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CHAPITRE XXXIX

SELGÉ. — SRBGHB.

Selgé, ville grecque, colonie de Lacédémone, était située dans la vallée supe-, Heure de l'Ëurymédon, sur le versant

(i) Mêla, I, r4.

Sues récits des indigènes, Aruadell avait éja marqué la place de cette ville au village de Serghé au sud de Bullasaa, et à une journée de marche au nord <f Aspendus, en suivant la vallée de l'Ëurymédon . M. Schoenborn a déterminé l'emplacement , de Selgé au pied de li montagne de Bouz bouroun, a une buteur de 1260 mètres au-dessus de la mer, au village de Serghé ou Suri En partant de Bullasan il descend dans la vallée de l'Ëurymédon et par une route très-difficile, il monte en serpentas!

jusqu'au plateau ou s'élèvent les ruines de Selgé au milieu desquelles sont Mties les maisons du village*

Les Selgiens, dit Strabon, comptaient au nombre des peuples les plus puissants de la Pisidie j il nomme ensofc les Pednilessiens, qui en étaient limitrophes ; leur pays était soumis à différais tyrans comme les deux Cilicies. La râ des Pisidiens se passait dans la maraud» et le pillage. D'après une ancienne tradition, les Léléges étaient venus * joindre à eux, et s'étaient installés ém leurs montagnes : leurs mœurs à peuples vaganonds s'accordaient essemble (l). Les Pisidiens entourés * l'est et au nord par des peuples qui menaient une vie régulière, s'étaient pte rapprochés des Ciliciens qui étaient portés aux expéditions de piraterie.

Selon Strabon, Chalcas fut le fou* teur de Selgé ; cette ville était renomtofe par la sagesse de son gouvernement 4 Sut conserver jusqu'à la fin de l'empr* sa liberté et son autonomie, elle pavait ^mettre sous les armes jasp3 vingt mille combattants. Les montagne

Koduisaient toutes sortes de fra£ rbre du Styrax dont les brand»

servaient à faire des hampes de la** et le suc un parfum très-recnerekj croissait abondamment.

Les routes, pour arriver à Selgé éttf* des plus difficiles; la ville, située e^rt leCestrus et l'Ëurymédon, était (W* due par des précipices infranchissabîô Aussi lorsqu' Alexandre traversa lafr sidie, il se contenta d'une ambasa»

des Selgiens, qui vinrent rassurer « leur amitié

(i) Strabon, XII, 570.

Aebieus, grand-oncle, d'Antiochus , tanpara du pouvoir suprême dans le ai de l'Asie Mineure, il fut souverain m conteste comme Crésus, de la .jrôe et des pays limitrophes. Les Selpas avant déclaré la guerre à Pedniasus, cette dernière ville envoya dettàder du secours à Achaeus, qui envoya rie-champ un corps de six mille animes et cinq cents chevaux, sous le mmande ment de Garsyeris.

Les Selgiens gardaient les défilés , et lïsyeris, ne se trouvant pas en force •or les enlever, se rappela la ruse d'Afeaudre devant Terroessus; il feignit ibattre en retraite, et les Selgiens renièrent dans leur ville. Garsyeris ayant jteé un officier nommé Phayllus pour pder les défilés, descendit rapidement i Pamphylie et réclama des villes de fega , Aspendus et Sidé des renforts l'on n'osa pas lui refuser de crainte Idéplaireà Achaeus. Pendant ce temps, i Selgiens continuaient le siège de Wnilessus. Ils avaient dirigé avec leeès une attaque contre le camp de Itoyeris; mais les Pednilessiens ayant I une sortie opportune, l'armée toque reprit l'avantage et les Selgiens tant repoussés dans leur ville-, après toir éprouvé de grandes pertes. Ils sontoit alors à traiter, et chargèrent de »R propositions Logbasis, un de leurs femiers citoyens. Il avait déjà brigué autorité suprême, et conçut l'espérance '« être investi par Achaeus. LogttiSi trahissant ses concitoyens, se ^posait d'introduire Garsyeris dans i place. Le général grec devait diriger u troupes vers le Cesbédium, ou inple de Jupiter, qui était dans l'acro- •te, tandis qu* Achaeus lui-même devait ttrehersur la ville. Les Selgiens, avertis temps, par un berger, de la trahison fc Logbasis, entrèrent dans sa maison, *i étaient pleine de conjurés, les massèrent tous, et envoyèrent ensuite * renforts au Cesbédium. Garsyeris, tyant ses plans découverts, n'osa pas «ter une attaque. Les Selgiens entèrent néanmoins des députés à «meus, et conclurent la paix aux contons suivantes : les prisonniers Ped- «essiens seraient rendus, la ville payent immédiatement quatre cents talents t 'rois cents un peu plus tard, à ces

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conditions Selgé conserva sa liberté.

%Les ruines de l'ancienne Selgé sont tout à fait conformes au récit de Polybe; il faut franchir pour arriver à la ville plusieurs défilés. La ville était construite sur la pente d'une colline dominée par le haut sommet du Bouz bouroun. Sur une esplanade de rochers s'élève un grand temple dont la longueur est d'environ trente-deux mètres et la largeur de seize. L'Area est encore couverte d'un dallage ; on reconnaît de grandes «instructions avec des passages voûtés, et quatre colonnes corinthiennes cannelées s'élèvent sur la façade; elles ont un mètre de diamètre. On reconnaît dans cet édifice le temple de Jupiter ou Cesbédium mentionné par Polybe; non loin du temple, sur l'acropole, on voit les ruines d'une église : Selgé fut en effet un siège épiscopal de la Pamphylie.

La partie la mieux fortifiée de la ville est du côté de l'ouest : c'est aussi celle qui a le plus souffert; le théâtre est bâti en grands blocs de poudingue comme celui d* Aspendus, près de là sont les ruines du stade dont l'arène est envahie par les cultures, les maisons du village sont appuyées sur les colonnes d'un grand portique, et la nécropole que l'on retrouve à l'extrémité renferme encore plusieurs sarcophages; au sud de la ville est une profonde vallée au fond de laquelle coule l'Eurymédon.

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