

les qui étaient alors absentes. Cependant malgré tant d'efforts la Lycie fut soumise au joug des Perses jusqu'au jour où Alexandre lui rendit sa liberté eri dirigeant en personne son armée à travers la province. Darius dans l'organisation de son empire avait rangé la Lycie dans la première «atrapie ; néanmoins le pouvoir intermédiaire des rois de Carie s'étendit jusque sur cette province, qui eut à souffrir des tributs et des exactions imposés par les généraux du roi Mausole, dans le Dut de satisfaire aux dépenses faites par ce prince aux embellissements de la ville d'Haliearnasse.

Après l'expulsion des Perses, la Lycie fut pendant un temps soumise au pouvoir des Bbodiens ; mais elle prit peu de part à la guerre du Péloponnèse.

Les trois nations de la Lycie formaient une confédération, gouvernée par une assemblée qui prenait le nom de Corps Lyciaque ; il était composé des députés envoyés par les vingt-trois villes de la confédération , qui décidaient en assemblée publique dans quelle ville le congrès serait -tenu. Les principales villes, Xanthus, Patara, Pînara , Olympus, Myra et Tlos, avaient chacune trois voix, les moyennes deux et les autres une seule voix ; elles contribuaient dans la même proportions aux dépenses et aux charges publiques.

Le premier soin des Lyciens fut de choisir pour assiette de leurs villes les lieux les plus inaccessibles. L'Apreté de leurs montagnes est déjà leur première ligne de défense, les murs sont construits avec une solidité qui est encore pour les hommes de notre temps un sujet d'étonnement. Les blocs les plus énormes sont transportés par les chemins les plus abrupts, pour construire les murs de l'acropole ; les maisons des habitants, bâties en pierres et couvertes en terrasses, s'abritent derrière ces remparts cjue de vaillants guerriers sont décidés à défendre.

A près avoir songé au salut des vivants, les Lyciens n'oubliaient pas le culte des morts; des tombeaux aussi variés de forme que de structure» sont bâtis, sculptés, creusés dans les rochers autour de la ville : on cherche en vain à quel art se rattachent ces singuliers ouvra-

îETHfïVJEftS^

Ses . Sur le flanc des rochers on obterv e es tonneaux dont la façade représente une frète construction de bois; les pou* très, les poteaux et les branches rondes, juxta-posées pour former le toit, sont sculptées dans la pierre. Des sarcophages monolithes représentent une eaisse de bois couverte par une autre pierre imitant une chaloupe renversée avec sa carène en f air,' ou bien une voûte ogivale dont l'exemple ne se retrouve pas ailleurs.

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