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CHAPITRE X

SIDYMA. — CEAGTJS. — CADtANDA.

La ville de Sidyma, citée par Pline (t) comme étant voisine de Patare, est située sur la rive droite du Xanthus, dans cette partie del'Anti-Cragus appelée aujourd'hui Yédi bouroun, à quarantedeux kilomètres au sud de Minara au village de Dourdourkar.

De Minara la route suit une succession de vallées et de collines boisées jusqu'à Déré keui, où Ton observe les restes d'un monument antique consistant en huit colonnes debout au milieu des arbres. Ce .village est distant de tronte-eix kilomètres de Minara. Six kilomètres plus au sud, se trouve le village de Dourdourkar, où M. Schœnborn recueillit une inscription tumulains gravée en mémoire tfun habitant de Sidyma ; il retrouva aux environs les traces d'une ville peu étendue avec plusieurs tombeaux de marbre blanc et quelques sculptures.

Le nom de Sidyma est inconnu dans la numismatique, mois les géographes anciens placent dans ces parages la ville de Crague,oui est aussi connue par ses médailles. Il n'est pas improbable

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L'UNIVERS

que ce ne soit qu'une seule et même ville. Le colonel Leake remarque avec juste raison que plusieurs villes de la Lycie portaient au moins deux noms :

Xanthus et Arna, Patara et Sataros, Pinara et Artymnessns. Le nom deSidyma serait de l'époque romaine.

Cadyanda , ville lycienne d'une origine inconnue, est située sur la pente occidentale du mont Cragus, au village de Ouzoumlou (des raisins) , à une journée de marche au nord-nord-est de Macri.

M. Fellows, à qui l'on doit la découverte de cette ville, a observé un certain nombre de tombeaux remarquables les uns en sarcophages ornés de sculptures, les autres taillés dans le roc et portant des inscriptions lycienoes. Les ruines de la ville occupent le sommet d'un plateau qui commande la plaine et d'où l'on jouit d'un admirable panorama.

Une grande rue bordée de temples et d'édifices publics traverse la cité de part en part ; le théâtre , encore en bon état de conservation, est situé sur la

Sente de la colline. Il a dix-huit rangs e gradins; mais le proscenium, la seule partie intéressante dans ces sortes d'édifices, n'est plus qu'un amas de décombres ; cependant tes portes latérales sont encore debout.

Le stade paraît être d'un style primitif; il est sans sièges à l'en tour. L'agora est rempli de ruines de tout genre, piédestaux et portiques gisent les uns sur les autres renverses par une secousse subite. Le gymnase est sans doute ce grand édifice voûté dont parle M. Hoskyn, et que les habitants désignent sous le nom de Yédi kapou, les sept portes. La ville est entourée, d'une ligne de murailles de construction polygonale; on observe cependant quelques réparations faites par les Romains en assises réglées.

La nécropole renferme des tombeaux de trois styles différents, les sarcophages lyciens qui sont ornés de sculptures remarquables, les tombeaux grecs en forme de bômos supportant un piédestal, et les tombeaux romains. De nombreuses inscriptions eu langue grecque subsistent encore ; quelques-unes portent le nom de la ville aes Cadyandiens plusieurs fois répété.

Un doute s'est cependant élevé sur l'identité de cette ville presque incon-

nue. Hérodote (1) rapporte que Cnra était voisine des montagnes des Calyndiens. Pline (3) nomme Calynda comme une ville de Carie voisine du golfe et Telmissus ; or, Cadyanda est peu éloignée du territoire de Caunus;H fa* suit que les géographes sont disposa à identifier la ville lycienne avec celle de Calynda, c'est-à-dire qu'on traitent là un double nom comme dans preajat toutes les villas de la Lycie. A qodqee distance du village d'Ouzoutnloo, oo remarque une stèle quadrilatère dam k genre de celle qui existe à XanthttB;* a trois mètres vingt-cinq centimètre de haut et un mètre vingt centimètre sur chacune de ses faces ; elle repose» un socle d'un mètre de hauteur, ûi rencontre plusieurs monuments à mime genre dans d'autres vUks de a Lycie; celui-ci paraît avoir été cornet de caractères qui sont tout à fut ébt& Le village d'Ouzoumtou est assex ces* dérable; il y a quatre mosquées; et y trouve quelques provisions. Le rettf d'Ouzoumtou à Macri s'effectue en w journée, en suivant la rive d'un raiawsi qui descend dans la plaine. Avant tari ver à Macri, on passe près d'un doc tière où se trouvent quelques iasoftions portant le nom de Cadyaaé».

Le village d'Orhan situé à une jor née au nord-est d'Ouzoumleu aôaf remplacement de l'ancienne Aran;« lieu a été déterminé par M. Spnttfr près une inscription qui contient le oea d'Araxa (S).

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