MONUMENTS MUSULMANS
Le sultan Orkhsn , pour répandre affermir les principes de l'islamisai avait fait construire dans la ville pli sieurs édifices religieux, que nous n« sommes contentés de mentionne parce qu'ils sont ruinés et ne préseï tent que peu d'intérêt sous le rappoi de l'art. Pour imiter l'exemple du su tan, plusieurs de ses lieutenants éta blirent aussi des fondations pieuses, < créèrent des wakoufs pour leur entri tien. Chacun croyait taire une actw agréable à Dieu en consacrant unepai du butin, soit au culte de l'islam, so au ..soulagement des pauvres. Ainsi outre ïesmédrécés ( écoles religieuses où les jeunes gens étaient instruits grs
ot ou moyennant une faible re- ^ a 7 avait des cuisines jrablH i ( imarets ) et des bainsj entre* aux frais d'un fondateur, qui, jLwmrts aux pauvres à certains s et à certaines heures. Ce zèle relise ralentit pas sous les suc- „„i (fOrthan ; la ville de Broussâ (■riKÉemeot dotée de monuments pu- Ha par le sultan Mourad. Nicée ne At ps oubliée par les lieutenants de «ariaee, elle plus gracieux monument fvtBftecuire arabe, qui existe encore alHeée, le temple appelé vulgairement tiHosqoée verte ( Yechil-Djamy) est «des fondations de Khayr-Eddin padu, grand viiir de Mourad Ier. Ce astre, célèbre dans l'histoire ottomt par la prise de Salonique, dont i s'eafiara après un siégp sanglant, faaafonsrbistoire une brillante répuwkaiesagesseet de bravoure. llmountiYeni eheher, en Europe, en 1386, taj à temps après la prise de Sato-
TdMigation où sont tous les imisul»
muet faire au moins une fois dans lut fie le pèlerinage de la Mecque peut ht tachetée par des aumônes propor- Mes au rang et à la fortune des 99fm$. C'est pour payer leur dette fe pèlerinage que les sultans ont élevé dus Gonstantinople ces mosquées qui ftat l'ornement de la ville. Le grand vizif Khayr-Eddin, constamment engagé fa» des guerres qui ne lui laissèrent pas le loisir d'accomplir ce pieux dewir, fonda la mosquée de Nicée , conformément à cette sentence du Coran :
1 Obi qui élève une mosquée en l'honmr dn Seigneur notre maître , Dieu tan aère une maison dans le Paradis. » L'édifiée que ndus décrivons a cela de warquable qu'il doit être regardé, •fia comme une œuvre des artistes turcs, •il comme le dernier vestiee d>s arts desSddjoukides dans l'occident de l'A* *fc Mineure.
L'édifice est quadrangulaire ; il a * Mètres de long sur Um,74 detoge. En avant dit temple , il existe m porche en marbré blanc composé, «n* la façade, de trois arcades ogivales, P^ées par deux colonnes de granit nwjfc, et en retour de deux arcades que *¥»rc une seule colonne. Les deux ar-
cades latérales sont formées par des barrières de marbre , déeoopées à jour avec une délicatesse extrême. Au-dessus de la porte , on lit cette inscription , dont les caractères sont gravés en relief, selon l'usage des musulmans :
Au aoîn du Dieu oltmtnt «t miiéricordieux, ce aobW hnareM été bAti et consacré daos un .esprit de, piété sous le règne du grand prince Cheub-^ddin Mourad Ier, fib SFourUan,..., Khayr-Eddin, fils d'Ali Aldjiudére, que fiieu fasse miséricorde à lous dejix, dans Tannée sept cent qualre-vingt. Louange au Dieu unique.
Sur la porte du portique on lit cette autre inscription , tracée sur une seule ligne :
« Cette mosquée , asile des oulémas, a été bâtie par le vizir Khayr-Eddin- Pàcha, l'an 775 (1373-1378). » La différence de ces deux dates indique sans doute l'époque de la fondation et Pépoo«e de la consécration^ Quant au mot miaret employé dans la première, il est usité chez les Arabes pour désigner indistinctement toute fondation pieuse.
Chez les Turcs, il désigne un hospice où les pauvre? reçoïveut chaque Jour une distribution de vivres.
ï)ans llntérieur d'un des gros murs est pratiqué un escalier qui conduit au minaret. Au fond du sanctuaire se trouve la niche vers laquelle tout musulman doit se tourner en faisant sa prière, et qui indique la direction de la Mecque; c'est ce du'oti appelle le M%rkab. Près de là, a la droite de l'assistant, se trouve une éhaire, dont là forme est la même dans toutes les mosquées musulmanes , et qui consiste en un escalier très-rapide, conduisant à une espèce de pavillon, où se place le mollah pour les instructions religieuses; cette chaire porte le nom de Mtnnber.