YÉNI CHEHEH, SUGHUD ET QUELQUES VILLES DE L'INTÉRIEUR
Les versants est et sud de l'Olympe, quoique moins peuplés que le versant nord, renferment eependant quelques villes qui méritent d'être mentionnées.
La région est forme un bassin particulier au centre duquel est un petit lac qui porte le nom de Yéni cheher comme la ville bâtie sur sa rive ; il est alimenté par quelques sources et par les eaux de la montagne. Son canal d'é* coulement se rend dans la rivière d'Ak sou qui va au Sangarius en se joignant au Déré tcliai qui prend aussi le nom de Bédré tchai; eest la rivière de I^fké. La ville de Yéni cheher ( nouvelle ville ) est regardée comme de fondation musulmane ; elle était autrefois le lieu de cantonnement d'une orta de janissaires; on sait que cette milice fut créée à Broussa et composée de jeunes- chrétiens convertis à l'islamisme. Si l'on compare son état actuel avec le tableau qu'en fait un ancien voyageur, on doit convenir qu'elle est bien déchue aujourd'hui, car le lac n'est plus qu'un marais et les maisons tombent en ruine.
Paul Lucas décrit en ces termes la route qu'il fit pour se rendre à Yéni cheher. « Nous partîmes de Nicée le 25 au matin; nous eûmes le lac à main droite et nous le côtoyâmes pendant une bonne heure et demie ; ensuite nous commençâmes à monter de fort hautes montagnes; le chemin nous en parut des plus rudes et nous dura près de deux heures; au plus haut sommet nous nous reposâmes environ une heure dans un village appelé Derbent ( le défilé ) qui n'est habité que par des Grecs ; enfin nous descendîmes par une pente fort douce dans une plaine des plus agréables, et après y avoir marché
pendant deux heures et demie, n arrivâmes à Yéni cheher. La ville petite mais jolie; tous les vendredi s'y tient un grand bazar ; on y v presque de tout; mats le principal et merce est celui des chevaux que Tartares y amènent (1).» Yéni chc était le centre des opérations de S man lorsqu'il attaquait Nicée. BiléA autre village à l'est de Yéni cheher, regardé comme l'ancienne Beleeoi on n'y remarque aucune ruine inté santé.
A la jonction de la rivière Potn et du Sangarius se troUve> la ville Sughud , qui e joué un grand rôle 4 l'histoire ottomane, puisque c'est premier fief que posséda le chef < tribus turques lorsqu'elles arriver en Asie Mineure. Auparavant elles i vaient été que des bordes à la solde < sultans d'Iconium. Ala Ëddin fit s sent de ce territoire à Ertoghrul , i fit de ce lieu le centre de ses opé tions contre Broussa. Le site de Si hud, dont le nom turc signifie Vosù correspond, selon Hammer, à ce de Thebazion, ville byzantine de p d'importance; mais aujourd'hui on i observe aucune ruine antique. Elle i célèbre parmi les Turcs, comme le H de sépulture du sultan Ertoghrul, do le tombeau s'élève aux environs de ville qui elle-même est située à Te trée d'une vallée et entourée de noi breuses plantations de mûriers.
Le tombeau du sultan est une cb pelle sépulcrale dans le genre de œil qui furent depuis construites à Brousi et que les Turcs appellent Turbé. ( genre de sépulture, qui n'est ni roma ni chrétien, a été importé dans l'Ai Mineure par les Seldjoukides qui e« mêmes en avaient pris le modale clv les Mongols. Le tombeau du ena Koda Benda à Sultanieh, en Perse, < est un des plus beaux exemples. Dai la plaine de Césarée et aux enviroi d'Iconium on observe un certain nofl bre de ces tombeaux du temps des Sek joukides et qui sont comme le type de Turbés des Turcs. Le tombeau cfErU gbrul s'élève au milieu d'une plan?
tion de cyprès et de platanes et ont
a tablas pittoresque des sépultures (fcPOriait
Cb autre fief fut donné à Ertoghrul par le prisée des Seldjoukides après une grade victoire remportée contre WsGratAla Eddin flt présent à Ertos>ral pv lui et ses descendants de totfkfcrritoire situé au confluent du Pmfcftde laSakkaria (le Sançarius) ; il «siaitainsi fortifier ses frontières de fats contre son plus grand ennemi, respereordeByzance. Ce territoire fut ifldeSoltin œuni (le front du sultan), fi «Qe possession s'étendait jusqu'au
SfcriOlympe et dans le Toumandji iQfliestimdeses embranchements.
Uutnredu terrain, qui, entre Ni- ** Lefté, est de grès et de calcaire, à*& complètement dans les parages *$slunauni. On commence à ren- °«w les roches volcaniques qui anûoieatk pays brûlé de la Catacecau-