‹ Asie mineureChapitre 45 sur 428 · INTÉRIEUR DE LÀ VILLE · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR DE LÀ VILLE

En entrant dans l'intérieur de la ville, on est frappé de Paspect de tristesse et de désolation répandu sur ces lieux

grande partie, et cependant inacbi a déjà absorbé, m'a-ton dit, plu: dix millions de sesterces (1,937, Francs); et je crains que cette dép< ne soit inutile. De grandes fentes sont manifestées par suite des affai ment s, soit à cause du terrain qui humide et mou, soit à cause de la h vaise qualité de la pierre, qui est mi et sans consistance. 11 y a lieu dé <j bérer si on l'abandonnera, ou mi

L'espace compris entre la porte de s'il faut le détruire, car les appuis et Yeni cheher et le bourg moderne d'ïs- constructions dont on l'étaye de tei

nik est occupé par des jardins, du milieu desquels s'élèvent cà et là quelques masures appartenant à d'anciennes constructions turques. En se dirigeant un peu vers le slid, on aperçoit quelques arcades élevées sur un tertre entouré de broussailles. Ce sont les ruines d'un théâtre antique qui est aujourd'hui presque entièrement enfoui sous terre.

Il est du petit nombre des théâtres de l'Asie qui ne sont pas adossés à une montagne; aussi, la cavea que forment

en temps me paraissent oeu solide fort coûteux. Des particuliers ont p mis nombre d'utiles accessoires, < basiliques autour du théâtre et des leries dans la partie supérieure (p ticus suprn. caveam ); mais ces I vaux sont ajournés depuis qu'on a • pendu ia construction du théâtre, L'empereur répond à Pline : « C'ei vous qui êtes sur les lieux d'examn1 et de régler ce qu'il convient de fit relativement au théâtre de Ricée..

les gradins, n'étant soutenue que par théâtre achevé , n'oubliez pas de

clamer des particuliers les accès»

res qu'ils ont promis. » Ce n'est pas jeter dans des conjectures très-hâsi dées que de regarder les ruines <j existent comme celles du théâtre bi par les soins de Pline. L'appareil éta

des voûtes, s'est-elle affaissée en plusieurs endroits. La courbure du théâtre regarde le nord ; la scène a soixantedix- neuf mètres de diamètre ; mais il ne reste plus rien de cette partie de l'édifice. Les vomitoires, dont la voûte supportait les gradins, sont bâtis en gros en pierre de taille, il est à" croire q blocs de pierre calcaire , unis sans ci- l'ancienne construction a été déni ment, et paraissent remonter à une lie pour faire place à celle que no époque assez reculée. Dans ce qui reste, voyons, de la construction générale de cet édifice, on n'observe rien qui ne rentre dans les dispositions connues. Aussi, dans un pays où les théâtres antiques sont si nombreux et si bien conservés, celui-ci mériterait-il peu d'attention, s'il ne rappelait des souvenirs historiques, car il est probable que le théâtre dont nons voyons les ruines est le même que celui qui fut commencé par les habitants de Nicée pendant que Pline était préteur de Bithynie, et qu'il demanda l'autorisation de réparer ou d'achever. Il est certain que si ce n'est pas fe même édifice, l'emplacement, du moins, n'a pas changé. Pline s'exprime en œstermesdanssa lettre à Trajan(l) :

« Le théâtre de Nicée, bâti en ttten

(i) C. Plinii Bpist., lib. X, XLVIU.

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