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CHAPITRE XIX

CÂKDYBA. — CYANBJL — ABflfA i

Du balcon de la maison de faghan !

nous montra plusieurs villages quir»

fermaient des ruines antiques E& kaima : à peine eut-on prononcé le ws de Randyva, que nous reconnûmes s nom de 'Candyba, ville lyctenne dut par Pline et voisine de la forêt OEois* Ce village est sur la pente orientale & la montagne sur la route de Bosw bachi; il s'ensuit que cette forêt qvfc haut des ruines de Phellus nous part* sait impénétrable est la même m OEnium qui s'étend jusqu'à Cassai Aux ruinesde Randyva nous obserrfs* quelques restes de tombeaux ljc*tf mal conservés ; mais les savants Aag»

qui ont parcouru, en 1840, cette contm inexplorée ont retrouvé sur un «# phase le nom de Candyba.

L ancienne Cyanose paraît avoir * composée de plusieurs centres de po£ la lion qui occupaient cette régi»* puis la vallée de Cassaba jusqul mer, c'est-à-dire le groupe moetafi* dont la base forme la baie Hassft* port Tristomo, jusqu'à 111e de Ksfa* On a du moins retrouvé dans fia* rieur et sur la côte quatre anàs*1 villes portant toutes le nom de Çpse*

Nous reconnûmes, en 18W, » ►* mier centre du nom de Cyane* as * lage de Teussa, où existent des torn*»

rjrciennes et une inscription gnflp portant le nom de Cyaneae.

En 1840, M, Spratt détermina an village de Yarvou ub autre centre de population antique avec plusieurs inscriptions du nom de Cyaneas, Yarvou paratt avoir été le chef-lieu de tous ces bourgs, que les Grecs appelaient Kupif. On y voit en effet les ruines d'édifices publics sont il ne reste pas de traces dans les autres, comme un théâtre, une citadelle et des tombeaux plus ornés.

Le troisième bourg du. même nom a été observé à Giaouristanlik, le petit séjour des infidèles; il y a quelques mues de tombeaux avec inscriptions.

Enfin,en 1812, M.Cockerellavaitdet- ««né au bord de la mer, près du port Tristomo, des tombeaux que nous avons retrouvés en bon état, il y avait copié des inscriptions relatives aux Cyanéens.

Les auteurs anciens sont si concis sur otte parue de la Lycie, que nous ne pouvons avoir phis de renseignements \Mt l'ancien état municipal de ces

! . L'habitant de. la vallée supérieure du fjfemeri déré nous apprit que son vil- [kge s'appelait Irnési, qu'il était voisin «vastes ruines avec des palais et d'au- Jws monuments. Le jour suivant, 27 ! *vril, nous partîmes peur Irnési en remontant la rivièredu même nom. Apres «ne heure de marche nous faisons paJteprès d'une montagne conique dont la rivière baigne le pied. C'est la qu'elle •rend son cours à Test dans la vallée de «vra; on appelle ce défilé, Déré aghazi (peut-être variante de Boghari, le défilé *ela vallée).

(fctte montagne est couronnée d'une «ceinte fortifiée* en très-bon état de conservation. On voit auxaleotoursquei-

fs tombeaux lyciens; mais les fortiions sont plus modernes : elles ont appartenir à une ville chrétienne, aucune conjecture satisfaisante n'a Wtoorc été émise sur le nom de cette place. A rentrée de la vallée s'élève une uste église byzantine presque entièrement conservée et dont nous avons levé le plan. Le tranceps est couvert par une fcupole de huit mètres soixante de dianètre; tout l'intérieur était- revêtu de ■arbre; les corniches seules existent en-*' »re. La nef est précédée d'un narthcx * d'un exonarthex. Le caractère de Jette architecture est du .huitième siè-

cle; nous en jugeons par sa ressemblance avec des églises du même genre portant leur date.

A droite et à gauche de l'église sont deux édifices circulaires qui ont certainement servi l'un de baptistère, l'autre descBvophylaefon : sacristie pour déposer les vases sacrés; en cela le plan ressemble beaucoup à l'église d'Alexis Convnène à Trébizonde.

A partir de cette jonction des deux rivières, nous remontons le cours de l'eau, tout en suivant la même direction. Nous atteignons la région boisée, et la marche du convoi devient de plus en plus difficile. Quoique nous soyons à la fin d'avril, le temps est toujours pluvieux, des orages éclatent et rendent la route presque impraticable : c'est l'alternative crae présentent les voyages dans ces régions, ou une chaleur intense et . le manque «l'eau partout, ou des déluges de pluie.

Nous arrivons enfin au sommet; nous avons devant les yeux l'enceinte d'une ville grecque. Les murailles ont d%& tours disposées à intervalles irréguliers ; elles sont bâties à assises réglées et à bossages; mais une partie a été restaurée sous l'empire byzantin. Des buissons touffus ont crû au milieu des édifices, et ne permettent pas de les examiner à loisir. Des tombeaux lyciens sont les indices d'une ancienne cité ; mais cette Tille rat habitée par des chrétiens et contient entre autres édifices une grande église en forme de basilique.

Les tombeaux ne portent pas d'inscription; la pierre s'est délitée sous l'influence du climat. Les ruines d'Irnési sont à mille deux cents mètres au-dessus de la mer.

Nous ne trouvons rien dans les mojraments d'Irnési qui mérite une reproduction spéciale; les travaux de cent graveurs ne suffiraient pas pour faire connaître cette contrée singulière, restée pendant tant d'années fermée aux investigations des savants, qui s'en éloignaient, chassés par la mauvaise réputation qu'on avait faite aux habitants.

Il n'est pas difficile de déterminer le nom de l'ancienne Irnési, dont la ressemblance avec le nom d'Arnaea fra^ au premier abord. Arnaea petite vil)

de Lycie , dit Etienne de Byzance. C'est tout ce qu'on sait de son histoire; elle est assez étendue pour avoir contenu douze mille habitants.

Du village d'Irnési une route conduit dans les hauts plateaux, où se trouve la ville moderne d'Almalu, la vraie Lycie archaïque s'arrête à ces régions.

Le retour à la côte peut s'effectuer de deux manières, ou par la route déjà indiquée : on y rencontre quelques villages; ou par la vallée de Démeri : on suit le cours de la rivière jusqu'à Myra; six heures de route.

Dans le triangle formé par ces deux routes, on laisse sur la cote deux villes anciennes et une île qui méritent d'être visitées. Nous ignorons comment ou peut les atteindre par terre : le pays étant complètement rocheux et désert.

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