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L£S EAUX

Un des caractères les plus saisissants de la ville, celui qui frappe d'abord le nouvel arrivant, c'est la variété et l'abondance extrême des eaux qui surgissent de toutes parts, eaux froides/ eaux tièdes, eaux glacées de l'Olympe, eaux bouillantes des sources minérales.

Les possesseurs byzantins comme tours successeurs les musulmans se sont plu à les aménager de la manière la plus agréable pour l'usage des habitants.

Les fontaines ne se comptent pas et chaque maison a dans son vestibule un bassin avec un jet d'eau courante et limpide pour l'usage de la famille. Ce n'est pas seulement pour les usages domestiques que les eaux de l'Olympe fournissent aux habitants le cristal de leurs ondes, les ruisseaux descendant de la montagne sont divisés en mille canaux divers dans les jardins de la ville et contribuent à leur donner cet aspect verdoyant et riche qui frappe d'abord les regards. Malheureusement, de nos jours, l'entretien de ces canaux laisse a désirer, et les eaux se répandent sur les routes et dans les parties déclives du sol et forment souvent des lagunes marécageuses.

On compte à Broussa trois cours d'eau principaux; c'est plus que des ruisseaux , ce ne sont pas des rivières.

AS1B WMfEURHf.

U premier s'appelle Bounar bacbi Çla tàedeU source), le second Ghoeuk decé M vailéeeéleste), et le ruisseau de Akts ehaghUo.

Bmaar baehi est situé dans le voi- „ i «médiat de la vieille ville. Les iarteot déterre avec assez d' abonda» pour former un ruisseau rapide §■ «oie dans un bassin entoure de ■htnnrr et de hêtres. C'est le lieu de màu-nm le plus fréquenté pendant Il Wle saison ; plusieurs échoppes de aà étalent à fentour leurs divans de ittes et leurs escabeaux bariolés, où ta habitants viennent s'asseoir pour sauner la pipe et le narguileh ; les bouffa» de toute sorte , les jongleurs de Met les nations font de ce lieu le laéitre de leurs tours, et à certains jours, Je soir, la promenade s'illumine, et aux réjamwances du matin succède les repréentations théâtrales, c'est-à-dire des urioooettes dont le langage plus que ■te n'effraye cependant pas la grave Nâéfé qui les écoute.

Les eaox du Bounar bachi étaient , fa temps de la splendeur de Broussa, mitâtes par des canaux souterrains faille palais du sultan Mourad, et là^ ndues à la lumière , elles circulaient faute canaux de marbre au milieu de jriias enchanteurs dont il ne reste H* que le souvenir.

Do çrand pilier de maçonnerie, situé Ma loin du palais , est regardé par les fatotaots comme le premier Sou-Térazi ai ât été construit en Turquie. Cette eétbode de conduire les eaux a été, seta leur opinion , transportée d'Egypte ri les Arabes la pratiquent de temps ^mémorial Les eaux sont conduites

rdes tuyaux de poterie jusqu'en haut «s piliera , qui sont creux , et elle Rptead alors une nouvelle impulsion Pour arriver à son but (I). Malgré l'ét* d'abandon et de ruine où se trouvent «jowtf nui la plupart des édifices puw, le système d'hydraulique est le toi qui paraisse intéresser la ville et le *vl qui soit encore bien entretenu.

U ruisseau de Ghœuk déré prend & attirée dans les hautes régions de

(«) Ce sjktème d'hydraulique a été décrit « délai) par le général Àndréoasy ( Const*^ofU ancienne et moderne).

l'Olympe» et coule versja ville par une large vallée, l'a seule de la montagne qui ait son ouverture vers le nord-est. Il forme de nombreuses et abondantes cascades qui, au moment de la fonte des neiges, présentent un spectacle pittoresque et imposant. Un pontd'une seule arche, et surmonté d'une galerie couverte comme certains ponts de la Suisse, est jeté sur la vallée, et joint le quartier arménien au quartier turc. (Voy. pi. 41.)

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