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VISION MUSULMANE

J[J|* la série d'événements qui s'ac- ^Phfent pendant la période du ^•«quinzième siècle, nous ne 2°"*«wi» que ceux qui se ratta- ^direetenient à l'histoire de *"*■ D* le troisième siècle de l'hé-

(cire, les princes de la dynastie seldjoukide avaient envahi plusieurs provinces de l'empire grec. Toghrul bey, petit- fils de Seldjouk, contracta une alliance avec le calife successeur de Mahmoud le Ghaznévide, et mourut en laissant le pouvoir à son neveu Alp Arslan, qui, le premier, étendit au delà de PEuplirate la renommée des tribus turcomanes.

L'empereur Romain Diogène régnait à Byzance, lorsque les Turcs se ruèrent pour la première fois sur les villes de l'Asie Mineure. Césarée fut prise et pillée, et Pavant-garde des futurs possesseurs du Bosphore s'avança jusqu'au mont Olympe. Seifed Dewlet, prince de la dynastie de Hamadan , assiégea Broussaen 924, la prit par capitulation, et la fit démanteler, mais non pas raser entièrement ; car plusieurs tours et une grande partie des murailles portent le caractère d'une époque antérieure.

Une heureuse expédition, entreprise pendant le règne d'Alexis Comnèneen 1097, amena de nouveau les musulmans sous les murs de Broussa , qui fut prise et pillée ; mais les musulmans se retirèrent de nouveau.

Lorsque les Latins se furent emparés de Constantinople , les princes byzantins, pour repousser ces nouveaux ennemis, n'hésitèrent pas à faire alliance avec les princes musulmans. Théodore Lascaris, despote de Romanie, s'étant lié avec le sultan d'Iconiuin, s'empara de Broussa, qui fut en vain assiégée par les Latins.

Le château, qui passait alors pour une place imprenable résista à toutes les attauues, et la place resta entre les mains des Grecs jusqu'à la paix en 1214. v

La mollesse que les habitants avaient montrée dans leur défense contre les musulmans excita la colère de l'em- * pereur Andronic. Il punit les principaux habitants en livrant leurs biens au pillage, et fit périr ou exiler uu grand nombre d'entre eux. C'est par ces moyens violents qu'il se maintint a Broussa jusqu'à ce qu'il eût reconquis son empire sur les Latins.

ftous sommes arrivés aux derniers jours de la Prusa byzantine. Les musulmans vainqueurs vont régner en mal-

L'UNIVERS

très sur la plus belle ville de la contrée, et en faire la base de leurs attaques contre la capitale des Byzantins.

Vers Pan 1300, Ertnogrul laissa le gouvernement entre les mains de son fils Osman, qui ne perdit pas de vue les grandes destinées de sa race. A peine eut-il mis ses troupes en état d'entreprendre de nouvelles expéditions, qu'il reprit avec vigueur le siège de la ville ( 1 307 ). Deux de ses généraux, Ak Timour, qui était le propre neveu du sultan, et Balaban, reçurent Tordre d'élever deux forts dans la plaine pour intercepter les communications de la place avec la mer. Ak Timoor établit le sien du côté des bains, c'est-à-dire vers l'ouest ; Balaban occupa les bords de la rivière Niloufer, qui coule dans la plaine. Pendant près de dix années, les garnisons de ces forts se bornèrent à intercepter tout commerce entre la ville et la mer, jusqu'à ce qu'en lin Osman, devenant vieux , résolut de diriger toutes ses forces contre Broussa.

Il s'empara en 1317 de la ville d*Édrenos, la démantela, et alla placer son camp à Bounar bachi, en resserrant la ligne du blocus.

Le commandant de la ville se préparait à une vigoureuse résistance, lorsque l'empereur Andronic lui envoya Tordre de capituler. Il obtint un saufconduit pour les habitants, qui se rendirent à Ghio, une autre Prusa, qui devait aussi devenir la proie des musulmans.

Osman, le fondateur de la dynastie des Osmanlis, ne jouit pas longtemps du fruit de sa victoire; il mourut en ap-

Srenant l'entrée de son fils Orkban ans les murs de Brassa en 1326. Le corps du premier sultan fut déposé dans la chapelle de l'ancien château de Broussa, qui fut convertie au culte de l'islam. Il avait reçu du sultan A la Eddyn l'investiture ae la principauté de Karadja hissar, et mourut sultan des Ottomans.

A l'ouest des thermes de Kaplidja, on voit encore le monastère et le tombeau de santon Abd-ul-Mousa qui avait accompagné Orkan dans toutes ses expéditions. Lalaschin, un des meilleurs généraux du sultan, et qui servit sous Mourad 1er, fonda en 1330 un

autre monastère auquel il donna & nom.

Orkban, une fois maître du troc songea à poursuivreses conquêtes ; c'c alors qu'il entreprit la campagne conl Nicée et Nicoinédie. Son zèle religiei s'accroissant en proportion de ses vj toires, il ordonna la construction* plusieurs mosquées, et appela dans si nouvel Eut des artistes persans qui i troduisirentà Broussa la fabrication d faïences émafllées. A la mort du sultai son corps fut déposé dans la chapelle f nèbre où reposai! son père ; la voûte, d corée de lames d'argent , était design»

sous le nom de Gumuschli Koubbé.

Mourad itf, successeur d'Orkhan, fi déclaré sultan en 1300. Il se montra aus zélé que ses prédécesseurs à élever di monuments publics.

Le palais qu'il fit construire sur I colline qui domine la plaine de Brous est aujourd'hui complètement nrin< Mais au milieu des décombres on pet encore reconnaître les dispositions prc mières. Les habitations n'étaient pa groupées en un seul corps de bar ments ; c'était une suite de kiosks plu ou moins étendus disséminés dans et jardins. Le palais du sultan Sélira Andrinople est disposé de la même nu nière, et lorsqu'on visite le palais de schah de Perse à Téhéran et à Ispahan ou ne peut s'empêcher d'établir un comparaison avec l'ensemble du palai de Darius à Persépolis, et de conclur que, chez les monarques d'Orient, I coutume d'avoir des habitations clair semées dans des jardins est restée I même depuis l'antiquité. De somf tueux jardins arrosés d'eaux courante dont il ne reste plus que les rigoles dé! sécbées , entouraient les élégantes ha bitations du palais de Mourad. Les bii toriens ottomans nous ont laissé le plus brillantes descriptions de cette et sidence, que les successeurs de Moura se sont plu à embellir et à augmente/

En 1380 eurent lieu dans ce palai les noces de Bayazid Ildirim, fils d Mourad avec la fille du prince de Kei mian. Les ambassadeurs de tous le princes de Aïdiu, Mentescbe, Casti mouni, Karaman apportèrent à la jeun mariée de riches présents en cbâles « en chevaux. Édrenos bey, renégat grec

ASUvWp£lT3E.

dUt eeot escUfefgrect; des deux sexes, ht plus beaux de 5* nation. t>ix d'entre an portaient des assiettes <Por remplies de dôeats, dps vases de parfums, des aifpières d'or d'un travail précieux. La jeune mariée apportait en dot les cJefs 4on0ad,£rzinghain9 TÇaoucbanli/Siïïmtti Kuiayab.

le fils de Mourad, étant monté sur fendue ea 13*9, fit entourer la ville, de Jfossa de nouvelles fortifications; ■as la suite de son règne fut loin d'être faaerd avec ses brillants débuts.

Afw la bataille d'Angora, Broussa fut qpfcitv, en 1402, par les troupes .de îboor; les écoles et les t mosquées apot saccagées, et lorsque les gênémesjrent partagé les trésors qu'ils mat trouvés dans la ville, ils la libèrent aux flammes., A la. prise de la nlle ks trésors de Bayazid turent dis* trifcies aux soldats; J[ei objets précieux Mot innombrables; les soldats mesuras* au boisseau les perles et les pnes précieuses.

Après la mort de Bayazid, Moha.ra* ned, Us de ce sultan, qui régna dans b unie sens le. nom de Mahomet Ier, fitti la ville de Tocat,. et vint prendre passosion de Broussa en .1404. Isa %, ao de ses frères et sou compéti- I», se présenta devant Broussa tl et Mma les habitants de lui ouvrir les portes; mais le plus grand .nombre se retira dans le château et se défendit me tant de fermeté, qu'Isa bey, ne pwaot l'emporter de vive force, se; re« tin après avoir fait brûler la ville, qui tenait à peine d'être rebâtie* ,

Broussa fut encore exposée aux attapes du Karaman, sultan d'Iconiura, *u la prit et la pilla en 1413. Il fit déterrer les os de Bayazid et les fit brûler publiquement pour se venger de ce fK ce prince avait fait couper la tête a ton père. Ce siège désastreux fut le Mer que Broussa eut à souffrir ; mais le incendies qui y éclatèrent à plu- *ws époques , et notamment le grand désastre qui ravagea les vingt-cinq répons de la ville en 1490, ainsi qu'un ueendie non moins considérable oui éclata en 1804, et qui n'épargna ni les nosqnées, ni les tombeaux des sultans, wt été aussi funestes à Broussa que ; consécutifs. A la inort

du sultan Mourad, Djein, frère du sultan Bayazid, se déclara comme un comfétiteur au trône des Osmanlj*. Èavazid tait en Europe, et le prînee Djern , aidé de quelques partisans, put tacitement s'emparer de Broussa. Le sultan ne daigna pas "marcher en personne contre son frère re bel te, Une faible armée attaqua les ,tru unes de Djfftl dans les plaines du Yém etieher et les mît en déroute. Pendant ce temps les janissaires se livraient au pillage de Broussa Djern, poursuivi par Bayazid, alla demander asile au prince d'Iconium ; mais, ne se trouvant pas assez en sûreté dans celte ville, il se retira près du grand maître de Rhodes, La suite des aventures du prinee Djern est étrangère a un événements de l'Ase; il mourut à Naples en it^. Une ambassade ottomane fut envoyée a N a pies pour demander les restes mortels du

grince Djeni ; ils furent appones à •roussa et déposés dans un tombeau situé dans P enceinte des souverains. Ce monument existe encore intact, et donne une idée du luxe bizarre des monuments funèbres de celte époque. L'autre sépulture, voisine de celle de Djem, est, ait-on, celle d'Isa bey, son frère, qui ne fut pas plus heureux dans sa révolte contre Bayazid.

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