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CHAPITRE XII

PATABE.

La fondation de Patare remonte aux premiers temps de la civilisation helléni-

Sue; le culte d'Apollon y fut transporté e Crète avec les premiers colons, et l'oracle qui s'établit acquit une célébrité qui ne le cédait qu'à l'oracle de Delphes (1). Le dieu reçut le nom d'Apollon pataréen et les peuples de l'Asie le consultaient sous le nom d'Apollon lycicn; son culte rut transporté jusqu'en Troade. Selon le mythe lycien, Apollon serait né sur ce rivage ; Latone, conduite par des loups, vint se réfugier en Lycie pour

L enfanter ses deux jumeaux; ils furent tignés dans le fleuve Xanthus et abrités dans la chaumière de la vieille Suessa.

Latone était honorée à Xanthus et son fils Apollon à Patare, voisine de l'embouchure du fleuve. Cette ville passe pour avoir été fondée par Patarus, fils d'Apollon et de la nymphe Lycia (2), tradition commode qui ^explique rien. Les ruines de Patare ne présentent pas la physionomie archaïque des autres villes de Lycie, c'était un port trop fréquenté du temps des Romains pour qu'on ait laissé subsister les monuments des premiers colons; ils ont été remplacés par des édifices plus en rapport avec les besoins du temps.

Lorsque Alexandre traversa la Lycie pour aller attaquer Darius , les princi-

(x) P. Meta, liv. I, i5.

(a) Pline, V, 39; Strabou, XIV, 666.

pales TiUes ae soumirent à loi H résistance. La dure punition infitg à la ville d'Halicarnasse fut une kf pour les peuples de la contrée, et; marche victorieuse du roi macédoai ne trouva plus d'obstacles que dans!

montagnes de la Pisidie. Après2!

mort a' Alexandre, la côte d'Asie i vint le théâtre de la guerre entre 1 principaux successeurs (1).

Patare finit par rester au pouvoir 1 Ptolémée, qui la répara, lui dosai nom d'Arsinoë sa femme ; mais le sj mier nom subsista toujours. Dansj dernière lutte que soutint la puisai grecque en Asie, et qui se termina pi chute d'Antiochus, Patare était le 1 cipal arsenal du roi grec, quoique 1 le voisinage il y eût une grande 1 propre à contenir un certain nombfl vaisseaux ; mais elle se trouve enta de montagnes et sans communies:

avec l'intérieur; c'est la baie de h maki.

La ville est située dans une 1 vallée séparée de 1» côte par une line élevée. Le port, qui s avança* qu'à deux milles dans f inténeor, au nord-est de cette colline, sH flanc de laquelle est placé le thtf La vallée du port se prolonge jussj delà des montagnes qui entourai ville , et devient marécageuse au p t que le passage est impraticable. B * rait possible qu'une branobedu Xitil fût venue déboucher dans le psi Patare , et ait contribué à l'ensabla

Les vents d'ouest , qui rèeneatal que constamment, ont forme, à ïm du port, une barre fort large qui 4i tous les jours, en même temps «si ruisseaux de la montagne , qui m* vent plus d'issue, alimentent la * des marais et submergent/les raneu restent.

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